Dimanche 5 avril 2009
Notre collaboratrice et déesse MDS vient de faire une entrée fracassante dans la blogosphère.

http://mexicanspitfire.blogspot.com/



Vous êtes invités à aller lui lécher les orteils, et vous procurer ses formidables compilations Psycho-bataves.


Par Loretta (secrétaire de Jeanpop2) - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 10 janvier 2008

Propos recueillis et traduits par Uder Mermouch

Michael Yonkers, né en 1947 à Minneapolis-MN, vit et travaille à Saint Paul-MN.

Uder Mermouch: Vous étiez un jeune adolescent au début des années 60, que pouvez-vous nous dire de cette époque?

Michael Yonkers: C’était une époque où les «vents du changement soufflaient très fort». C’était aussi une époque de grands espoirs. Je me souviens du sentiment que j’avais d’être convaincu qu’à l’époque si les gens rencontraient des problèmes, ils cherchaient à les comprendre et ça suffisait à les résoudre... maintenant, quarante ans après... tout me semble à peu près pareil, mais en bien pire. Au delà des évidences, ce qui me frappe le plus c’est combien se déplacer est devenu difficile. Que ce soit en voiture, en avion etc., tout peut aller plus vite... mais il me semble que ça prend toujours plus de temps. Autre chose, à l’époque si je voulais emporter de la musique à l’extérieur, je n’avais qu’à emporter une lourde boîte de la taille d’une valise et quelques vinyles, à l’intérieur de cette boîte se trouvait une platine portative, le son sortait par une corne directement reliée par le bras à la tête de lecture.

Vous intéressiez-vous déjà à la musique? Pouvez-vous nous dire quand et comment vous y êtes vous intéressé, vos premiers enthousiasmes?

Ma mère m’a raconté que dès ma plus tendre enfance elle se souvient m’avoir vu enthousiasmé par la musique. Mon premier vrai «appel» ou mon premier «réveil» s’est produit lorsque j’ai entendu les premiers morceaux dits «rock» sur une station FM. Mon père écoutait beaucoup de country, il n’y avait pas vraiment de stations «rock», cette musique commençait à peine à être reconnue et diffusée et là où nous vivions on ne pouvait justement en entendre que sur les stations country. C’est quand j’ai entendu Buddy Holly que je me suis dit «je veux faire ça». Avec l’argent que je reçus pour mon premier petit boulot, je m’achetai un des premiers transistors, une vraie nouveauté à l’époque. Je pouvais le mettre sous mon oreiller et écouter une antenne locale en douce toute la nuit.

Après le lycée, aviez-vous une idée de ce que vous feriez, ou simplement de ce que vous vouliez faire?

J’ai réussi tout juste à avoir mes examens de fin d’études secondaires. Je ne savais pas du tout ce que j’allais faire, même si l’idée de devenir garde forestier m’avait paru assez séduisante. A cause de mes résultats scolaires passables, j’ai dû obtenir une dérogation pour entrer dans un college1. J’y ai suivi une grande variété de cours sans réelle orientation. Lors de ma troisième année j’ai trouvé un boulot dans un magasin de fournitures de musique. La nuit, le patron bossait à des travaux personnels: il s’agissait par exemple de concevoir de gigantesques (pour l’époque) amplis et enceintes.

Il me proposa de l’aider. Ainsi, j’abandonnai plus ou moins les cours pour le suivre dans ses projets. Il m’est difficile de dire combien j’ai appris sur les équipements sonores, le matos en général de cette manière là, ça a été une expérience pivot.

A quoi ressemblait la scène à Minneapolis-Saint Paul au milieu des années 60, y étiez-vous impliqué?

La scène des «Twin cities» était très vivante, vraiment «hot», elle l’est toujours. Mais à l’époque comme aujourd’hui, tu dois «aller» vers cette scène, tu dois être aiguillé par quelque chose pour trouver quoi que ce soit d’intéressant. J’ai joué pour la première fois en public en 1962, donc on peut dire que je faisais partie de cette scène musicale. En 1965 j’avais mon propre groupe Michael Yonkers & the Mumbles qui comprenait quatre membres. Nous étions les seuls à pouvoir jouer nos propres compositions pendant un set de 45 minutes. Fin 1966 un des membre est parti à l’armée, c’est à ce moment là que le groupe est devenu le Michael Yonkers Band. Nous avons composé ce qui allait devenir Microminiature Love. Toute l’année 1967 nous avons joué et répété ces morceaux, puis début 68, nous les avons enregistrés d’une traite en une heure. A cette époque la plupart des spectacles avaient lieu dans des gymnases scolaires. Il n’y avait pas de «premières parties», normalement il n’y avait qu’un groupe par concert qui jouait trois ou quatre sets de 45 minutes, il n’y avait rien entre les sets. Les spectacles les plus importants appelés «top gigs» avaient lieu dans des salles polyvalentes gigantesques, ces endroits étaient vraiment de taille colossale. L’une des grandes différences entre alors et aujourd’hui est que presque tout le monde dansait, tu vois ça d’ici!

