People


Samedi 9 juillet 2005 6 09 /07 /2005 00:00

Soirées pousse-disque Sixties

avec Jean Pop II

(and guests)

 

15 juillet : vs. Selector Poire

20 juillet : vs. King of the Lose

27 juillet : vs. DJ Wild Addict

 

Garage savagery, groovy and classy soul music,

  intense teenage beat, hairless psychedelic hot stuff :

Psycho-batave pulse !

 

Au CATS

 2 rue des Trois Maries 45000 Orléans

A 21 h 30 (entrée libre)

Jean Pop II – http://jeanpop2.over-blog.com


Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire

Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /2005 00:00

"Je pense que le soleil californien lui a rompu les cordes vocales"

Q. : A votre retour au pays, vous épousez une femme d'Asie, à laquelle, semble-t-il, vous étiez redevable de quelque chose.

Jean Pop 2 : Ecoutez, nous avons tous commis des fautes qu'il faut un jour réparer.

Q. : Avez-vous enfreint certains codes sociaux, insulté certains potentats locaux ?

Jean Pop 2 : Ces messieurs négligeaient leurs femmes et leurs filles. Je les ai protégées du mieux que j'ai pu.

Q. : Cette attitude était-elle commandée par les circonstances extrêmes de la guerre ou bien obéissiez-vous à votre nature intime ?

Jean Pop 2 : Peter, je me suis toujours donné comme règle d'agir aussi dignement que dans un western de Sam Peckinpah.

Q. : En tant que vétéran, vous vous êtes battus pour réintégrer le cours normal de la vie. Dans votre cas, il est notoire que vous avez mené divers types d'activité, plus ou moins lucratives, plus ou moins légales. Pouvons-nous en parler ?

Jean Pop 2 : Je crois, Peter, que vous avez besoin de vous faire pomper le dard. Je vais néanmoins répondre à votre question. Quand je suis revenu en Californie en 1969, je me suis installé à Santa Barbara où j'ai fait la connaissance de Tim Granada, jeune  hispanique dangereux, avec qui j'ai monté plusieurs commerces. Nous avons prospéré jusqu'en 1971, date à laquelle il est allé rejoindre les Khmers Rouges première mouture, dernière formation à pratiquer le style Psycho-batave tendre.

Q. : Votre femme était-elle mêlée à vos activités ?

Jean Pop 2 : Laquelle ?

Q. : Mae Pi, que vous avez ramenée du Vietnam.

Mae Pi en 1967 

Jean Pop 2 : J'ai placé Mae Pi dans un institut pour adultes sourds et muets deux semaines après notre mariage.

Q. : Vous l'avez laissée dans un institut ?

Jean Pop 2 : Oui, je pense que le soleil californien lui a rompu les cordes vocales. Quoi qu'il en soit, le plus étrange dans l'affaire est qu'elle fut retrouvée morte dans l'atelier de confection dans lequel on l'employait à l'institut. Le menton cousu à la poitrine. Sans doute un accident .

Q. : Ou un crime rituel ?

Jean Pop 2 : Je crois, Peter, que vous regardez trop de films.

Q. : L'univers du cinéma ne vous est pas étranger. A cette époque, vous multipliez les apparitions dans des films relevant de genres aussi distincts que la comédie sentimentale et le thriller horrifique. 

Jean Pop 2 : En effet, j'étais très convoité par les studios pour ma voix cuivrée et ma démarche altière. Et même si on me cantonnait à des seconds rôles, vous aurez remarqué que je faisais de l'ombre aux plus grandes vedettes. Mais j'ai surtout officié dans un sous genre dont on ne parle plus guère de nos jours, le film de tapir.

Q. : Qui produisait ces films, quels studios ? Quels étaient les sujets de ces films ?

Jean Pop 2 : C'est un genre dérivé du film de cannibal et du western de vengeance. Une bande de tapirs très remontés s'infiltre dans une maison close et y dévore des prostituées. Un justicier, dont la famille a été décimée par les tapirs, arrive et les éxécute un par un en suivant pour chacun une méthode singulière. Le film se termine en général par un banquet au cours duquel les tapirs sont dégustés. Ces films étaient une spécialité de la Nouvelle-Zélande, plusieurs d'entre eux ont été des succès au box-office et suscitent encore un culte vivace, je pense en particulier à Massacre Tapir Party, Tapir Emergency At Whorehouse 13, Tapir Twist A Go-go, qui était une comédie pour les teenagers. Mais le chef d'oeuvre du genre reste The Tapir Side Of Man, une incursion troublante dans la part animale de la psyché humaine.

