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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 18:27

The Greeks est un groupe de blue-eyed soul baroque formé en 1969 dans la base américaine de Sangley Point, au large de Manille, Philippines. Constitué de quatre militaires Américains d’origine grecque et française (Vern Blaizopoulos –chant principal et guitare-, Randall Sorakis, -basse et chœurs- Joshua Ofzeloosos –batterie- et Caldwell Mopoulos –guitare-) et d’un Turc d’origine norvégienne (Cihangir « E.Z » Sweign –guitare et chœurs-), il a connu une carrière très éphémère mais est revenu récemment sur le devant de la scène grâce à l’acharnement et aux influences de l’éclairé producteur et mécène Lamont Jeangopoulos.

 

De leur séjour aux Philippines, peu de choses sont connues, les membres du groupe étant plutôt avares d’informations sur cette période qu’on suppose rigoureuse et frustrante pour l’épanouissement de leur génie artistique. On sait en tout cas qu’un album unique vit alors le jour (Flutes Of Oblivion, 1969), tiré uniquement à cent exemplaires, dont il ne reste plus de traces publiques aujourd’hui (si ce n’est le morceau « Hail Thee Anubis » qui a été réinterprété sur le deuxième album de la résurrection du groupe – voir plus bas).

 

woodstock g

The Greeks circa 1969

 

On sait cependant que Caldwell Mopoulos fut le premier à quitter le groupe et même l’armée consécutivement à une grave rupture sentimentale. Il partit alors subir une opération chirurgicale en Iran. On sait qu’il s’est depuis converti au Mazdéisme et vit reclus avec son époux berger dans les environs de Tabriz.

Vern Blaizopoulos (de son vrai nom Jean-Bernard Dinault) se lança au début des années 70 dans de brillantes études d’épistémologie à l’université de Bâle et y enseigna durant quatre ans, avant de quitter sa chaire en 1979, après qu’une délégation de collègues, emmenée par le sinistre docteur Youssouf Beaujolay, publia un pamphlet contre sa révolutionnaire théorie du « Ui ». Il retourna alors  dans sa ville natale, Tarbes (France), afin de reprendre la direction de la conserverie familiale.

A la fin de son service militaire, Randall Sorakis partit à Santa Barbara, Californie, sur les traces de son idole, le mystérieux Tim Granada du groupe de folk-rock The Dovers. Il en revint bredouille, borgne et dépendant à la cocaïne. De retour dans sa ville de Jonesboro, Arkansas, il se maria, adopta deux enfants Malgaches et enregistra un titre disco (« Greek Me Baby ») qui ne marcha pas. Il se tourna alors vers la mise en scène et la chorégraphie, adaptant notamment « America America » d’Elia Kazan en comédie musicale. Après ce nouvel échec il devint concessionnaire.

Cihangir « E.Z » Sweign et Joshua Ofzeloosos prouvèrent leur fidélité à la musique de manière plus constante.

Le premier rejoignit son Anatolie natale et joua avec succès de la guitare pour le chanteur Özlem Tekin jusqu’au milieu des années 1980 où il se reconvertit dans la réalisation de documentaires animaliers. On lui doit entre autres le premier long-métrage documentaire dédié aux larves aquatiques.

Joshua Ofzeloosos alla grossir les rangs du super groupe de heavy metal Hangman Snot dont il fut l’un des trois batteurs jusqu’en 1995 où il fit une mauvaise chute de la scène du festival indie-rock Lollapalooza au Grant Park de Chicago. En chaise roulante pendant cinq ans, il en profita alors pour écrire son autobiographie « My life in two words » qui ne trouva malheureusement pas éditeur.

 

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Joshua Ofzeloosos en pleine possession de ses moyens

 

Le groupe, approché par le producteur Lamont Jeangopoulos, décida de se reformer en 2003. Sous la houlette de ce dernier, il enregistra trois albums lumineux : « The Greeks » (2004), « The way to Jean Jose » (2008) et « The Greeks, live at The Steak House » (2010, en cours d’achèvement).

 

 


The Greeks - I'm not anybody's lover

 

The Greeks - (Hail thee) Anubis

 

The Greeks - Sweet Togo darling

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