Vous êtes célèbre pour votre passion qui consiste à trafiquer, bidouiller, transformer vos instruments et votre équipement, vous avez même été jusqu’à construire un studio qui force le respect dans la cave de vos parents. Quelle vie meniez-vous pendant ces années 1967/69? Fréquentiez-vous encore l’université? C’était une période d’effervescence pour le Michael Yonkers Band, non?

Revenons à l’époque où je commençais à jouer. Il n’y avait ni pédales ni boîtiers d’effets. Tout ce qui existait pour le musicien rock moyen c’était la réverb et le trémolo qu’il y avait sur les amplis. Si tu avais de l’argent, tu pouvais ajouter un magnéto à bandes qui lui aussi possédait un effet d’écho, mais c’était tout. Mon intérêt pour la distorsion est venu de l’écoute de vieux disques de blues dans lesquels le son était complètement modifié par les tous premiers amplis que les types utilisaient. J’ai alors essayé d’obtenir quelque chose de similaire en tailladant au rasoir de vieilles enceintes. Je passais le son sur ces baffles pour certains morceaux. J’ai continué à expérimenter dans ce style jusqu’à ce que j’ai mes premiers équipements électroniques. En 1966 j’arrivais à employer beaucoup de distorsions et autres effets inqualifiables dont je n’étais pas peu fier. J’en étais arrivé à mystifier les autres guitaristes.

J’ai fréquenté l’Université du Minnesota2 de 1965 à 1968 et encore un peu courant 69. Je n’avais vraiment rien en vue... Je laissais venir... Comme je continue à faire. J’avais la chance d’avoir mon propre studio dans la cave, chez mes parents, je pense que pour eux c’était un bon moyen de «garder un oeil sur moi».

Cette période aurait pu être couronnée par la sortie sur le label Sire de Micromiature Love dont l’enregistrement était déjà fait. Ce projet tomba à l’eau, pouvez-vous nous éclairer sur cet échec, comment l’avez-vous vécu?

Il y a pas mal de choses qui ont été dites et écrites là-dessus, je ne peux pas répondre avec certitude. J’étais alors impliqué dans les activités du studio Candy Floss-Dove, Peter Steinberg en était le directeur. Lui et moi nous entendions très bien. Après que j’eu terminé l’enregistrement de Microminiature Love, Peter l’emporta à New York et en Californie, il l’envoya également à de nombreux labels parmi les plus importants et à quelques autres moins connus. Le seul label à être intéressé fut Sire. Les gens de Sire vinrent aux studios Dove pour voir les choses de plus près. Ils offrirent un contrat. Je n’eus pas de contacts directs avec eux, mais quand le contrat arriva sous mes yeux, je le refilai à un avocat pour qu’il y jette un oeil. C’est à partir de là que l’histoire se corse. L’avocat a pris contact avec quelqu’un (au label Sire, aux studios Dove?) et il me rapporta que Sire voulait que je largue le groupe, que j’abandonne l’enregistrement que nous avions fait et que je recommence tout à New York avec des musiciens de studio. Je ne sais toujours pas qui a voulu ça, tout ce que je sais c’est que je ne larguai pas le groupe et que je ne ré-enregistrai pas l’album avec d’autres musiciens. Je ne signai donc pas de contrat et les choses en restèrent là. Si ça c’était passé aujourd’hui, j’aurais personnellement contacté Sire pour demander des éclaircissements.

Après cet échec, qu’est devenu le Michael Yonkers Band? Etes-vous resté seul, avez-vous continué à vous produire en public, qu’avez-vous fait au juste?

Le groupe s’est dissous, ce fut en grande partie dû au fait que l’armée cherchait à m’enrôler pour partir au Vietnam, pendant une année et demie «dans les limbes» j’attendis de voir comment allait tourner cette situation. En raison de cafouillages administratifs, je fus successivement appelé, puis non, puis de nouveau appelé pour finalement ne pas l’être. De toutes façons, durant cette période, je commençais à me produire en solo dans des cabarets, la première partie de mon show était entièrement acoustique et vocale, la deuxième, amplifiée et vocale, la troisième était uniquement constituée de kazoo accompagné de sons électroniques. C’est à cette époque que j’ai rencontré Milo et me suis retrouvé en complète accointance avec lui. Milo est l’un des protagonistes parmi les plus actifs du free jazz, mouvement qui m’attirait beaucoup. Je l’ai beaucoup accompagné dans ses prestations en tant qu’invité, ça a beaucoup contribué à aiguiser mon jeu.

