Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 19:30

Pierre Mückensturm

Saurez-vous repérer les deux Pierre Mückensturm sur ce cliché des Zombies?

Pour parler du Pierre Mückensturm, grand sec à lunettes indispensable à l'armée Psycho-Batave, Jeanpop2 et le nouveau M. Poire reçurent la visite de La Carpa, catcheur Mexicain en villégiature et fin connaisseur de la sève apollinienne distillée inlassablement par Sa Majesté Jeanpop2. Ainsi nos théories se trouvèrent-elles confirmées par ce vestige d'un monde mourant.

King Rock & The Knights "Scandal"

The E-Types "She moves me"

The Castaways "A man's gotta be a man"

The Black Diamonds "Not this time"

The Cobras "Try"

The Jay-Jays "Come back if you dare"

The Styx "My girl"

Rosnah & The Siglap Five "Gembira ria"

Wild Bill Kennedy & The Twiliters "Move it"

Mike & The Ravens "I've taken all I can"

The Deadbeats "Why did you"

Bobby Womack "What is this"

David Ruffin "I don't know why I love you"

Guy Kraines Trio "Come see the way"

The Chosen Lot "If you want to"

The Tikis "Show you love"

Tommy Tucker & The Esquires "Don't tell me lies"

The Blue Rondos "What can I do"

The Mystic Five "Are you for real, girl?"

Gerald Sims "Cool Breeze"

The Marvellos "Down in the city"

The Swinging Medallions "Double shot of my baby's love"

The Zombies "I must move"

The Blades Of Grass "Or is it the rain"

The Malibus "Cry" 

The Woodpeckers "Inside looking out" 

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.  


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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 14:39

Une seule question :

A quoi songe Jeanpop2, ainsi recueilli devant la tombe du Général de Gaulle ? 

 

Les lots pour les vainqueurs seront les suivants :

1- L'acétate original du "Got a little woman" d'Adrian Lloyd

2- L'immortalité

3- Une machine à enfoncer des cassettes de Cheap Trick dans les oreilles.

Bonne chance !

Jeanpop2 et des groupies


Par Loretta (secrétaire de Jeanpop2) - Publié dans : People - Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire

Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 18:58

Recherche

Coup de théâtre : au cours de cette émission, par ailleurs fort brillante, M. Poire, qui s'était permis d'émettre un jugement tiède sur la musique des formidables Toto (Toto IV est une réussite), fut limogé de manière PB à Crocs par Sa Majesté. "Il sera remplacé dès la semaine prochaine" fut l'unique commentaire donné à la presse par un Jeanpop2 indéboulonnable.

The Shakemakers "Searchin' for shake"

Little Willie & The Adolescents "Lookin' for love"

The Omens "Searching"

The Boy Blues "Coming down to you"

The Undertakers "Searching"

The Romans "I'll find a way"

The Legends "How can I find her"

William Cummings "Your soul searching love"

Rufus Thomas "Lookin' for a love"

Glen Miller "Where is love"

David John & The Mood "Digging for gold"

The Stitches "I'm looking for my baby"

The Quests "I'll be your man"

The Shyres "Where is love"

The Pleasure Seekers "Never thought you'd leave me"

The Kyks "When love comes searching for me"

Lee Dorsey "Gotta find a job"

The Soul Invaders "My lucky day"

The O' Jays "Working on your case"

The Electras "Just a little soul searchin"

The Other Four "Searching on my love"

The Quests "Shadows in the night"

The Liberty Bell "Look for tomorrow"

The Fortune Seekers "Why I cry"

The Paupers "Searching for someone"

The Emperors "Looking for my baby"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.  


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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 21:06

« - Une lettre de votre ami norvégien, Boulter ! Voilà qui est très sympathique.

-         Becquerel, si vous connaissiez un tant soit peu Sred Sweign, vous comprendriez que le terme « sympathique » est mal approprié pour un être de cette vigueur. En outre, je vous défends de manifester la moindre inclination pour lui, car Sweign est loin de vous apprécier, et vos talents de diplomate, votre art consommé de la mondanité ne vous seraient d’aucune utilité devant l’intégrité impeccable du contrôleur des douanes maritimes de New Bedford. J’ajoute que pour vous épargner la honte cuisante d’un rejet en public, dans l’hypothèse d’une rencontre entre vous et lui, je préférerais vous rosser moi-même, et dès maintenant si vous le souhaitez.

-         Vous exagérez, Boulter, vous me payez mal des services que je vous rends depuis près d’un mois. Dois-je endurer votre mépris, tolérer vos menaces, quand, grâce à moi, votre périple se déroule si idéalement, dans le confort et l’aisance ?

-         Je le pense, oui.

-         Puis-je en savoir la raison ?

-         Vous retirez aussi des avantages de ma compagnie, de ces avantages dont la moralité souffre contestation.

-         De quoi parlez-vous ?

-         Vous avez soudoyé Mme Poire.

-         Mme Poire ! Comment osez-vous !

-         Je l’aurais permis à Don Creux, dont la décontraction et le Pat étaient proverbiaux, mais à vous, qui mendiez fébrilement les attentions d’autrui, qui ne savez rien de l’humanité déclinante de 1975, qui participez de la supercherie plastique de New York, je ne saurais le permettre.

-         Vos jérémiades commencent à me peser, Boulter. Puisque le convoi ne part que dans trois heures et nous laisse ainsi désoeuvrés, je compte disposer de ce temps d’une manière plus agréable : je retourne à l’hôtel.

-         Frayer avec ce groupe d’Islandais ?

-     Aurais-je tort ?

-         Oui. Mais faites. C’est très bien, après tout.