Q. : Le genre concurrent, dans ces années-là, était le film de cave. On y voyait des couples âgés se réunissant autour d'un barbecue, le souvenir d'un fils disparu à la guerre plane au-dessus des conversations, le rire se fige bientôt dans une douleur muette. Gene Hackman, Meryl Streep furent les stars du film de cave. Rituellement, le premier plan montrait le père descendre à la cave pour y chercher à la fois des bouteilles de vin et le recueillement. Avez-vous pris part à la vogue du film de cave, entre 1972 et 1975 ?

Gene Hackman en compagnie de Marvin Marty, le maître du film de cave

Jean Pop 2 : Le film de cave, à la vérité, m'intéresse à partir de l'année 1976 car on y retrouve soit une violence outrée des affects soit une dimension parodique non moins violente. C'est également ce qui me lie au film de tapir.

Q. : Vous n'avez ainsi pas joué dans le moindre film de cave ?

Jean Pop 2 : Mon jeune âge ne me le permettait pas. Cependant j'ai failli  décrocher le rôle de Dany, le frère psychotique du personnage joué par Meryl Streep dans Sad Was The Wine. Mais John Cazale a été le meilleur, paix à son âme.

Q. : Pourquoi avoir abandonné le cinéma vers 1978 ?

Jean Pop 2 : Les courses de bagnole, mon pote.


Par Peter Bogdanovitch - Publié dans : People - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 24 juin 2005 5 24 /06 /2005 00:00

"J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels"

Q. : Jean Pop 2, avant de remonter le fil de votre existence, je souhaiterais donner au lecteur quelques aperçus de l'homme privé. Vous prêtez-vous parfois à des activités simples telles que le jardinage, la confection, la réparation d'appareils ménagers ?

JP 2 : Non. Je laisse cela à mes servants.

Q. : Vous n'êtes pas un homme de lutte sociale ?

JP 2 : Non, mon combat reste un combat de fond, c'est-à-dire que je, comment dire, disons que je traite d'influences : "I deal with influences".

Q. : Quelle est la formule de la modestie pour Jean Pop 2 ?

JP 2 : C'est idiot, je ne suis pas modeste. La modestie serait un lion qui quitte sa cage dans l'intention d'y revenir.

Q. : Avez-vous de la tendresse pour les animaux ?

JP 2 : J'avoue, oui. Notamment pour  les tapirs. J'en possède d'ailleurs un élevage,  les spécimens portent des noms de groupes de la Nouvelle-Angleterre.

Q. : Les tapirs sont-ils à l'origine de certaines de vos méditations critiques ?

JP 2 : Pas vraiment. Je les mange une fois qu'ils sont gras.

Q. : Les tapirs valent-ils mieux que certains humains ?

JP 2 : Lorsque je mets un dique, les tapirs se taisent et semblent pensifs. Aimez-vous les tapirs ?

Q. : Je n'en connais pas. Comment choisissez-vous vos femmes ? On raconte qu'un agent se charge de vous les ramener des pays lointains.

JP 2 : Qui répand ces bruits ! Vous savez très bien que mon amour est électif et exclusif.

Q. : Doit-on penser que ces rumeurs sont le fruit de la jalousie ? Vos femmes sont-elles si belles qu'elles vous attirent l'envie de millions d'hommes ?

JP 2 : Mes femmes, je les cache dans une chambre contiguë à celle des tapirs. Et vous ne les verrez ni aujourd'hui ni jamais.

Q. : Vos tapirs ont-ils une chambre à eux ? C'est très étonnant.

JP 2 : C'est comme ça, mon pote. Ainsi ils se comportent plus proprement que s'ils étaient à l'air libre. Je tiens à manger des tapirs éduqués.