Quelques années plus tard vous avez été victime d’un grave accident dont vous subissez encore les conséquences. A cette époque les traitements pouvaient s’avérer aussi traumatisants que l’accident en lui même, certains examens exploratoires chirurgicaux ont abîmé votre moelle épinière de manière irréversible et vous ont infligé des douleurs dont vous souffrez encore. S’agit-il d’un tournant? Les trente années suivantes de votre vie sont assez intrigantes. Pouvez-vous nous parler de ces décennies 1970/80/90? Comment avez-vous surmonté cet événement? Pouviez-vous jouer sur scène ou ne serait-ce que travailler? Cet événement catastrophique vous aurait-il poussé dans vos retranchements, vous obligeant à mener une vie plus excentrique qu’elle ne l’était?

Je me suis brisé le dos lors d’un accident qui est survenu dans un entrepôt industriel. Plus de 500 kg de ferraille me sont tombés dessus, ma colonne vertébrale a été fracturée en deux endroits. Ca marqua l’arrêt fracassant de tout ce dont j’ai parlé en rapport à la musique. Il est difficile de parler des suites car peu de gens ont entendu parler de l’affection dégénérative «adhesive arachnoiditis» causée par le «pantopaque», un agent contrastant injecté dans l’espace sous arachnoïdien du canal rachidien après qu’une ponction lombaire ait été effectuée, lors d’un examen exploratoire appelé myélographie. J’ai subi deux myélographies au «pantopaque»... et depuis, je n’ai plus jamais été le même. Le «pantopaque» contient un agent chimique si puissant qu’il peut dissoudre le caoutchouc. Il était utilisé dans le but d’obtenir des radiographies lisibles (il n’existait pas encore d’IRM). Les conséquences ont été catastrophiques pour des millions de gens, la douleur est terrible et ne s’arrête pas... Et ce n’est que le début des problèmes. Il me paraissait acquis que je ne jouerai plus jamais en public... à moins qu’un miracle se produise. L’adage selon lequel la solution réside dans le coeur même du problème a gouverné ma vie.

J’en viens maintenant à parler de mes vieilles vidéos, celles, plus d’une centaine, que j’ai mises en ligne sur YouTube3. Elles ne sont en rien «professionnelles». Il s’agit plutôt d’archives documentaires, au fil du temps j’en mettrai d’autres en ligne et au final cela constituera une véritable vidéothèque d’archives sur ma vie pendant ces décennies 1970, 1980 et 1990. Je ne pense pas avoir assez de place ici pour parler en détail de toutes ces années qui ont été très compliquées pour moi. Je préfère en effet laisser parler ces vidéos pour moi. Mais pour faire bref, dans les grandes lignes: 

- années 70: travail en usine et un peu plus tard dans des centres commerciaux,

- années 80: j’ai mon propre magasin (Loonland), j’apprends et pratique la danse (un grand nombre de styles, en particulier la danse moderne et le ballet), je fais aussi le figurant,

- années 90: j’étudie plus précisément la danse moyen-orientale, je travaille aussi dans un élevage d’ovinés,

- ce que j’ai fait invariablement pendant ces trente années: danse moderne et expérimentations sonores.

Etes-vous resté tout ce temps dans votre ville natale? Vous sentez-vous spécialement attaché à Minneapolis-Saint Paul?

J’ai passé du temps dans chacun des Etats de l’Union ainsi qu’en Europe, au Canada et en Australie. Je peux dire honnêtement que je ne me suis jamais retrouvé dans un endroit qui m’ait réellement déplu. Mais je dois dire également que je ne me suis jamais senti poussé à quitter le Minnesota, je m’y sens bien. Le temps est intéressant ici, il y a une amplitude annuelle de température de près de 50°C. J’ai lu quelque part que Minneapolis-Saint Paul a l’un des climat les plus rude de la planète (pour une agglomération de cette taille).Peut-être que je reste ici parce que j’aime souffrir.

Votre investissement sur la scène a dû changer durant cette réclusion. Vous êtes-vous impliqué dans quelques projets d’importance durant ce long chapitre de votre vie?