 

 

 

Nous approchions, Becquerel et moi, du terme de notre voyage, et en dépit de la cruauté de nos rapports, je songeais pour moi-même que le boutiquier français m’avait été indispensable, non pas pour ce qu’il prétendait : le confort et la compagnie, mais pour un certain effet de balance que j’avais déjà apprécié avec mes amis Don Creux et John Ernest. La désertion du premier et la rudesse du second avaient constitué des épreuves, beaucoup moins pénibles que la pure incompréhension de François Becquerel pour la cause que je défendais et dont Jean-Pierre Paul-Poire suggérait qu’elle ne le serait véritablement qu’en en mesurant le désastre. Peut-être la mort de Randall Webb signifiait ce désastre. Mais je n’étais pas mort, Jean Pop 2 non plus, qui nous attendait, moi et Becquerel, au cœur du massif de l’Elbourz, et qui, à en juger d’après son inlassable entreprise de réhabilitation, devait bien consacrer son âme et son sang au Psycho-Batave. En prélude à cette fantastique rencontre, alors que nous reprenions des forces dans les montagnes de l’Arménie, je reçus cette lettre de Sred Sweign et pour ne pas être dérangé dans sa lecture, je me réfugiai dans une minuscule église faite de bois, d’or et de roc. Un fidèle m’apprit que l’Eglise d’Arménie était aussi appelée Eglise de l’Illuminateur, par référence à son fondateur Saint Grégoire l’Illuminateur, mais je crois savoir qu’il est impropre et presque blasphématoire de nommer une Eglise d’après son fondateur. La dénomination me plaisait néanmoins et je trouvais un certain Pat à quelques prêtres que je croisais, qui portaient avec aisance le collier de perles, la barbe assyrienne et les lunettes noires.

                  

                                          Who's got the Pat !

L’un d’eux évoqua pour moi la beauté des chants liturgiques de son pays, appelés charakan, et je ne pus hélas qu’approuver un type de jugement et de vision qui m’était parfaitement étranger. Mes conceptions en matière de musique vocale ne méritaient pas d’être exposés devant le prêtre. Par un heureux effet du hasard, elles allaient être mises en branle par la lettre que je tenais entre mes mains :

 

 

 

« Boulter Lewis,

 

 

 

La morne simplicité de mon existence à New Bedford est parfois troublée par l’apparition d’un événement singulier, mais le trouble est justement la forme inférieure du drame et il n’attend jamais très longtemps avant de se dissiper.

Par un matin d’avril, je reçus la visite d’un homme courtois et d’une hygiène corporelle étonnante malgré les frusques infectes qui le recouvraient. Le but de son voyage était la Californie du Sud, où, m’apprit-il, un homme de qualité devait être instruit de la vision de l’industrieux Jean Brech, le fameux auteur de films pour adultes, tout comme autrefois, on envoyait les étudiants allemands griffonner quelques esquisses à Rome. Et il ajouta que sa motivation était cependant principalement pécuniaire, aveu que je saluai avec enthousiasme : « M. Legendre, vous êtes le bienvenu, les films de Jean Brech ont joué un rôle décisif dans la formation de mon goût, et je me réjouis de constater qu’il en va de même pour vous, entrez, je vous prie. » Vous savez l’exiguïté de l’espace dans le logis que j’occupe, néanmoins Legendre se faufila dans la niche à la gauche du bureau de nacre, et ne me donna ainsi pas lieu de déplorer une trop grande intimité ou une trop infranchissable distance entre nous. Je le lui fis remarquer : « Legendre, le coin par vous choisi… il est idéal. Bravo. » « Sweign, quand j’ai aperçu ces reliques à mon entrée (il désignait le pauvre ornement de mes murs), je me suis simplement dit qu’il serait tout à fait plaisant de les avoir constamment sous les yeux le temps de notre conversation. » Je connaissais Legendre de fraîche date, je l’avais entendu prononcer la célèbre oraison funèbre de Randall Webb, et l’effet avait été des plus saisissants : cette rumination intense, tragique, l’étrange costume caucasien de Legendre, sa gestuelle outrée. Mais l’apparence de mon ami avait bien changé, la banalité, certes pouilleuse, de son accoutrement excluant d’ailleurs toute description. Comme j’étais fort désireux de déterminer le degré d’adhésion du Legendre actuel aux idées du Legendre d’alors, je m’empressai de lui signifier combien son exhortation à la sagesse Psycho-Batave avait compté pour moi dès lors qu’elle eut été prononcée, combien ma vie dans ses aspects les plus ramifiés s’en était trouvée réformée, oui « réformée » seulement parce que je n’avais pas été surpris ni même heurté dans mes convictions, mais l’oraison représentait sans doute l’achèvement fastueux de ma formation, je l’avais attendue et méditée d’avance, et je pouvais, avec l’aide des circonstances qui auraient fait de moi le dépositaire de Randall Webb, et un être plus appliqué, je pouvais rédiger à mon tour certaines parties de ce texte magnifique, alors je ne fus en vérité ému aux larmes que de ce qu’on ne me laissa pas créer par moi-même mais que ma vie telle qu’elle fut menée appelait ardemment, et Legendre réalisa ce pour quoi je crus bon de respirer chaque jour. Mon visiteur me rassura : le voyage pour Jean Brech Productions  n’est pas le déni ironique que l’on s’imagine, il est la poursuite athlétique et affirmative de l’idéal Psycho-Batave, il correspond, sur un mode extérieurement tapageur, à l’ancien idéal arcadien de synthèse réussie entre les plaisirs de la nature et les fumets de l’intelligence. « Mon vieux Sweign, à nouveau vous pleurez ! Je vous assure pourtant que ma visite ne se propose nullement d’être un tournant dans nos existences, laissons-là nos prières et nos invectives, toute la lourdeur prophétique et souvent inscrutable du Psycho-Batave, parlons simplement et sans l’affectation du simple qui nous est odieuse. Je souhaiterais que nous fussions bière en main, assis en tailleur, oui comme certains crétins de hippies, car, afin de soutenir un éclat  aussi exigeant que celui du Psycho-Batave, il faut parfois condescendre à adopter des comportements ridicules et obscènes, comme accompagner à la guitare un abruti brâmeur néo-réaliste de cabaret, dans l’intention d’obtenir un peu de ce que Jean-Pop 2 appelle son « teu-teu ». Vous et moi, nous n’aurons guère besoin de trop faire violence à nos inclinations, et cela est précieux pour ce qui nous occupe maintenant : tâcher de circonscrire une manière d’être simplement Psycho-Batave, un naturel Psycho-Batave qui devra renoncer aux scandales fondateurs de Randall Webb, à la brutalité inouïe de Boulter Lewis, et même à votre lacrymosité paroxystique. Oui, Sweign, vos pleurs doivent se matérialiser en ces Golden Teardrops chantés par The Flamingos, des pleurs faits étincelles de soleil ou ruissellement d’or, parce que ces pleurs-mêmes délicatement orchestrés et harmonisés avec suavité sont passés de l’état de témoignage psychique à celui d’objets sensoriels, offerts à la contemplation, pleurs dévitalisés, certes, mais affinés dans l’ornement, polis dans la stricte beauté du doo-wop Italo-américain, et là, mon ami, il ne faut pas accuser les larmes de trahir le cœur, mais accueillir leur tranquille métamorphose en splendeurs inertes de l’art, mon vieux Sweign, toute cette violence qui a marqué l’avènement du Psycho-Batave justifie que nous nous reposions aujourd’hui, vous et moi, nous tous, qui avons traversé les affects les plus durs et dont les combats n’ont pas même été rapportés  à la connaissance des hommes, puisqu’un combat philosophique ne l’est justement que parce qu’une idée est demeurée ensevelie et qu’elle réclame d’être portée hors de terre, et tant que ce combat se poursuit, l’idée dort sous la terre, et jamais, Sweign, jamais nous ne fédérerons un peuple, nous pouvons au mieux fabriquer une communauté avec ce que cela comporte d’infâme : les rites, le mystère, le déclin Vieux-Loup, aussi convient-il surtout, avant-même que le triomphe ne sanctionne nos efforts, d’apprendre une manière simple d’être Psycho-Batave, qui ne sera ni une épure du Psycho-Batave ni une nouvelle jeunesse du Psycho-Batave, mais en quelque sorte, ce que fut le rococo pour l’ensemble de l’art classique, une pacification de toutes les tensions de l’art classique, l’aboutissement de son idéologie, la résolution de son drame, de son conflit interne entre le charnel et le spirituel, la ligne et la couleur, l’homogène et l’hétérogène, dans la virtuosité heureuse, au prix de l’émotion qui nous a trop épuisés et a tué Randall Webb, bien sûr, Sweign, nous avons droit nous aussi à notre Rococo, à la facilité du Rococo, facilité de ce qui est sûr dans la technique et de ce qui est nul pour le sens, nous sommes la pointe d’un certain art de vivre et je nous accorde cinq années avant d’être balayés et de ne plus compter pour rien, et en outre, à cause de cette facilité que j’invoque, nous ne rachèterons pas notre disparition de la façon équivoque des décadents, l’on dit déjà que celui qui n’a pas vécu entre 1961 et 1966 ne connaît pas la douceur de vivre et la vérité de cette assertion risque de nous faire haïr pendant longtemps, mais je nous conjure, Sweign, de bailler dédaigneusement à la vindicte qui nous guette en sifflant Memories (Of The Past) des véritables génies de Baltimore, The Fabulous Monarchs. »


