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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 17:59

A la fin des années 60, les jeunes britanniques modernes, usés par les libations psychédéliques, aspirent à l’apaisement. A défaut de collines californiennes ou de Colorado albuginé, ils trouvent refuge et résonance dans la campagne anglaise, à quelques miles à peine des villes ensorceleuses où ils se soumettaient au Dionysos bariolé de la pop quelques mois auparavant.

L’influence américaine fut immense, et particulièrement celle du Band. Non content de parfois embrasser leur mode de vie communautaire (Fleetwood Mac ou Bronco ont également édifié leur Big Pink), ils les suivent aveuglément dans leur retour aux racines. Ils affectent le débraillé, respectent les traditions mais pas exactement les leurs, substituent à la campagne anglaise leurs fantasmes de prairies tachetées de buffles.

C’est cette fascinante Angleterre d’entre deux périodes excessives, mal dans sa peau et droite dans ses bottes que nous avons voulu raconter.

Un premier volet consacré aux noms les plus célèbres est disponible à l’écoute ici.

Gospel Oak – Recollections of Jessica (Gospel Oak ~ 1970)

Ce groupe londonien a sorti un unique album, dont la pochette très « Everybody knows this is nowhere » ne ment pas. Matthew Kelly a commencé sa carrière musicale en accompagnant, à la manière des Groundhogs, les vénérables sacs d’os du blues américain, avant de partager des moments au bord du précipice acide avec le Dead à la fin des années 70. Autant dire que notre homme savait sciemment où il mettait les pieds.

 

Rhead Brothers – I Have My Pride (Dedicate ~ 1977)

Un des plus beaux titres de folk rock des années 70. Le premier long player de ce duo de véritables frères, entrelaçant délicatesses à douze cordes et soft rock mutin, est scandaleusement abonné aux bacs d’occasion. Leur deuxième album enregistré à Muscle Shoals l’année suivante a été réédité toute fin 2016 par un label norvégien, et les deux frangins y chantent comme personne les chansons de tout le monde.

 

Gypsy – Please Don’t Stay (Gypsy ~ 1971)

Ces gars de Leicester ont d’abord fait paraître un excellent 45t de freakbeat en 1968 sous le nom de Legay (non ce n’est pas drôle) avant de se tourner vers les franges, le cuir et le poil d’alpaga. Leur premier album est un charmant panaché de lourdeurs boogie et de lamentos de cowboy égaré. Attention si vous aimez cette splendeur désabusée que nous avons sélectionnée : ils privilégient presque exclusivement la veine rustaude dans leurs opus ultérieurs.

 

Poet And The One Man Band – Now You’ve Hurt My Feelings (Poet And The One Man Band ~ 1969)

Quintet de futures petites étoiles du rock britanniques (deux rejoindront Fotheringay et trois formeront Heads, Hands & Feet – voir plus bas). L’album est erratique mais ses plus beaux moments sont horizontaux et rongés par le soleil couchant. 

 

Chilli Willi & The Red Hot Peppers – Desert Island Woman (Bongos Over Balham ~ 1974)

Mené par la guitare maraboutée de Martin Stone, CW&TRHP, étendard des soiffards du pub rock, est un excellent groupe quand il restreint son côté cajun et attache le violoniste à un arbre.

 

Mayfield’s Mule – Desde La Campiña/Down From The Country (Mayfield’s Mule ~ 1970)

Cet album pour le moins terrien (on pourrait en situer l’idiome entre ceux de Creedence Clearwater Revival et Steppenwolf) a connu une genèse mystérieuse puisqu’il n’est sorti qu’en Uruguay. Le groupe est pourtant bien londonien et a enregistré une paire de singles à la maison auparavant.

 

Meal Ticket – Last One To Know (Code Of The Road ~ 1977)

La queue de la comète pub-rock. Un groupe compétent, d’une fadeur exquise, qui allait persévérer jusqu’à sortir deux autres albums dans les mois à venir, mois sérieusement agités par d’autres turbulences, qui font de ces perches obstinées de Meal Ticket le groupe punk ultime.