La musique devint quelque chose d’essentiellement intime. Quelque chose que je faisais aussi totalement seul. J’avais eu cette idée de me filmer le plus possible, je me félicite d’avoir fait ça, d’avoir eu cette approche. De temps à autres je jouais en public... mais c’était plutôt rare. J’ai eu à passer tellement de temps à me soigner pendant toutes ces années, que la musique est passée au second plan. Et je dois dire que c’est toujours un peu comme ça.

La sortie de deux morceaux, Microminiature Love et Killing the Ennemy sur la compilation Unreleased Dove Studio Cuts 1964-69, par le label de Pittsburgh Get Hip en 1997, ainsi que, suite au regain d’intérêt pour votre musique, la sortie en 2002 de l’album Microminiature Love (enrichi de six titres contemporains à l’enregistrement originel) par le label DeStijl ont fait beaucoup de bruit et vous ont fait sortir de votre silence. Qu’avez vous pensé de ce complet retournement de situation après tant de temps?

Quand cette compilation de Get Hip est sortie, j’étais heureux comme un gamin dans un magasin de sucreries, Get Hip fini d’ailleurs par sortir un 45 tours de ces deux titres. Je fus (et suis toujours) extrêmement excité par ces parutions.

Après la sortie par DeStijl de l’album lui-même en vinyle (avec les photos d’époque)... je me suis senti comme si j’étais entré au paradis.

Après la sortie en CD sur SubPop... ce fut l’extase.

Cela pouvait-il aller mieux? J’ai vraiment pensé que je devais en profiter pleinement parce que je me disais que ça ferait long-feu, sachant que de nos jours il y a quasiment une saturation constante de l’actualité musicale. Et voilà, maintenant, cinq ans après il y a toujours tout cet enthousiasme, ça m’épate.

Vous avez été décrit comme le «plus extraverti des reclus de la planète», comment vous présenteriez-vous aujourd’hui? Merci. 

Je me vois comme quelqu’un qui aime beaucoup les autres tout en aimant être pleinement moi-même. Je sais que ça va paraître étrange, mais je ne suis pas du tout fasciné par moi-même, je me vois seulement comme la personne qui est le plus susceptible d’être comme je devrais être.

Au fur-et-à-mesure que les séquelles de l’accident révélaient leur gravité, je devais me reclure de plus en plus. J’ai eu à passer tellement de temps à me soigner (et à prendre du repos suite aux thérapies) qu’il ne me restait plus que quelques heures à peu près décemment utilisables par jour.

En sorte que j’ai dû me poser la question de savoir comment je voulais passer le peu de temps qui me restait.

Donc, en ce qui concerne ma vie de tous les jours, je préfère passer le peu de temps qui m’est imparti à faire de la musique ou tout autre chose qui me plaît... plutôt que de sortir en société.

Je prends toujours plaisir à aller voir des concerts et à jouer en public dès que je peux. A soixante ans, je veux passer plus de temps à regarder ce que j’ai accompli.

J’ai beaucoup de matière, vidéo et photo à regarder, à explorer. J’aime dire «mon futur est mon passé». Ca me va, parce que la plupart des gens à qui je parle sont plus intéressés par ce passé que par ce que je fais maintenant. Mais après toutes ces années, je réalise que «le présent est le passé de demain».

1. College: établissement local public d’enseignement supérieur ne proposant que des cycles courts à vocation professionnelle.

2. University of Minnesota: une des deux universités du système public dont dispose chaque Etat. Plus prestigieuses que les simples «colleges», elles offrent des cursus généraux longs et diversifiés qui aboutissent aux célèbres masters.

3. Pour visionner les vidéos de Michael Yonkers: entrez Bonusmouse sur YouTube.

 

 

 

 


Par Uder Mermouch - Publié dans : People - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 28 décembre 2007

M. Poire s'en est allé rejoindre Randall Webb, Marvin Marty, Don Creux, Emilio Fernandez et tous les personnages qui l'ont inlassablement inspiré jour après jour, lui qui était comme personne un réceptacle solaire, un vase ouvert vers lequel convergeaient tous les rayons Psycho-bataves. Personnage modeste, conscient de ses limites intellectuelles et surtout de son inaptitude fondamentale à diriger le monde et faire preuve d'autorité, M. Poire aura tout de même, à force d'efforts constants, atteint la fonction de consigliere de Jean Pop II, titre qui ne lui fut jamais contesté ni par son Maître, ni par de fantoches courtisans tel qu'il en gravita souvent autour du Maître.

Dernière image heureuse de M. Poire

Sa présence onctueuse, ses dons de diplomate, son aptitude à tiédir le propos quand il se fait trop débordant, son éloquence timide, son humour en demi-teinte et son hilarant stoïcisme face aux diverses épreuves qu'il dût subir seront regrettés par sa famille, ses quelques amis et les patients de l'hôpital Jean Calvin de Lausanne.