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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 12:49

Douleur

C'est tout seul que Jeanpop2 inaugura l'été et présenta cette émission. M. Poire, en un passage éclair, apporta un disque rare et son patriotisme régénérant, et c'est déjà beaucoup.

Barbara George "I don't want to be hurted"

Buffalo Springfield "Burned"

The Beat Buddies "Pins in my heart"

The Vaqueros "Growing pains"

The Music Machine "Somethin' hurtin' on me"

The Perpetual Motion "You hurt me"

Rollin' Ramsaxes "You've hurt me so"

The Impressions "You always hurt me"

The Greeks "Love won't make you my friend"

Sonny Raye "Whip it on me"

We The People "You burn me up and down"

Luke & The Apostles "Been burnt"

The Werps "Love's a fire"

The Knickerbockers "Bite bite barracuda"

Earl Preston & the T.T.'s "Hurt"

Deans "Hurt by love"

Phil Flowers "One more hurt"

The Phillips Bros "I got hurt"

Helene Thomas "Pain in my heart"

Jackie De Shannon "Needles and pins"

The Bittersweets "Hurtin' kind"

The Midknights "Pain"

The Pretty Things "Can't stand the pain"

Oscar Mack "Put out the fire (let me go)"

Tommy Tate "I'm taking on pain"

The Bystanders "(You're gonna) hurt yourself"

Bergen White "Hurt so bad"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.  


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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /Avr /2006 19:52

Vu vos difficultés à répondre correctement aux trivias précédents, nous avons décidé de le rendre encore un peu plus abordable.

Question 1 :

Mick Jagger est le chanteur de quel groupe de rythm and blues britannique ? 

Question 2 :

Complétez les paroles de cette chanson de The Beach Boys : "Round round get around I get ..."

Question 3 :

Quel est le rapport entre sid barrette et the pink floyd ?

Question 4 :

Quel est le nom de ce groupe ?

 

Question 5 :

De quelle musique traditionnelle américaine jouée par les esclaves noirs le rock'n'roll provient-il ?

Question 6 :

Michael Jackson est-il innocent ?

Question 7 :

Comment s'appelle l'instrument à six cordes non seulement utilisé dans le rock, mais aussi dans le flamenco ?

 

Réponses du précédent trivia :

1- Sly Stone.

2- Robert Kennedy.

3- Le film "Splendor in the grass" qui inspira une chanson éponyme à la chanteuse californienne.

4- The Zakary Thaks, "Can you hear your daddy's footsteps".

5- The Chamber Brothers.

6- Un titre : "Frustration".

7- Unrelated Segments "It's gonna rain".


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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /Avr /2006 18:34

Transe/Goa

Olaf Sweign et un ami en transe

Jeanpop2 et M. Poire, altermondialistes avoués, se penchèrent ce soir sur la musique qui fait secouer la tête de Patrick Rural et vibrer les foules lors des technivals, ces grandes manifestations d'amour et de pacifisme. Ils n'en oublièrent pas pour autant leur rigueur coutumière et se serrèrent dignement la main au moment des adieux hebdomadaires. 