 

Quiver – I Know You So Well (Gone In The Morning ~ 1972)

Avant de se joindre aux frères Sutherland et de projeter leur pop énergique dans les charts britanniques au milieu de la décennie, Quiver était un quartet de musiciens américanophiles dont les deux premiers albums, modestes et solides, arboraient déjà des teintes flashy sous leur coton épais.

 

Brian Short – Ring That Bell (Anything For a Laugh ~ 1971)

Après avoir assoupi son monde avec son premier groupe de rock progressif Black Cat Bones, Brian Short a signé ce très bel album dont le titre ment davantage que la belle pochette fuligineuse. Il y chante comme un Joe Cocker plus raffiné, à l’alcool inhibant. Nous avons extrait le très Robbertsonien « Ring That bell » qui introduit ici une salve de trois morceaux sous haute influence Big Pink.

 

Roger Morris – Northern Star (First Album ~ 1972)

Un autre Anglais traumatisé par le brown album et les voix de gorge de Levon Helm & Co. Son unique album reste néanmoins un enchantement, notre homme maîtrisant autant l’art du pastiche que celui de la miniature d’americana.

 

Heads, Hands & Feet – Jack Daniels (Old No. 7) (Tracks ~ 1972)

Pour conclure cette salve Bandante, retour au groupe star d’Albert Lee et Tony Colton, qui a mangé à tous les râteliers et qui n’a pas peur de marcher dans le purin. Extrait de leur deuxième album, le meilleur et le plus countrysant.

 

Whistler – Machine (Ho-Hum ~ 1971)

Ces cow-boys ne le sont qu’à temps partiel et ne décrocheront pas la palme de la virilité. Leur unique album sur Deram, bien que doucereux à l'excès, reste très agréable et propice à une rêverie de bon aloi. Ce titre fait penser à un mélange des Kinks et d’americana et n’aurait pas juré sur Muswell Hillbillies.

 

Prelude – Hotel Room (After The Gold Rush ~ 1974)

Excellent groupe mésestimé, aux préoccupations chrétiennes mais qui substitue aux prêches des vignettes colorées. Cette chanson me donne l’impression d’entendre Paul Simon participer aux sessions d’ « After the Goldrush », que le groupe reprend d’ailleurs joliment a cappella.

 

Home – Pause For a Hoarse Horse (Pause For a Hoarse Horse ~ 1971)

Le fascinant premier album de Home a un goût de peyotl et de goudron brûlé et devrait ravir les amateurs de Grateful Dead, Relatively Clean Rivers et autres cow-boys perdus dans l’espace. Deux autres très bons albums, tous différents, suivront.

 

Eggs Over Easy – Pistol On The Shelf (Good 'N' Cheap, 1972)

On finit en trichant (mais toutes les entités de cette sélection ne jouent-elles pas aussi d’illusionnisme ?) car ce groupe est authentiquement américain et a d’ailleurs enregistré cet album sous la supervision du gigantesque Link Wray qui semble y avoir insufflé la rugosité frêle qui fait le prix de ses sublimes albums vocaux. Eggs Over Easy ont cependant résidé à Londres durant la vague pub-rock, où ils ont fricoté avec nos ragondins favoris Brinsley Schwarz, ce qui justifie leur inclusion ici.

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 15:13

 

Pour le retour de nos sélections endiablées, nous avons opté pour une thématique label. C’est celui de John Peel que nous mettons à l’honneur aujourd’hui, cofondé avec Clive Selwood d’Elektra qui s’occupait de la partie commerciale et promotionnelle, alors que Peel se mettait les nougats sous la table pour le festin artistique. Ceci explique peut-être pourquoi l’aventure fut éphémère (quatre années). Quoiqu’il en soit, le label est un témoignage passionnant de l’état de la musique populaire britannique au début des 70’s, quelques orteils dans les traditions beat/pop/folk et un pied dans l’avant-garde (nous vous avons épargné les titres les plus abscons).
 

 

 

Clifford T. Ward – Leader (Singer ∙ Songwriter ~ 1972)

Cet homme aux multiples accomplissements (il a entre autre enseigné le théâtre à la future femme de Sting) et à la superbe chevelure de pur sang andalou a enregistré son premier album pour Dandelion Records, avant une carrière plus exposée et lucrative. Notre compère ne sait pas encore exactement sur quel pied danser et les meilleures chansons du disque sont celles où il marivaude avec le psychédélisme (n’oublions pas qu’il est l’auteur du distingué « Path Through the Forest » de The Factory).