Nous saluons notre collaborateur et ami Jean-Pierre Paul Poire, trop tôt disparu.

 

The Juniors - Lost friend

 


Par Jeanpop2 - Publié dans : People - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 29 mars 2007

Le monde Psycho-Batave est en émoi !!!

Nos théories se trouvent une fois de plus avérées !!!

L'Iran est Un Pays PB !!!

Le président de la République Islamique Iranienne Mahmoud ahmadinejad a choisi "The eagle never hunts the fly" de The Music Machine pour hymne officiel !

Les images de la cérémonie :

 


Par Jeanpop2 - Publié dans : People - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 28 septembre 2006

Par Jeanpop2 - Publié dans : People - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 16 août 2006

Qu'a fait Uder Mermouch pour mériter que Jeanpop2 le rosse de telle manière au son du "Revenge" de Kookie Cook ?

kookie Cook - Revenge

          Prix :

     1 - Le 45 tours original du "She was good" de The Talismen.

     2 - Le foulard que Kleist offrit à Henriette Vogel à la fin de l'hiver 1811.

     3 - lou ride.


Par Loretta (secrétaire de Jeanpop2) - Publié dans : People - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 5 juillet 2006

A quelle vestale accompagnant Jean Pop II est adressé le déchirant "Get out of my life" de Little Anthony & The Imperials, et pour quelle raison ? 

 

                                    

Little Anthony & The Imperials - Get out of my life

    

     Prix :

            1 - L'acétate du "Voices green and purple/Trip to New-Orleans" de The Bees.

            2 - Le rôle principal dans le prochain film de Brian De Palma.

              3 - Un manuel de cuisine indienne Psycho-Batave.

Bonne chance !!!


Par Loretta (secrétaire de Jean Pop II) - Publié dans : People - Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

Dimanche 21 mai 2006

 

Comme vous le savez, l'ancien M. poire fut limogé de l'émission pour trahison de la cause Psycho-Batave et non-allégeance au principe de légende dans son état natal.

 

 

Nous vous présentons le nouveau M. Poire, transfuge du gouvernement Turc, où il tenait le rôle de secrétaire personnel du BACHI BOULUK BACHI dans le corps des Janissaires d'Anatolie.

Saluez-le comme il se doit.


Par Loretta (secrétaire de Jeanpop2) - Publié dans : People - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 18 mai 2006

Une seule question :

A quoi songe Jeanpop2, ainsi recueilli devant la tombe du Général de Gaulle ? 

 

Les lots pour les vainqueurs seront les suivants :

1- L'acétate original du "Got a little woman" d'Adrian Lloyd

2- L'immortalité

3- Une machine à enfoncer des cassettes de Cheap Trick dans les oreilles.

Bonne chance !

Jeanpop2 et des groupies


Par Loretta (secrétaire de Jeanpop2) - Publié dans : People - Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 23 mars 2006

           

Yeah.


Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 2 janvier 2006

Jeanpop2

Sred Sweign et M. Poire

vous souhaitent une excellente année 1966


Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 21 septembre 2005

Sred Sweign atteint d'une maladie non encore diagnostiquée !

Pour rédiger son poème-fleuve "La Lumière Nuit", notre ami s'est exposé de manière irraisonnable au soleil. Nous lui souhaitons le plus prompt rétablissement, et ce que nous pouvons faire de mieux pour le moment, c'est lui dédier ce poème de The Painted Ship, baladins intemporels de Vancouver.

The Painted Ship "And she said yes"
all right, gonna tell you 'bout a woman
asked my woman, do ya love me?
would you never put anyone above me?
and she, said YES
all right, she said yeah
beautiful women -- so hard to find
come on baby, are you mine?
and she, she said yeah
all right, she said yes
will you hold me ? (she said yes)
will you hold, squeeze me all the time (she said yes)
and she said, (she said yes)
all right baby (she said yes)
said baby, can I take ya?
said baby, can I make ya?
and she said, she said yeah
all right, she said yeah
all right, she said yeah
all right, (she said yes)
ooowwh..
said baby,
you know I can
love you
better than
another man
and she said, she said yes
all right, she said yes
said baby, will ya me?
will ya hold me, each and every night
and she said, (she said yes)
all right, (she said yes)
alllll right..

Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 29 août 2005

« Clarence Reid m’a ruiné mais il est resté mon ami »

 

Q. : Au commencement des années 1980, vous vous découvrez la vocation d’un entrepreneur dans le secteur du divertissement.

 

 

JP2 : Attendez Peter, avant cela j’aimerais que l’on s’attarde sur les courses de bagnole.