The Wheels "Bad little woman"

Hoyt Axton "Double double dare"

The Human Expression "Love at psychedelic velocity"

The New Colony Six "At the river's edge"

Bobby Fuller "Let her dance"

Bo Diddley "Gun slinger"

The Readymen "Shortnin' bread"

The Pointer Sisters "Send him back"

Eddie Holman "I love you"

Stanley Mitchell "Get it baby"

The Ugly Ducklings "Just in case you wonder"

Jim Jones & The Chaunteys "Baby (better get on home)"

The Iguanas "Again and again"

Bush "Feeling sad and lonely"

The Squires "It's the same all around the world"

The Lost Souls "Peace of mind"

The Undisputed Truth "Superstar"

 Good Time Charlie "Rover or me"

John Bradley "Everybody's gettin' soul"

Just Too Much "She gives me time"

The Chocolate Watch Band "Don't need your lovin'"

The Deacons "The Baldie Stomp"

The Elois "By my side"

The Action "Brain"

Scott Walker "Angels of ashes"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.  


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Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /Avr /2006 19:03

Sagesse

"I'm living good". Cette déclaration émouvante de Louis Williams servit d'exergue à cette émission étonnante de quiétude. Une escale heureuse, une pause anticipée dans le combat Psycho-Batave.

The Odds And Ends "Be happy baby"

The Puppets "Baby don't cry"

The Us Group "Little bit of something (is better than a lot whole of nothing)"

The Age Of Reason "Dirty shame"

The East Side Kids "Listen to the wise man"

Sebastian & The House Rockers "The best man cryed"

Edward Hamilton "Baby don't you weep"

The Wet Paint "We call him a man"

The Merry-Go-Round "Time will show the wiser"

The Menn "Things to come"

Thee Midniters "Giving up on love"

The Five Royales "I'm on the right road now"

Oscar Toney Jr. "You can lead your woman to the altar"

Steve & The Board "Now I'm older"

Richie's Renegades "Don't cry"

The Bad Seeds "I'm nobody's man"

Solomon Burke "Take me (just as I am)"

George Blackwell "Can't lose my head"

Billy Keen "I finally got wise"

Scott Walker "The world's strongest man"

Tim Hardin "A satisfied mind"

The Five Keys "The glory of love"

The Thunders "Take me the way I am"

The Quinstrels "I got a girl"

The Troggs "Too much of a good thing"

The Furys "I'm satisfied with you"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.  


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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 21:17

Les Vrais

 

Toto, les vrais the tom york

"Eh oui mon pote, avant Maiden, y avait les Jay Jays." C'est sur cette phrase définitive de DJ Connard que la vocation de cette émission se base. Rétablir les vrais génies, négligés par le public avide de fausses légendes. Où on apprendra que the rem a tout volé à un unique titre somme de Dalton, James & Sutton, qui sont des bons potes.

The Chants R&B "Neighbour neighbour"

The Ugly Ducklings "Do what you want"

The Jay Jays "Got love if you want it"

The Mystic Tide "Frustration"

The Hobbit "Author's message"

The Music Machine "Masculine intuition"

Them Two "Am I a good man?"

The Buzz "You're holding me down"

The Swamp Rats "Hey freak"

Bob Seger "Heavy Music"

Joe Tex "I wanna be free"

The Untouchables "Find a new love"

The Drifters "You got to pay your dues"

The Monks "Oh how to do now"

The Moguls "Try me"

Morgen David & The Grapes Of Wrath "Don't want ya no more"

The Aztecs "World of woe"

Pat Farrell & The Believers "Bad woman"

The Ballon Farm "A question of temperature"

The Burlington Squires "World"

Dalton, James and Sutton "One time around"

Sincerely Yours "Little baby"

Betty Wright "Girls can't do what the guys do"

The Strange Fate "Love is like"

The Fly By Nites "Found love"

Chuck Brooks "I've got to get myself together"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.


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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 20:41

Longtemps différée, parce qu’aux limites du dicible, la théorie du Psycho-batave s’édifie peu à peu. Certes aucune définition ni aucune Histoire ne peuvent être encore invoquées, mais la conviction qu’il n’est pas une seule et autoritaire manière de jouer Psycho-batave a néanmoins permis une typologie, précaire ou bien pérenne, le Temps en jugera.

            On ne mène pas de carrière Psycho-batave, on ne bâtit pas d’œuvre Psycho-batave non plus. Certains parmi les plus viscéraux Italo-Américains, parmi les plus radicaux Vieux-Loups, ont été visités l’espace d’un acetate, d’une chanson, voire d’un couplet, par l’intuition Psycho-batave. Cette pesée des moments s’oppose au discours globalisant qui a prévalu lors des études sur les styles Pédé Progressif, Vieux-Loups et Italo-Américains. Elle nous oblige à une considération fine et nuancée pour ce qui échappe aux grandes organisations discursives. On pourra reprocher à notre entreprise de nier précisément le coefficient de fuite et de volatilité du Psycho-Batave en enfermant celui-ci dans des classifications. Nous pensons au fond de nous que nulle forme, qu’il s’agisse de l’aphorisme, du haïku ou bien de la dissertation, de la thèse, ne peut s’envisager autrement que comme un appareil de capture, qu’il faut par conséquent aller au-devant de tels scrupules, parmi eux celui de rigidifier, celui de dénaturer, et opter ainsi pour la formalisation la plus affirmée : l’organisation en familles, en clans, en lignages.

            Nous verrons combien certains regroupements obéissent à des logiques très éloignées, combien en outre certains ressemblent à des dégradations de choses déjà vues, déjà catégorisées, combien enfin certains récusent tout privilège de la manière musicale dans la dénomination d’un style. Ce que nous proposons, s’il déroge et à la méthode et à la compréhension juste et raisonnée d’une matière fluente, n’en aspire pas moins à devenir le socle d’une réflexion féconde et immortelle.

           

            Sommaire :

  1. Le Psycho-Batave à Crocs : un Psycho-Batave oedipien.
  2. Le Psycho-Batave Tendre : le traumatisme adolescent au rang d’art suprême.
  3. Le Psycho-Batave Lavette : la violence de l’amateurisme.
  4. Le Psycho-Batave Batave : le PB classique.
  5. Le Psycho-Batave d’Elite : l’infime possibilité d’une « œuvre Psycho-Batave ».
  6. Le Psycho-Batave Sublime : foudres Psycho-Bataves dans un ciel Italo-Américain.
  7. Le Psycho-Batave Contrarié : un traitement Psycho-Batave d’une matière anti-Psycho-Batave.

