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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 22:00

"J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels"

Q. : Jean Pop 2, avant de remonter le fil de votre existence, je souhaiterais donner au lecteur quelques aperçus de l'homme privé. Vous prêtez-vous parfois à des activités simples telles que le jardinage, la confection, la réparation d'appareils ménagers ?

JP 2 : Non. Je laisse cela à mes servants.

Q. : Vous n'êtes pas un homme de lutte sociale ?

JP 2 : Non, mon combat reste un combat de fond, c'est-à-dire que je, comment dire, disons que je traite d'influences : "I deal with influences".

Q. : Quelle est la formule de la modestie pour Jean Pop 2 ?

JP 2 : C'est idiot, je ne suis pas modeste. La modestie serait un lion qui quitte sa cage dans l'intention d'y revenir.

Q. : Avez-vous de la tendresse pour les animaux ?

JP 2 : J'avoue, oui. Notamment pour  les tapirs. J'en possède d'ailleurs un élevage,  les spécimens portent des noms de groupes de la Nouvelle-Angleterre.

Q. : Les tapirs sont-ils à l'origine de certaines de vos méditations critiques ?

JP 2 : Pas vraiment. Je les mange une fois qu'ils sont gras.

Q. : Les tapirs valent-ils mieux que certains humains ?

JP 2 : Lorsque je mets un dique, les tapirs se taisent et semblent pensifs. Aimez-vous les tapirs ?

Q. : Je n'en connais pas. Comment choisissez-vous vos femmes ? On raconte qu'un agent se charge de vous les ramener des pays lointains.

JP 2 : Qui répand ces bruits ! Vous savez très bien que mon amour est électif et exclusif.

Q. : Doit-on penser que ces rumeurs sont le fruit de la jalousie ? Vos femmes sont-elles si belles qu'elles vous attirent l'envie de millions d'hommes ?

JP 2 : Mes femmes, je les cache dans une chambre contiguë à celle des tapirs. Et vous ne les verrez ni aujourd'hui ni jamais.

Q. : Vos tapirs ont-ils une chambre à eux ? C'est très étonnant.

JP 2 : C'est comme ça, mon pote. Ainsi ils se comportent plus proprement que s'ils étaient à l'air libre. Je tiens à manger des tapirs éduqués.

Q. : Avez-vous une famille ? Vous êtes plutôt discret sur vos géniteurs, d'éventuels frères et soeurs.

JP 2 : Je redoutais cette question. Mon père était un homme austère : il m'a souvent enfermé dans la chambre des tapirs. Et il se contentait alors de me faire passer sous la porte quelques 45 tours choisis, qu'il me forçait à écouter en boucle pour devenir digne d'être son fils.

Q. : Quels 45 tours ?

JP 2 : Principalement de la variété espagnole, du rock 70's et il poussait parfois la clémence jusqu'à me glisser La Passion selon saint Matthieu.

Q. : Votre mère se mêlait-elle des décisions pédagogiques de votre père ?

JP 2 : Ma mère a été l'éducatrice de mon père, et elle se révélait bien plus cruelle. Elle me pendait parfois par les pieds en me saupoudrant les oreilles  et les narines de sucre pour que les tapirs viennent les lécher.

Q. : Que lui diriez-vous si elle était maintenant devant nous ?

JP 2 : Tu m'as rendu fort.

Q. : Sans rancune ?

JP 2 : La rancune est la vengeance du pauvre. Elle n'est jamais assouvie.

Q. : Avez-vous fréquenté l'école publique ? Vous y plaisiez-vous ?

JP 2 : Non bien sûr ! J'avais un précepteur, qui est resté à mon service depuis. Il faisait classe devant moi et les tapirs. Aujourd'hui, il n'enseigne plus qu'aux tapirs. C'est un homme d'Extrême-Orient. Il se lime les dents pour paraître plus agressif mais son coeur est grand. Il s'appelle Udo.

Udo devant sa classe de tapirs : "bonjour, messieurs les tapirs."

Q. : Quel était le contenu de son enseignement ?

JP 2 : Hormis l'enseignement traditionnel, Udo m'a surtout montré des photos pornographiques.

Q. : Aviez-vous des camarades de jeu ou bien étiez-vous un enfant solitaire ?

JP 2 : J'étais un meneur. J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels.

Q. : Comment s'est passé votre premier flirt ?

JP 2 : Que croyez-vous ? Comme tout le monde, je suis allé aux putes.

Q. : Après la fin de votre tutelle, avez-vous rejoint l'université ?

JP 2 : J'ai étudié la théologie à l'Université de Stockholm. C'était le pays des Beathovens et les filles appréciaient beaucoup la théologie. Les filles de Stockholm sont d'une propreté remarquable, d'une discrétion exemplaire et ont un talent certain pour la fellation, en suédois "vistod" qui signifie également la proue du navire.

Q. : Avez-vous décroché votre diplôme ?

JP 2 : J'ai décroché mieux qu'un diplôme : on m'a élu Etalon-Roi "King Stalion" lors du bal de promo 1966. Il existe un moulage de mon sceptre, conservé dans le bureau du secrétariat, c'est devenu un objet de culte dont on se sert pendant les bizutages. Je suis également représenté en tapir ityphallique dans un portrait en cape qui se trouve dans la chapelle de l'Université.

Q. : C'est à cette époque que votre pays vous appelle sous les drapeaux...

JP 2 : Je me suis battu. Restons-en là.

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