 

 

Q. : Je vous en prie.

 

 

JP2 : J’ai monté une écurie en Floride. Je l’ai baptisée « BF Kings Of The Wheels ». Tous mes vieux potes avaient leur chance.

 

 

 

Q. : Cette passion pour les bolides vient-elle de l’enfance ?

 

 

 

 

JP2 : Pas vraiment. Je trouvais ça top-notch et ça rapportait du pognon. Alors je me suis offert une chaîne privée, qui émettait en Floride.

 

 

 

Q. : Vous ne me parlez pas davantage de votre écurie ?

 

 

 

JP2 : Trop de mauvais souvenirs, Peter. On ne meurt pas qu’au Vietnam.

 

 

Q. : …

 

JP2 : La mort, Peter, la mort frappe ! Vous le savez, n’est-ce pas ! La mort a pris Don Creux. Il y a eu John Cazale puis Marvin Marty, entre temps Don Creux. C’est comme ça.

 

 

Don Creux, doing it his way (1976)

 

Q. : Qui était Don Creux ?

 

JP2 : Il était mon meilleur pilote. frank zappa lui a revendu de la mauvaise drogue et pourtant Don Creux n’était pas un junkie. Seulement frank zappa s’était montré persuasif, insistant, employant des hommes de main pour forcer mon ami à absorber des drogues. Don Creux a écrasé sa Lamborghini contre la remise de mon hélicoptère, qui depuis porte le nom du défunt.

 

 

Q. : Ce drame a donc précipité la création de votre chaîne privée, JP2C ?

 

 

JP2 : Oui, je ne pouvais plus souffrir le bruit d’un moteur. L’idée consistait à remettre à l’honneur ces authentiques légendes de l’Etat de Floride que sont Wayne Proctor de We The People, Clarence Reid, Betty Harris, Bob Jabour de The Cavemen, Coventry Fairchild de The Clefs Of Lavender Hill et d’autres tout aussi étincelants. Chacun se voyait confier la direction d’un show de trois heures où il était libre de décider la forme et le contenu. Tous les présentateurs portaient cependant un survêtement bleu où les initiales de la chaîne étaient inscrites en filigrane doré. L’uniforme, Peter, c’est ce qui signale une armée et je vous rappelle que je suis né et que je reste un guerrier Psycho-batave. J’ai également innové en matière de répartition du public : hommes et femmes étaient séparés par une rangée de tapirs. L’impact visuel était énorme et j’évitais ainsi toute contamination.

 

 

Q. : De quelle contamination voulez-vous parler ?

 

 

JP2 : AIDS, mon pote. En 1980, nous étions une poignée à penser que l’apparition de ce virus impliquait l’abolition totale et immédiate de tout rapport sexuel. Puis tout s’est arrangé quand j’ai su que le virus n’affectait que les homosexuels. J’ai alors réservé l’aile gauche de l’auditorium aux tapirs, et hommes et femmes se sont à nouveau mélangés.

 

 

 

Q. : Pourriez-vous, à l’usage de nos jeunes lecteurs, décrire une journée-type de programmation ?

 

 

 

JP2 : Cela débutait avec le télé-achat, avec Coventry Fairchild qui présentait d’un côté des disques rares de l’autre côté des objets pratiques, « domestic tools », comme des gaines en daim ou de la graisse de tapir, etc. Ensuite, Clarence Reid, entouré de femmes nues, ouvrait notre section jeunesse, en lisant des contes du monde entier. A midi, à défaut de journal, une série retraçait les destins des grands héros Psycho-bataves du vingtième siècle : Don Creux, Idi Amin Dada, Jean Pop 2, John Saxon, John Cleese, John Pop 2, etc. En début d’après-midi, des courses de bagnole vintage, mon pote, commentées par Wayne Proctor. A 18 heures, Clarence Reid était de retour pour animer le grand show qui accueillait les plus grosses fortunes du pays. On organisait une Roue de la fortune  et le vainqueur empochait soit l’hôtesse, soit la collection de disques. Les plus défavorisés par la chance repartaient tout de même avec une dent de Don Creux. A 21 heures, cinéma ! Bob Jabour tenait le ciné-club, choisissant avec une pertinence inégalée les thèmes du soir : la randonnée pédestre dans le Wyoming, le coin du feu, la sollicitude paternelle, la main sur l’épaule, etc. Enfin, à 1 heure du matin, Clarence Reid, depuis son jacuzzi, initiait la diffusion d’excellents pornos du monde entier.