Q. : Avez-vous une famille ? Vous êtes plutôt discret sur vos géniteurs, d'éventuels frères et soeurs.

JP 2 : Je redoutais cette question. Mon père était un homme austère : il m'a souvent enfermé dans la chambre des tapirs. Et il se contentait alors de me faire passer sous la porte quelques 45 tours choisis, qu'il me forçait à écouter en boucle pour devenir digne d'être son fils.

Q. : Quels 45 tours ?

JP 2 : Principalement de la variété espagnole, du rock 70's et il poussait parfois la clémence jusqu'à me glisser La Passion selon saint Matthieu.

Q. : Votre mère se mêlait-elle des décisions pédagogiques de votre père ?

JP 2 : Ma mère a été l'éducatrice de mon père, et elle se révélait bien plus cruelle. Elle me pendait parfois par les pieds en me saupoudrant les oreilles  et les narines de sucre pour que les tapirs viennent les lécher.

Q. : Que lui diriez-vous si elle était maintenant devant nous ?

JP 2 : Tu m'as rendu fort.

Q. : Sans rancune ?

JP 2 : La rancune est la vengeance du pauvre. Elle n'est jamais assouvie.

Q. : Avez-vous fréquenté l'école publique ? Vous y plaisiez-vous ?

JP 2 : Non bien sûr ! J'avais un précepteur, qui est resté à mon service depuis. Il faisait classe devant moi et les tapirs. Aujourd'hui, il n'enseigne plus qu'aux tapirs. C'est un homme d'Extrême-Orient. Il se lime les dents pour paraître plus agressif mais son coeur est grand. Il s'appelle Udo.

Udo devant sa classe de tapirs : "bonjour, messieurs les tapirs."

Q. : Quel était le contenu de son enseignement ?

JP 2 : Hormis l'enseignement traditionnel, Udo m'a surtout montré des photos pornographiques.

Q. : Aviez-vous des camarades de jeu ou bien étiez-vous un enfant solitaire ?

JP 2 : J'étais un meneur. J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels.

Q. : Comment s'est passé votre premier flirt ?

JP 2 : Que croyez-vous ? Comme tout le monde, je suis allé aux putes.

Q. : Après la fin de votre tutelle, avez-vous rejoint l'université ?

JP 2 : J'ai étudié la théologie à l'Université de Stockholm. C'était le pays des Beathovens et les filles appréciaient beaucoup la théologie. Les filles de Stockholm sont d'une propreté remarquable, d'une discrétion exemplaire et ont un talent certain pour la fellation, en suédois "vistod" qui signifie également la proue du navire.

Q. : Avez-vous décroché votre diplôme ?

JP 2 : J'ai décroché mieux qu'un diplôme : on m'a élu Etalon-Roi "King Stalion" lors du bal de promo 1966. Il existe un moulage de mon sceptre, conservé dans le bureau du secrétariat, c'est devenu un objet de culte dont on se sert pendant les bizutages. Je suis également représenté en tapir ityphallique dans un portrait en cape qui se trouve dans la chapelle de l'Université.

Q. : C'est à cette époque que votre pays vous appelle sous les drapeaux...

JP 2 : Je me suis battu. Restons-en là.


Par Peter Bogdanovitch - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 6 juin 2005 1 06 /06 /2005 00:00

Look at this engaging face,

you won't forget that man!!!

He's the senator Alabama is longing for!!!

Vote John Pear!!!

He's got youth, balls and experience!!!

Hail him high up to the congress!!!

No fear, vote Pear!!!


Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 1 janvier 2005 6 01 /01 /2005 00:00

Suite à d'anodines remarques de ses comparses, M. Poire, homme susceptible et fier, a tenté de mettre fin à ses jours. Grand bien lui prit d'être novice en ce genre de pratiques. Il est maintenant sain et sauf et recouvre la santé et le moral en Toscane. Jeanpop2 aimerait lui dédier ce poème:

 

Toute fleur n'est que de la nuit

qui feint de s'être rapprochée

 

Mais là d'où son parfum s'élève

je ne puis espérer entrer

c'est pourquoi tant il me trouble

et me fait si longtemps veiller

devant cette porte fermée

 

Toute couleur, toute vie

naît d'où le regard s'arrête

 

Poire,

ce monde n'est que la crête

d'un invisible incendie

 

M. Poire, notre très cher ami


Par JEAN POP II - Publié dans : People - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 17 décembre 2004 5 17 /12 /2004 00:00

Even squares can dance! Those two guys are getting wild and hot! And if you girls see them in your neighbourhood, give'em oral sex or die ! 