 

Siren – Wake up my Children (Siren ~ 1969)

Le premier groupe de Kevin Coyne, fondé avec deux briscards (dont un ex Bonzo Dog Band). Nous avons extrait de ce premier album grumeleux ce morceau sautillant, bombe à dance floor psychiatrique.

 

Country Sun – The Colour is Blue (There is Some Fun Going Forward ~ 1972)

Effort éphémère d’un duo formé de Paul Savage et John Hewitt qui enregistra trois chansons pour John Peel à l’occasion d’un jamboree visant à présenter des groupes non-signés. Aucun single ou album ne résulta de cette rencontre, uniquement ce titre disponible sur ce disque promotionnel.

 

 

The Way We Live – Storm (A Candle For Judith ~ 1971)

Duo formé par le poète Steve Clayton et le multi instrumentiste Jim Milne, il a réussi à tromper son monde et John Peel tant ses morceaux intriqués et substantiels semblent l’œuvre d’un groupe complet. (Voir Tractor)

 

Principal Edwards Magic Theatre – Enigmatic Insomniac Machine (Soundtrack ~ 1969)

Attention ! Collectif + performances théâtrales. Nous vous laissons le plaisir vicieux d’aller vous gausser devant le spectacle de ces dernières, on peut cependant apprécier également la gracieuseté de certaines de leurs compositions.

 

Medicine Head - Pictures in the Sky (single ~ 1971)

Des gens mal intentionnés vous diront que ce duo joue du blues-rock, mais leur ravissant premier album pose davantage ses fesses presque nues sur le tapis du folk en chaussettes (ou loner folk comme on dit de nos jours). Quoiqu’il en soit nous avons choisi ce single de 1971, leur troisième, primesautier en diable, qui évoque un glam rock débranché et démaquillé.

 

Mike Hart – Sing Song (Basher, Chalky, Pongo and Me ~ 1972)

Un ancien de la troupe Liverpool Express, plagiaire de Bob Dylan dont le deuxième album est pour moitié rempli de dialogues ineptes. Quel intérêt ? Celui de favoriser certaines chansons comme ce « Sing song », dont l’intention lourdement satirique ne réussit pas à camoufler fraîcheur et spontanéité.

 

 

Beau – Silence Returns (Creation ~ 1971)

Il y a un paradoxe Beau (de son vrai nom Trevor Midgley) : ce talentueux songwriter penche vers la folk song la plus traditionnelle (revendiquer l’influence de Tom Paxton en 1971 comme il le fit peut même ressembler à un suicide artistique) tout en affichant des ambitions psychédéliques, voire avant-gardistes. Témoin cet extrait qui débute comme une amère chanson de marinier puis se disloque en plein milieu pour laisser la place aux guitares et batterie forcenées de Jim Milne et Steve Clayton (The Way We Were/Tractor) dans un climax absolument pétrifiant.

 

Stack Waddy – Mystic Eyes (Stack Waddy ~ 1971)

Du hard rock bluesy sauvé de la ventripotence par une agressivité salutaire, comme sur cette reprise de Them. Extrait de leur premier album sur les deux qu’ils enregistrèrent pour Dandelion.

 

Kevin Coyne – White Horse (Case History ~ 1972)

Extrait de son premier album solo, un folk râpeux aux paroles déstabilisantes, à l’image de ce dont témoigne Kevin Coyne, ces histoires d’addiction et de folie passées sous le radar des indie poppers fanatiques du vulvite underground. Profitons-en.

 

Bridget St. John  - Back To Stay (Songs For The Gentle Man ~ 1971)

Les puristes folk, ces gens secs comme le saucisson sec, préfèrent son premier album, mais nous privilégierons le second, pour les arrangements de Ron Geesin (coupable de ceux de “Atom Heart Mother”), glaçage subtil qui sert à merveille les desseins arachnéens de la dame, comme en témoigne cette amabile reprise de John Martyn.