 

 

"It was a great day for Winnie the Pooh..." Clarence Reid

 

Q. : Combien de temps cela a-t-il duré ? Qu’est-ce qui a précipité la chute de votre empire télévisuel ? Rappelons que Forbes vous avait consacré la première page dans son numéro de juin 1981.

 

 

JP2 : Clarence Reid m’a ruiné mais il est resté mon ami. Celui-ci, ivre de pouvoir, présentait en effet trois programmes dans la journée et jouissait alors d’une popularité immense. Bref, Clarence Reid a momentanément perdu ses repères un jour de mars 1984. Je m’interroge aujourd’hui sur la pertinence d’avoir confié au même homme les programmes pour la jeunesse et les programmes réservés aux adultes.

 

 

Q. : Que s’est-il donc passé avec Clarence Reid ?

 

 

JP2 : Clarence s’est fait pomper le dard par Winnie the Pooh, dans le costume duquel se cachait la veuve de Don Creux, Teresa Creux. A l’heure de nos programmes pour la jeunesse, devant des milliers d’enfants. Clarence a néanmoins réussi à lire son conte, il a fait son job. Mais Teresa Creux, paix à l’âme de Don, Teresa n’était pas à sa place. J’ai dû fermer boutique, ma licence m’ayant été retirée dès le lendemain du drame.

 

 

Q. : Puis vous disparaissez…

 

 

JP2 : Oui. De 1985 à 1995, j’ai vécu dans divers endroits aussi misérables qu’une crackhouse du Nebraska, un van à Hawaii, un pavillon de chasse dans le Tyrol, à proximité de la demeure de Thomas Bernhard, qui, curieusement, ne semblait pas me reconnaître, une grange dans le Jutland où je gagnais ma vie en me battant contre des chiens, à Madagascar où j’ai tenté dans un regain de confiance d’être missionnaire auprès des sauvages locaux... Je vais vous dire une chose, Peter, j’ai bien cru que mon Pat allait y passer.

 

Par Peter Bogdanovitch - Publié dans : People - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 19 août 2005
Psycho-Batave Revolution on the march ! 

Par JEANPOP II - Publié dans : People - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Mardi 9 août 2005

Jean Pop 2, Chers amis

 

                L’unité de la personnalité et de la vie de Randall Webb n’apparaît qu’à ceux qui lui ont témoigné suffisamment d’amour et d’admiration pour en saisir la forte ossature. Certes, plusieurs parmi nous ne l’ont fréquenté que durant de brèves périodes, et peu, à la vérité, peuvent s’enorgueillir de l’avoir côtoyé sur de longues périodes. Randall Webb qui, je le répète, a mené une existence parmi les plus cohérentes, une existence dédiée aux plaisirs de la recherche et de l’action Psycho-batave, Randall Webb a toujours pris soin de se défausser de ses compagnons de route, et ceux-ci n’avaient alors pour ressource que de l’observer à distance ou de recueillir le témoignage de nouveaux pèlerins. Ainsi, par un effort de recoupement, peut-on aujourd’hui rassembler en un nœud indémêlable les très nombreuses incurvations et sinuosités de son parcours. J’ai eu le privilège insigne de guider les derniers efforts vers la lumière de notre ami défunt. Vous, Poire, m’avez immédiatement précédé, mais dérouté par ce que vous avez dédaigneusement baptisé « la psychose russe » de Randall Webb, votre intérêt a fléchi dès notre départ de Copenhague. Vous, Jean Pop 2, avez nourri une compréhension exacte de la jeunesse de Randall Webb par le biais le plus illustre, j’entends celui de la littérature. Vous, Sred Sweign, avez connu Randall Webb d’une manière qui reste à déterminer mais qui, vraisemblablement, procède par éclipses ou plutôt éclairs instantanés, en quoi vous avez fait écho à l’une des passions juvéniles majeures de notre ami, celle qu’il vouait avec une intensité qui ne souffrait aucun relâchement à l’œuvre de The What Fours : « Eight Shades Of Brown ». Enfin, notre frère américain, l’officier Boulter Lewis a, lui, assisté et même stimulé Randall Webb entre l’année 1966 et l’année 1971, c’est-à-dire qu’il a été le témoin et le catalyseur de la floraison spirituelle du grand écrivain Psycho-batave. Pour ce qui est de la période 1971/1982, ce que nous nommons la Nuit de Randall Webb, personne hélas ne fait entendre sa voix, sinon celle, qui nous parvient d’outre-tombe, du metteur en scène Marvin Marty, l’auteur de Sad Was The Wine. D’après les Mémoires de Maurizio Benutto et le témoignage de son fils, Maurizio Benutto Jr, Marvin Marty et Randall Webb, pourtant jamais en présence l’un de l’autre, songeaient souvent, du moins en ce qui regarde Marvin Marty, à ce que l’autre pouvait faire, penser et aimer. Les storyboards et le scénario manuscrit de Wine Killing ! sont émaillés de références cryptiques à Randall Webb. De même, un article de 1973 de Randall Webb, paru dans une revue du Montana sur la chasse à l’ours, mentionne Keep The Wine Alive. Tous ces hommes, aussi divers soient-ils, riches ou pauvres, Américains ou non, seront bientôt égaux, quand leur histoire aura fui de la mémoire de l’humanité. Or nous pensons ici que l’œuvre de Randall Webb, promise à une reconnaissance mondiale et dont la révélation affectera le cours des événements, modifiera la perception générale que nous avons du temps et de l’esprit, cette œuvre assurera notre salut, à nous qui en avons chanté les louanges et en avons, pour une part seulement, saisi le développement et le sens.