 

Le Psycho-Batave A Crocs

            Premier dans le temps, mais pas dans la vérité intime du genre, le Psycho-Batave A Crocs est une forme transitionnelle entre le Vieux-Loup mûr et régnant des années 1962/1964 et le Psycho-Batave Batave, c’est-à-dire classique, de 1966. L’ancrage dans le rythm’n blues est ici déterminant et suffirait presque à singulariser le Psycho-Batave A Crocs parmi toutes les autres émanations du Psycho-Batave. Nul ne sera surpris d’apprendre que le Northwest recèle les plus excitantes propositions du style Psycho-Batave A Crocs : devant la vitalité et la constante invention de cette scène, le chercheur doit faire preuve de prudence et de patience avant d’identifier le Psycho-Batave A Crocs, et s’interroger avec précision sur le degré d’orthodoxie du rythm’n blues pratiqué. Ainsi les merveilleux The Sonics, aussi parfait soit leur art, restent et demeurent des mètres-étalons du style Vieux-Loup. En revanche, d’autres légendes comme The Moguls, moins imprégnés de rythm’n blues, soucieux de travailler l’accroche mélodique et la modulation du rythme, rentrent dans notre catégorie.

            Les centres mondiaux de « production » du Psycho-Batave à crocs restent le continent Australien, qui a vu naître et mourir The Purple Hearts, The Fabulous Blue Jays, ou les esthètes primitifs The Chants R&B (dont les déflagrations rouge Mexique sont encore tangibles dans le ciel noir), le Texas, où de dangereux molosses nommés The Sparkles, Larry and The Blue Notes, The Zakary Thaks font la loi, et certains points du Canada qui furent le champ de bataille de The Painted Ship ou Luke and The Apostles.

            Mais une nouvelle fois, c’est dans des scènes moins connotées, moins dédiées à un style qu’elles auront contribué à faire naître, que nous trouverons les spécimens les plus marquants de cette première forme historique de Psycho-Batave. En premier lieu, cette Californie inqualifiable, où s’ébattait le redoutable Adrian Lloyd qui formula un rythm’n blues à la fois systématique, frénétique, et désenchanté. En second lieu, la Floride, qui hérita du véritable rêve californien, où rugirent les impérieux Little Willie & The Adolescents : là encore, le rythm’n blues, certes avare de mélodies, atteint un rare niveau d’intensité, exceptionnel de sécheresse et de Pat. Qu’il s’agisse d’implosion ou d’épure, le rythm’n blues Vieux-Loup s’est métamorphosé en Psycho-Batave A Crocs.

 

TONY WORSLEY AND THE FABULOUS BLUE JAYS "How can it be"

Le Psycho-Batave Tendre

Si le Psycho-Batave Tendre reste conjointement une spécialité et un symptôme de la Nouvelle-Angleterre (The Rising Storm, The Squires, The What Fours en sont les plus nobles représentants), on retrouve sa désolation surannée, sa charge traumatique et fièvreuse partout dans le monde. Un peu en Angleterre (The Zombies, parrains du genre), en Hollande, en Grèce, même dans les Bermudes (les abyssaux The Savages), à chaque endroit où l’adolescence s’épuise en rêveries automnales. Souvent relégué aux faces B, le genre se caractérise par un rythme alangui, un son profond et grave, saturé de réverbération, des voix douces et perdues, (parfois la bouche pleine de terre comme chez les Turcs Yabancilar) que viennent supporter les ululements blêmes d’un orgue.

                        

On connaît aussi au Psycho-Batave Tendre un versant Californien, tout droit issu du genre dit Sunrise Pop. Dans ce cas, aux composantes livides et somnambuliques du style Nouvelle-Angleterre sont  substituées une chaleur et une décontraction, certes précaires, mais inusités au pays des Psycopaths. Les maîtres du Psycho-Batave Tendre Californien sont The Dovers (encore que par la cohérence et la consistance de leur oeuvre, ils participent de l’Elite Psycho-Batave explicitée plus bas), mais également Hard Times, les Floridiens The Maundy Quintet, les Texans The Loose Ends ou certains groupes majeurs Européens, tel les Hollandais The Outsiders ou les Suédois The Beathovens, qui surent apposer leur griffe sur ce style très Américain.

Souvent cible de moquerie des vieux loups les plus réfractaires, l’essence Psycho-Batave Tendre est pourtant l’atout des plus grandes formations de l’univers, même quand ces dernières ne jouent pas exclusivement dans ce registre. Ainsi We The People, Kenny And The Kasuals ou The Unrelated Segments, oeuvrant d’ordinaire dans des registres plus rauques, y ont-ils excellé.

Notons également que, même teinté de psychédélisme pré-moustache, le Psycho-Batave Tendre reste étrangement immaculé, comme inoxydable aux volutes pesticides de l’année 1968 (cf . The Solid Ground, « Sad now »).

          

THE SAVAGES "Quiet town"

Le Psycho-Batave Lavette

Le Psycho-Batave Lavette est une déclinaison, d’aucuns diraient une dégradation, du Psycho-Batave Tendre. On y retrouve peu ou prou les principales caractéristiques de ce style : joliesse mélodique, douceur harmonique, rythme pondéré, mélancolie de bon aloi, mais toutes participent d’un nouvel agencement qui en modifie le sens décrit plus haut.

            Fruit des régions les plus désolées et les moins populaires d’Amérique, le Psycho-Batave Lavette rejoue ainsi le Psycho-Batave Tendre sur un mode spécial, fait de pauvreté et d’anémie. Tout y est fruste, décharné et estropié. Baltimore, centre mondial du Psycho-Batave Lavette, offre d’innombrables exemples de ces chansons simplement composées et qui peinent à définir et leur respiration et leur justesse. Nous citerons comme maîtres d’œuvre du Psycho-Batave Lavette The Fabulous Monarchs, The Vendors, The Shandells, The Boards, The Younger Brothers ou encore The Nomads. Tous ces génies donnent l’idée d’un Psycho-Batave Tendre poussé dans ses retranchements, hardcore. Ainsi le punk, qui peut être autre chose qu’un état d’esprit, est illustré d’une manière à la fois exacte et abstruse par ce Psycho-Batave Lavette, qui livre la sentimentalité la moins déguisée à l’amateurisme forcené de ses musiciens.