 

Tractor – Everytime it Happens (Tractor ~ 1972)

L’album de Tractor reste probablement le chef d’oeuvre du label, oscillant entre furies ferrugineuses et exquises ballades célestes. Il s’agit des deux comparses de The Way We Live, sous leur second blaze.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 11:14

Doug Ashdown est australien. Préambule factuel, moins pour esquisser une moue condescendante qu’afin d’inciter à savourer un certain piquant dans l’affaire qui nous concerne.

Au milieu des années 60, il représente une certaine orthodoxie folk, avec le délai d’une poignée de mois de rigueur, le temps que les modes traversent les océans. Il emprunte alors le costume de Fred Neil, enfilant ces chansons trop portées avec l’élégance rafistolée du noceur en retard.

1970 voit notre homme signer le premier double album de l’histoire de la pop océanienne, « The Age Of Mouse », sorti sur son label Sweet Peach, asile d’autres talentueux baladins à l’haleine lourde (Fraternity, Extradition, Phil Sawyer).  « The Age Of Mouse » est une singulière expérience, à la fois épaisse et inconséquente, qui veut dans le même temps s’offrir le cocktail variété et s’abandonner aux libations psychédéliques, comme en témoignent ces chansons tiraillées entre turbulentes guitares fuzz et le baryton imperturbable du maître des lieux.

Après ce quasi chef d’œuvre, Doug Ashdown se rêve en tunesmith, et accompagné d’un incertain Jim Stewart (cofondateur de Sweet Peach), exile ses deux mains et ses doubles croches à Nashville, où durant quatre ans ils tentent en vain de placer un hit dans la capitale de la chanson millimétrée.

Puis c’est le retour à la terre natale. Le duo de compositeurs décide de persévérer et bien lui en prend car « Leave Love Enough Alone », enregistrée à Sydney en 1974 et extraite de l’album du même nom, consacre son effort bien qu’à retardement : peu de remous à la sortie de l’album mais ce sleeper, débarrassé de son titre abscons et rebaptisé « Winter In America », est un hit en 1976 en Australie et aux Pays-Bas.

Avec cette chanson, Doug Ashdown s’immerge sans réserve dans le bain moussant 70’s. C’est 1974, la folk song a depuis longtemps quitté les cafés et s’apprête même à revendre sa vieille grange aménagée. Dans son désir de luxe, elle s’est installé un piano à queue dans le penthouse d’une tour de cristal. Les rugosités se sont atténuées, les basses se font ronronnantes et l’amour a laissé place à la séduction : c’est le règne sans partage de l’adult orientated rock.

« Winter In America » émerge de ce lac à peine ridé. Et pourtant, malgré l’aménité un brin austère du ton, malgré certaines paroles imbitables ou décoratives, malgré le sourire que provoquent les mousseuses bacchantes de l’interprète, la chanson bouleverse. Pour les accords du refrain, fantômes de l’épopée hippie, d’une humeur moins conquérante qu’infiniment rêveuse. Pour cette phrase, I wake into the sadness of the rain, making love to strangers, qui s’échappe comme une volute de hautbois. Pour la femme chantée, qui n’est plus une vagabonde, une chimère, une pythie, mais une femme, qui rejoint son bureau, les claquements des talons s’évanouissant le long de couloirs à peine dessillés. Pour cette coda où l’on distingue, comme dans les plus beaux morceaux de Simon & Garfunkel, le murmure croissant d’une foule blanchie par l’aube.

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 06:51

 

Summer is here !

 

Marc Jordan – Marina Del Rey

Mannequin, Warner Brothers 1978

Orleans – Spring Fever

Waking And Dreaming, Asylum Records 1976

Ned Doheny – Sweet Friction

Prone, CBS 1979

Rob Mehl – House On The Rock

Taste And See, Ministry Resource Center 1980

Robbie Dupree – Steal Away

S/T, Elektra 1980

Photoglo – Beg, Borrow And Steal

S/T, 20th Century Fox 1980

Alexis – It’s About You

S/T, MCA Records 1977

Leon Ware – Slippin’ Away

S/T, Elektra 1982

Larry Lee – Marooned

Marooned, CBS 1982

Rhead Brothers – Love’s A Crazy Game

Black Shaheeen, recorded 1978, Preservation Records 2016

Steve Eaton – Hurricanes And Tornadoes

S/T, Mountain Bluebird Records 1976

Will & James Ragar - My Shining Sun

S/T, No Mountain Records 1980

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 17:54

 

15 premium slices of snotty and demented rock’n’roll from the first half of the seventies.