 

(Randall Webb en 1964)

                Alors n’ayez crainte. Ne pleurez pas celui qui depuis plusieurs décennies a écarté le spectre de la Mort, celui dont la Mort n’a plus voulu et qu’elle ne saurait jamais gagner à sa sinistre cause, parce que Randall Webb dès 1965, par la grâce du fluide Psycho-batave, s’était élevé au-delà de la contingence. Et ne pleurez pas les vies dont aucune puissance ténébreuse ne vous dépouillera dès lors que vous avez reçu la parole sanctificatrice de Randall Webb. Aujourd’hui est fête et je ne souhaite pas voir Jean Pop 2 retirer la gaine de son sceptre, ni Sred Sweign mettre un terme à ses accouplements lacrymaux pendant que je vous console avec l’ultime intuition Psycho-batave de Randall Webb. Car les mots sur lesquels Randall Webb a pris congé de sa somptueuse forme terrestre ne manqueront pas d’atteindre votre cœur : « Land beyond the moon, I’m on my way to you ». Ces vers trouvent leur origine dans une chanson de The Motions. Ce sont ces mots qui ont donc servi de sésame à Randall Webb.  J’ignore quelle place « Land Beyond The Moon » a occupé dans la jeunesse puis dans la vie adulte de Randall Webb. Il est vrai que notre ami s’était fait une spécialité des reniements. Un attachement tôt contracté pour une musique, quelle qu’elle soit, ne conduit généralement qu’à un enfermement dans une religion. Ce n’est qu’ensuite lorsque telle musique ouvre non pas le champ de toutes la musiques mais l’espace d’un genre musical ou d’une époque de création que l’on sait notre goût formé et notre pensée prête à enfanter des pensées de valeur. Alors telle passion précoce pour un groupe anodin qui ne nous enfonce que dans le culte et la morale doit être combattue. Randall Webb n’a probablement découvert que fort tard « Land Beyond The Moon » , assez tard pour que cette chanson constitue un socle à sa réflexion et à son action. Vous l’entendez en ce moment-même qui remplit les voûtes de ce lieu. Sa cadence évoque une charge héroïque vers l’astre de la nuit ou bien le chariot des airs qui virevolte sous la conduite fougueuse du dieu Hélios. Et pourtant c’est aussi bien l’océan, le défi d’une traversée, ou même les chevaux qui se ruent dans le désert brûlant, que l’on perçoit, comme si la logique expansive du thème mélodique niait toute distinction entre les éléments. Ainsi « Land Beyond The Moon » se rue à l’assaut de tous les paysages, parcourt en tous sens les territoires du monde. C’est, si je puis dire, un air de conquête absolue. Mais il est autre chose, que nous ne comprenons qu’aujourd’hui, qui forme le legs de Randall Webb, et que la mort de ce dernier pouvait seule rendre intelligible. « Land Beyond The Moon » ne décrit pas seulement des parcours physiques mais une ascension vers la mort bienheureuse : The Motions, génies ineffables, attestent l’une des vocations primordiales de la philosophie d’après les Anciens, à savoir que la sagesse, l’amour de la sagesse sont une préparation à la mort. Aussi bien l’art témoigne de la perpétuation de la vie et célèbre ce qui existe. Or vous savez tous combien les artistes sont pour la totalité d’entre eux des gens grotesques et infatués. Au contraire de The Motions et de l’ensemble des cohortes Psycho-bataves. Ne pas ressembler aux artistes peut constituer un but valable dans la vie, et Randall Webb préféra toujours la sagesse de The Motions à l’art de lou ride. Cette préférence est la nôtre également. Nous sommes des sages. A bientôt Randall Webb.

 

 

 

 

Par Legendre - Publié dans : People - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

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