            Une analyse mieux conduite montrerait aisément qu’en fait d’intention, le Psycho-Batave Lavette, malgré son origine effective, le Maryland, est tout entier animé du fameux esprit du New Jersey, mais dans un cadre bien différent de celui qu’on attendrait. En effet, on parle d’esprit du New Jersey pour qualifier une tentative désargentée de sonner aussi pleinement qu’un grand groupe Italo-Américain de New York, ou de toute autre cité moderne et repue de culture. Dans le cas du Psycho-Batave Lavette, l’esprit du New Jersey se manifeste à l’égard du Psycho-Batave Tendre … qui lui-même manifeste souvent cet esprit, cette fois dans son cadre familier.

 

THE SHANDELLS "Please stay"

Le Psycho-Batave Batave  

C’est la catégorie classique, celle à l’aune de laquelle les autres s’échelonnent. C’est également la plus éphémère, puisqu’on peut la circonscrire aux uniques années 1966 et 1967. Le genre Psycho-Batave Batave, dont la pureté est justement révolue à jamais, prend ces sources à l’aube du psychédélisme pré-moustache, à une époque charnière où les repères estompés des anciens jours Vieux Loup allaient être redessinés par la plume crasseuse Pédé Progressif. C’est dans ce no man’s land d’à peine plus d’un an que furent enregistrés les jalons du Psycho-Batave, promesses d’un nouvel âge qui ne restèrent précisément que des promesses inentamées.

Le genre compte parmi ses plus valeureux officiers des groupes du monde entier : les Hollandais The Jay Jays (« I keep tryin »), The Cavemen de Floride (« It’s trash »), The Talismen du Nord-Ouest (« She was good »), The Burgundy Runn du Nouveau-Mexique (« Stop ! »), les Anglais The Eyes (« When the night falls »), et bien sûr les Australiens The Easybeats, les seuls qui se permirent de signer plusieurs titres Psycho-Bataves Batave au cours de leur carrière tentaculaire.

Le Psycho-Batave Batave se caractérise par la vitesse, la profusion mélodique, un sens chromatique étendu et un certain penchant à ne pas aborder les chansons par le bout le plus commode, sans pour autant jouer la carte de l’expérimentation hippie. Alors que le Psycho-Batave A Crocs cogne et laisse des contusions, Le Psycho-Batave Batave frappe comme une décharge électrique, d’où sa faculté d’étourdissement et son essence de mystère.

 

THE JAY JAYS "I keep tryin"

Le Psycho-Batave d’Elite

         Il s’agit d’une variété très originale de Psycho-Batave, ne serait-ce que parce qu’elle qualifie des groupes à albums ou presque, et non des chansons spécifiques, ou des Légendes dans leur Etat Natal (un ou deux titres). De The Music Machine ou The Remains, il faudra ainsi dire que l’œuvre intégrale, c’est-à-dire le groupe dans chacune de ses manifestations, relève du Psycho-Batave d’Elite, et pas seulement telle chanson plutôt que telle autre. Nous parlons de Psycho-Batave d’Elite quand, à l’image du Psycho-Batave Batave, toutes les conditions du Psycho-Batave se trouvent réunies : célérité, concision, plein mélodique et harmonique, le sentiment de l’indépassable, mais qu’en sus, l’auditeur flaire dans la musique un énorme potentiel commercial. Evidemment, si ce potentiel se réalisait, la musique connaîtrait soit un affadissement dans le Vieux-Loup tardif, soit un épanouissement dans l’Italo-Américain décomplexé. La fin dernière du Psycho-Batave se situe hors du Psycho-Batave, réussite ou non.

                                  

            Le problème posé fait vaciller notre théorie : si le Psycho-Batave est moment, alors quel sens y a-t-il à invoquer une œuvre, voire une carrière Psycho-Batave ? Justement, le propre de groupes comme The Music Machine, The Dovers, Sonny Flaharty And The Mark V ou encore The New Colony 6 est de s’être mesuré à leurs limites internes, et d’avoir tenté le scandale d’un Psycho-Batave de la durée. Tous ces groupes ont brillamment constitué un corps de chansons Psycho-Bataves, chaque fois dans une manière restreinte (The New Colony 6) par crainte de voir la formule se dissiper, et tous ces groupes ont rapidement implosé, plutôt que de faire évoluer leur génie vers le stade adulte et rentable de l’Italo-Américain. Mort heureuse de The Dovers, qui, au contraire de tous les autres champions du Psycho-Batave d’Elite, n’obéirent pas même à l’impératif de la manière restreinte ! Fort logiquement, il n’y eut pas d’album.

THE MUSIC MACHINE "No girl gonna cry"

Le Psycho-Batave Sublime

On l’a dit, l’homme Psycho-Batave est la plupart du temps l’homme d’un seul geste. Ce geste prend l’ampleur d’un accident quand il est asséné dans un contexte d’ordre et de mesure. C’est ainsi qu’une formation d’obédience Italo-américaine peut, UNE fois dans sa carrière, donner naissance à un morceau d’une intensité à fendre les arbres.

            Quand le style Italo-américain, qui déjà œuvre dans le « Bigger than life », tend à se dépasser encore lui-même, on entre dans les sphères du Psycho-Batave sublime. Très précisément Sublime parce qu’à la fois grandiose et d’une amplitude telle que ses vibrations s’en ressentent de manière quasiment effroyable, offrant au genre sa qualité pétrifiante.

            Les conditions du dépassement du genre Italo-américain, de son glissement vers le Psycho-Batave sont variées et ont à voir avec la manière : fièvre baroque (« Seven rooms of gloom » de The Four Tops, mètre étalon du genre), sauvagerie carnassière (« Come back » de Ken Williams), euphorie volcanique (« Working on a building of love » des Chairmen Of The Board) ou épopée boréale (« Hold on » de The Radiants), on a affaire ici à une fréquentation des extrêmes, et l’exécution violemment paroxystique du style Psycho-Batave sublime, son souffle de la dernière chance, tranchent nettement avec l’agencement harmonieux, de mise chez la formation Italo-américaine.