 

The Brats – Be A Man

(Whiplash Records single, 1977 – recorded in 1974)

Renegade – Don’t Stop, Let’s Rock

(Magic Records single, 1974)

George Brigman – Jungle Rot

(Jungle Rot, Solid Records 1975)

Dickens – Don’t Talk About My Music

(Scepter Records single, 1971)

Coloured Balls – Won’t You Make Up Your Mind

(Ball Power, EMI 1973)

Bullet – Mover

(Chicago single, 1975)

The Jook – Crazy Kids

(RCA single, 1974)

Alan Lee Shaw – She Moans

(Alaska single, 1974)

Rotomagus – Fighting Cock

(Butterfly Records single, 1971)

Blast – Hope

(Majestic Records single, 1973)

Kalemaris – Staldfræseren

(Staldfræs, Scanfolk 1974)

The Dogs – Teen Slime

(Rave Up Records 1977 – recorded mid 70’s)

Sleaze – Dum De Dum

(No label 1975, Sing Sing Records 2012)

The Up – Just Like An Aborigine

(Sundance single, 1970)

Death – Keep On Knocking

(Drag City 2009 – recorded 1975)

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 20:41

Trippy sounds from New Zealand's golden age of pop music.

 

House Of Nimrod – Slightly Delic

(Festival Records single, 1967)

Hayden Wood – The House Beside The Mine

(Nems single, 1969)

The Gremlins – Blast Off 1970

(Zodiac single, 1967)

Shane – Lady Samantha

(His Master’s Voice single, 1969)

Hi-Revving Tongues – You’ll Find Me Anywhere

(Tropic Of Capricorn, Philips 1968)

40 Watt Banana – Nirvana

(His Master’s Voice single, 1971)

The La De Das – Lullaby

(The Happy Prince, Columbia 1969)

Fourmyula – Start By Giving To Me

(His Master’s Voice single, 1968)

Bruno Lawrence – I Don’t Care

(His Master’s Voice single, 1967)

Omnibus – Somebody’s Watching You

(Unissued, recorded 1968)

The Avengers – Midnight Visitations

(Medalion, His Master's Voice 1969)

Ray Woolf & The Avengers – Little Things That Happen

(Unissued, recorded 1967)

Timberjack – Come To The Sabbat

(Ode Records single, 1971)

The Human Instinct – Pinzenet

(Pins In It, Pye International 1971)

Chapta – Journey To The Sun

(One, His Master's Voice 1971)

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:13

12 hippie anthems from the land of oz.

 

Ted Mulry – Remember Me

(Falling In Love Again, Albert Productions 1971)

Phil Sawyer – Nightbirds

(Childhood’s End, Sweet Peach 1971)

Doug Ashdown - I’ve Come To Save Your World

(The Age Of Mouse, Sweet Peach 1970)

Trevor McNamara – The Gun

(Yeah Captain, Nationwide 1971)

Mississippi – Three Days

(S/T, Fantasy 1973)

Ray Brown & Moonstone – Mr. Blue

(Mad House, Festival Records 1970)

Tymepiece – Bird In The Tree

(Festival Records single, 1969)

Madden & Harris – The Wind At Eve

(Fools Paradise, Jasmine Records 1975)

Tully – Thank You

(Sea Of Joy, Harvest 1972)

Andy Armstrong – Riverboat

(Perspective Works, no label 1972)

Autumn – Kill My World

(Comes... Autum, Warner Brothers 1971)

Steve Warner – Fireflies

(S/T, no label 1979)

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 20:34

 

A bouquet of Curtis-penned delicacies, played by him and other stellar acts.