Par JEAN POP II - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 29 novembre 2004 1 29 /11 /2004 00:00

     Les Jeannettes, globe-trotteuses infatigables aux jambes effilées, ont honoré la Californie de leur présence l'été dernier. Elles sont ici en présence du gouverneur de cet état, M. Arnold Schwarzeneger.

     Elles ont passé de forts agréables moments hormis un incident fâcheux dans le désert Mojave, dans lequel elles étaient à la recherche des cendres de Gram Parsons.

     Ce voyage s'est achevé dans les alentours de San Bernardino. Nos Jeannettes ont retrouvé ce ravissant cimetière espagnol cher à la mémoire de Jeanpop2 et ont déposé un bouquet de houx et de bruyères en fleurs sur la future tombe de ce dernier.

 


Par JEAN POP II - Publié dans : People - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 4 novembre 2004 4 04 /11 /2004 00:00

Greg Shaw en 1977, comme en 1966

 

Le 19 octobre 2004 à 55 ans. Greg Shaw était l'homme derrière les labels Bomp/Voxx/AIP, ce qui ne vous dit peut-être pas grand chose. Disons alors que depuis la fin des années 60, cet homme a remué tous les grains de sable californiens, sur la plage ou dans le désert, avant d'étendre son activité jusqu'au sol américain en entier, puis au monde, pour dénicher les titres les plus méconnus et incroyables de ce qu'on appelle aujourd'hui le rock garage, des morceaux qui étaient à l'époque considérés par les amateurs sérieux comme des plagiats ineptes de groupes plus riches. Dans des séries étourdissantes (Pebbles, Highs in the mid-sixties, English freakbeat...), il les a révélés à un monde abruti par la tiédeur rigoriste d'une musique à peine née et déjà à bout de souffle. Avec greg Shaw, cet amateur de Proust et de science-fiction (lui ne faisait pas semblant de lire Blanchot ou Derrida, il n'était pas New-yorkais), collectionner des disques devenait une activité tour à tour sexy, poétique et cérébrale. On pouvait être beau et élégant comme le batteur des Standells, amasser avidement des 45 tours obscurs aux pochettes chatoyantes et, en même temps, fréquenter des jolies filles. Avec Greg Shaw, l'histoire du rock garage américain devenait une passionnante entreprise de cartographie, où chaque état avait ses noms magiques (Corpus Christi, Point Pleasant, Pacific Grove...), sa couleur spécifique (la rudesse gaillarde du Nord-Ouest, la douceur mélancolique de la Nouvelle-Angleterre...) et ses connections inattendues (Saviez-vous que par sa pulsation héritée de la soul, la scène garage louisianaise offre des ressemblances avec celle du Michigan?). Mais surtout, Greg Shaw a appris à des générations de compileurs et de déterreurs de beauté à être réceptif au coup de foudre, à l'enthousiasme jamais entamé de la jeunesse. Ecoutez n'importe quel volume de Pebbles et vous vous rendrez compte qu'avant l'énergie brute et les décibels, c'est l'émotion qui prime, la frustration, l'anxiété, le désespoir mais aussi la joie, le lyrisme, souvent même la tendresse de tous ces adolescents Américains coincés entre les bras potelés de maman et un avenir moleskine dans la banque de papa, eux qui se rêvent enlacés à Mary Carol ou posant lascivement dans la rolls de Mick Jagger. Cette beauté prépubère, c'est Lester Bangs (en théorie) et Greg Shaw (de manière concrète) qui nous l'ont pleinement révélée. L'auteur de ces lignes eut le privilège, il y a à peine quelques semaines, d'avoir une brève correspondance, via internet, avec Greg Shaw. Je l'avais appelé Dieu, il m'avait trouvé drôle et il me reste la triste impression d'avoir esquissé une poignée de main avec un fantôme. Allons, il faut affronter la pénible réalité: Dieu est mort. Et comme ajoutait William Holden dans "Breezy": "Je ne savais même pas qu'il était malade."


Par JEAN POP II - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

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