Précisons également que certaines formations Italo-américaines, souvent blanches et milliardaires, eurent l’intuition Psycho-Batave Sublime pour trois minutes dans leur existence : The Beach Boys avec « Til I die », The Four Seasons avec « The Night », approchèrent de la vastitude ténébreuse du genre qui nous intéresse, mais ils ne firent que le frôler, peut-être parce qu’incapables du moindre abandon, de l’infime décrochage qui permirent à un Ken Williams de défier pour quelques instants les foudres Top-Notch de la création.

THE FOUR TOPS "Seven rooms of gloom"

Le Psycho-Batave Contrarié

            Considérons enfin le Psycho-Batave dans son avatar le plus naturel, une fois admis le caractère fantasmatique qu’une telle notion finit par revêtir. Rare et soudain, le souvenir de son séjour terrestre étant peut-être irrévocablement perdu, le Psycho-Batave a aussi existé comme pur horizon, comme point de mire, ou comme pulsion, pour ceux dont la formation, la culture et le statut les tenaient à l’écart de toute forme de foudroiement. Le Psycho-Batave Contrarié désigne ce sentiment larvé du Psycho-Batave à l’œuvre dans certaines chansons, qui pour trop de raisons ne relèvent pas de l’esthétique Psycho-Batave, mais qui, soit cernent de près la notion sans jamais la traverser, soit laissent se profiler une ombre derrière elles. En tout cas, l’auditeur sait intuitivement que délestée de son encombrant cahier des charges (le concept-album, le protest-singer, les cabarets de Greenwich Village, bah !), telle chanson vise, de manière à peine consciente, au Psycho-Batave. Aussi peut-on simplement définir le Psycho-Batave Contrarié comme le traitement Psycho-Batave d’un matériau anti-Psycho-Batave, qui, de fait, opposera toute sa résistance à une transmutation pressentie et jamais réalisée.

            A se pencher sur le cas du Psycho-Batave Contrarié (on peut ici utiliser l’adjectif nominalement, pour désigner la personne), on en apprend long sur le Psycho-Batave, puisqu’il en incarne l’essence sans le résultat. Ainsi Phil Ochs, Dennis Wilson, Marvin Gaye, Tim Hardin, Sred Sweign, Richard Manuel, Roy Orbison, dont la quête, aussi informulable que la circonstance qui fit plonger Dennis Wilson dans le Pacifique, ne fut qu’anecdotiquement entravée par la drogue, la mode ou la moustache. Sentiment de destruction qui n’est jamais aussi présent qu’aux premiers jours du printemps.

Le Psycho-Batave Contrarié, à l’image du Psycho-Batave d’Elite, imprègne des œuvres entières, des vies entières, et tous ceux qui en portent le sceau ambigu font l’effet d’assiégeants ou de mercenaires que leur vacance livre à la séduction, à la capture, à la perte de soi dans un monde étrange.


Par JEANPOP II CREW - Publié dans : Centre d'études psycho-bataves - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 22:45

Rencontres amoureuses

Pour cette émission consacrée au coup de foudre et premières rencontres, Jeanpop2 et M. Poire s'épaulèrent en toute logique de M. Aurélien Electromachine, fin connaisseur du territoire américain, qui avec ses analyses pénétrantes confirma les intuitions Psycho-bataves de nos héros, copains comme jamais, Mc Wellback devant l'éternel. 

Bobby Rio & The Revelles "Boy meets girl"

Hustlers "Linda"

The 24 Karat 5 "Get you"

The Undertakers "(I fell in love) for the very first time"

Peggy Scott & Jojo Benson "I want to love you"

Roosevelt Grier "C'mon Cupid"

Jimmy Hughes "Slippin' around with you"

The Burns "I saw her standing there"

The Sixpence "You're the love"

The Guilloteens "Hey you"

Jay Griffin "Lucky me"

Tina Britt "The real thing"

The Falcons "You're so fine"

The Mystery Trend "So glad I found you"

The Grodes "Uh uh girl"

The Deepest blue "Pretty little thing"

Dave Starky Five "Hey ! Everybody"

The Divers "Feel so fine"

The Visions "She's the girl for me"

Watson & the Sherlocks "Standing on a corner"

Tony Galla & The Rising Sons "In love"

Eddie Bo "I found a little girl"

The Music Machine "To the light"

Peter & The Rabbits "Someone I've got my eyes upon"

The Bumble Bees "Girl of my kind"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.


Par JEANPOP II - Publié dans : playlists - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 22:29

           

Yeah.


Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /Mars /2006 21:19

Rupture

lou ride, la nuit de sa rupture avec jim morizon

"Il faut également traiter les lieux communs". Oui mon bon Poire, et nous voilà en train de chanter la rupture sentimentale sur trois modes :  juvénile, pathétique et élégiaque. sachez également que nos héros n'étant pas des gens que l'on quitte, ils basèrent leur science du coeur brisé sur des témoignages de proches et sur LA SAGESSE PSYCHO-BATAVE.

Roger Young "It's been nice"

The Yo-yoz "Stay with me"

Lavender Hour "I've got a way with girls"

The Playgues "Baby no more"

The Daughters of Eve "Don't waste my time"

The Mondels "You'll never come back to stay"

The Fantastic Dee-Jays "Get away girl"

Reflections "Let me go"

Blazers "I don't need you"

The Friends "Bye bye"

The Impressions "I loved and I lost"

Sonny Flaharty "When I close my eyes"

The Shades of blue "How do you save a dying love"

Barbara Lynn "You left the water running"

The Meters "It's too late"

The Four Tops "Seven rooms of gloom"

Tammy And The Bachelors "My summer love"

Betty Harris "I'm evil tonight"

Billy Young "Suffering with a hangover"

Lonnie and The Legends "I cried"

The Blue Condition "Once there was a girl"

Drusalee and The Dead "Lily"

Malcolm Hayes "I can't make it without you"

The Blonde Bomber "I am to blame"

Porgy and The Monarchs "If it's too late"

The Anglos "Since you've been gone" 

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.


Par JEANPOP II - Publié dans : playlists - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 10 mars 2006 5 10 /03 /Mars /2006 14:00

Encore Sam Peckinpah, et une vengeance japonaise.