 

Impressions – I Love You (Yeah)

(Keep On Pushing, ABC-Paramount 1964)

Impressions – Gypsy Woman

(ABC-Paramount single, 1961)

Jerry Butler – Find Another Girl

(Vee Jay Records single, 1961)

Wade Flemons – At The Party

(Vee Jay Records single, 1961)

Jerry Butler – Isle Of Sirens

(Vee Jay Records single, 1961)

Impressions – Minstrel And Queen

(The Impressions, ABC-Paramount 1963)

Impressions – Can’t You See

(ABC-Paramount single, 1962)

Ben E. King – He Will Break Your Heart

(Ben E. King Sings For Soulful Lovers, ATCO Records 1962)

Impressions – Sad, Sad Girl And Boy

(ABC-Paramount single, 1963)

Major Lance – The Monkey Time

(Okeh single, 1963)

Don Covay – You Must Believe Me

(Mercy!, Atlantic 1964)

Jan Bradley – Behind The Curtains

(Night Owl single, 1963)

Gene Chandler – Think Nothing About It

(Constellation Records single, 1964)

The Opals – You Can’t Hurt Me No More

(Okeh single, 1964)

Wayne Fontana & The Mindbenders – Um, um, um, um, um, um

(Fontana single, 1964)

Major Lance – Gonna Get Married

(Okeh single, 1964)

Impressions – Never Too Much Love

(ABC-Paramount single, 1964)

Walter Jackson – It’s All Over

(Okeh single, 1964)

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 20:22

Two underestimated pairs of songwriters that epitomize the groovy sounds of the L.A. summer of love.

 

The Rainy Daze – Fe Fi Fo Fum

(Uni Records single, 1967)

Strawberry Alarm Clock – Incense and peppermints

(Uni Records single, 1967)

The Yankee Dollar – Sanctuary

(S/T, Dot Records 1968)

Hardwater – City Sidewalks

(S/T, Capitol Records 1968)

The Monocles – On The Other Side Of Happiness

(Unreleased, recorded mid 60’s)

Tim Gilbert – If We Stick Together

(Uni Records single, 1967)

The Higher Elevation – The Summer Skies

(Liberty Single, 1968)

Horses – Birdie In a Cage

(S/T, White Whale, 1969)

The Rainy Daze – Snow And Ice And Burning Sand

(That Acapulco Gold, Uni Records, 1967)

Brewer & Brewer – Need You

(Columbia single, 1966)

Noel Harrison – Sign Of The Queen

(Collage, Reprise Records, 1967)

The Black Sheep – Feeling Down

(Columbia single, 1967)

Brewer & Shipley – I Can’t See Her

(Down In L.A., A&M Records 1968)

The Poor – She’s Got The Time (She’s Got The Changes)

(York Records, 1967)

Nitty Gritty Dirt Band – Truly Right

(Ricochet, Liberty 1967)

White Wine – Dreamin’ In The Shade

(Overflow, Festival Records 1969)

H.P. Lovecraft – Keeper Of The Keys

(H.P. Lovecraft II, Philips 1968)

Brewer & Shipley – Rise Up (Easy Rider)

(Weeds, Kama Sutra 1969)

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:15

Pop thrills from McCartney worshippers and Brian Wilson wannabes who wanted to make the 60’s dream last forever.

 

Michael Konstan –Long Before

(S/T, RCA 1973)

Ronnie d’Addario – Nice Meeting You Again

(Take In A Show, recorded 1976, You Are The Cosmos reissue 2017)

D. Beaver – It’s Gonna Take Time

(Combinations, TMI Records 1973)

Danny McBride – Morningside

(Morningside, Epic 1973)

Chris Rainbow – In Memory

(Home Of The Brave, Polydor 1975)

Brian Protheroe – Changing My Tune

(Pinball, Chrysalis 1974)

Chris White – Rapscallion

(Mouth Music, expanded EM Records edition, 1999, recorded mid 70’s)

Pete McCabe – Magic Box

(The Man Who Ate The Plant, Tumbleweed Records 1973)

Myke Jackson – I am a Mockingbird

(Alone, Anazitisi Records 2013, recorded 1975)

Michael Gately – Over Now

(Gately's Cafe, Janus Records 1972)

Danny Kirwan – Second Chapter

(Second Chapter, DJM Records 1975)

Paul Kent – Do You

(S/T, B & C Records 1971)

Neil Harrison – Dear Love Of Mine

(All Dressed Up And Nowhere To Go, Deram, 1974)

Gerry Rafferty – To Each And Everyone

(Can I Have My Money Back?, Transatlantic Records 1971)

Paul Bryan – Some Love

(Listen Of, Blue Rock Records 1973)

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