            La gueule de bois est un thème relativement rare dans le corpus Psycho-batave/Vieux loup des années 1964/1972. Pour au moins deux raisons : d’abord, il existait des drogues plus chics que l’alcool, liées à la génération de ceux qui les utilisaient, qui ne les avaient pas découvertes mais qui avaient été les premiers à en ritualiser l’usage, et auxquelles il était aisé d’associer toutes sortes d’idées généreuses et mystiques ; ensuite, si l’on prenait toutefois le parti de chanter la drogue de ses ancêtres, il fallait être au fait d’une certaine tradition lyrique de l’alcool, de sa morale et du discours social qu’il engendrait fatalement, l’alcool pouvant ainsi connoter le petit prolétariat blanc, la déploration country/blues, la ruralité, l’honneur des pauvres, toute l’Amérique de John Steinbeck, toute l’Amérique de William Faulkner aussi bien, l’alcool recrutant parmi les solides gaillards de l’Ouest et les esthètes réactionnaires du Mississippi, les Irlandais arrogants de New York et les bûcherons mutiques de l’Iowa, bref, de toutes parts, l’alcool avait imprégné la création américaine classique, et c’est pourquoi lui aussi fut récusé dès 1965. Or, justement, une année comme 1972, dont il est ici question, est, selon la logique du calendrier Psycho-batave, une année à la fois antérieure à 1965 et qui, pourtant, exige que 1965 ait été pour trouver du sens.

            Une fois l’idéal Psycho-batave corrodé par le psychédélisme ventru et le revivalisme cynique, certains parmi les plus fiers paons de ces années 1963/printemps 1967 recueillirent une part de cette Amérique pré-Psycho-batave, qui est l’Amérique éternelle des écrivains ivrognes et des cinéastes joueurs de poker. Ainsi Billy Young, natif de Géorgie, chanta l’alcool en 1972 dans « Suffering With A Hangover ». Et il le fit du point de vue d’un homme de 1972, auquel échoit le souvenir de la mythique Amérique d’Howard Hawks, mais qui n’en est pas moins un homme tout souillé des ordures propres à la dynastie des Hippies à Franges, un homme comparable, encore une fois, à l’angulaire Sam Peckinpah. Qu’on écoute de près « Suffering With A Hangover » et l’on mettra à jour une combinaison de sécheresse efficace très 1964 et de cafard planant très 1972. 1972, dans ses meilleurs jours, les plus émouvants, car ce n’est plus la nouveauté d’un style qui importe alors, mais son erratique mélancolie, son déroulé McWellback, 1972 à son apogée résulte d’une synthèse entre 1964 et 1972. D’un côté, le hurleur Billy Young, au cri sourd et égal, le riff canonique, le dépouillement de l’orchestration, de l’autre, la wah-wah traînante, le jeu épileptique de la batterie, et surtout, cet ambigu emblème du style 1972, qui a pu revêtir les significations les plus diverses, le Fender Rhodes, ici employé et pour sa couleur soporifique et pour créer un éphémère relâchement dans le refrain, le Rhodes qui, chez Al Green n’est qu’un lustre supplémentaire du confort amoureux, ce même Rhodes suggère les plus néfastes désirs d’abandon et de perte de conscience chez Billy Young. « Suffering With A Hangover », mes frères, comme tous les chefs-d’œuvre, ne révèle son suc que dans les circonstances les plus affreuses, et tous, de Randall Webb à Jean Pop 2, en passant par Marvin Marty, vous diront qu’il est parfois impérieux de tomber dans l’infamie, de goûter à la vermine, de préparer son propre avachissement, quand la fin de tout cela est la compréhension et l’amour du génie de l’année 1972.

                                            

Je ne vous parle pas d’initiation négative, par la débauche, ce genre de mensonges, je vous parle plus exactement de la manière dont certain seigneur japonais, après avoir signifié à ses ennemis qu’il abdiquait tout honneur, se livrant pendant plusieurs années au jeu, à la boisson, et aux putes, soudain tire une revanche éclatante en rassemblant contre eux (les ennemis) ses fidèles rônins, qu’il avait dispersés et qui ne furent jamais dupes de la valeur réelle de sa dépravation : les préparatifs d’un combat à mort.

BILLY YOUNG "Suffering with a hangover"


Par M. Poire - Publié dans : Album/Song of the week - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /Mars /2006 20:55

Homonymes

Jean-Pierre paul Poivre, quasi homonyme de notre ami et collaborateur

C'est sans M. Poire, appelé à soutenir nos troupes en faction au Vietnam, que Jeanpop2 assuma cette émission. Ainsi furent passés en revue de nombreux groupes blancs homonymes. Blancs, car comme l'a dit le baron Von Ruden, décadent francophile (nous lui pardonnons) de passage à l'antenne : "Ne nous dispersons pas, gamin." Il n'a pas tort le bougre.

Scorpions "Ain't that just like me"

The Illusions (AL) "Shadows of you"

The Illusions (MI) "City of people"

The Illusions (FL) "I know"

The Renegades (Cal) "Geronimo"

The Renegades (UK) "13 women"

The Renegades (NH) "Waiting for you"

The Smoke (UK) "We can take it"

The Smoke (NZ) "Never trust another woman"

The Smoke (Cal) "Cowboys and indians"

The Missing Links (FL) "Run and hide"

The Missing Links (AU) "Wild about you"

The Missing Links (IL) "You hypnotize me"

The Fugitives (MI) "You can't blame that one me"

The Fugitives (VI) "On the run"

The Fugitives (Cal) "Blowin my mind"

Donnie and The Outcasts (Cal) "Bounty hunter"

The Outcasts (PH) "I didn't have to love her anymore"

The Outcasts (Texas) "1523 Blair"

The Jaguars (MI) "It's gonna be alright"

The Jaguars (IT) "It's all over now"

The Jaguars (JAP) "Seaside bound"

Los Shakers (Uruguay) "Give me"

The Shakers (SW) "Who will buy these wonderful eyes?"

Los Shakers (SP) "Gitana"

The Ravens (FL) "Reaching for the sun"

Mike and The Ravens (VT) "Mr Heartbreak"

The Ravens " (UK) "This I know "

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. vous pouvez aussi l'écouter en différé une semaine après sa diffusion.


Par JEANPOP II - Publié dans : playlists - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

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