Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 19:14


Clifford Curry - Ain't no danger
Kip Anderson - Letter from my darling
Lucile Mathis - I'm not your regular woman
Jimmy Church - Right on time
The Fabulettes - Screamin' and shoutin'
Herbert & Rufus Hunter - The sound of a cryin' man
Starlites - Wait for me
The Vicars - Love has a way
Jades - When shadows fall
Them USA - Her kind
The Rocks - My only love
Frank Howard - Judy
Percy Wiggins - They don't know
Wallace Brothers - Thanks a lot
Marion James - That's my man
Sam Baker - Do right man
The Feminine Complex - Six o' clock in the morning
Gene & Debbie - The sun won't shine again
Ronny & The Daytonas - Nanci
Bergen White - The bird song
Dan Folger - The way of the crowd
Gene Allison - If I ever needed you
Joe Simon - (You keep me) hangin' on
Moody Scott - Darling please don't take my love
Troy Shondell - Here it comes again

DOWNLOAD THE SHOW !

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 19:34

The Dovers sont indéniablement le plus haut groupe du monde. Il est inutile de revenir sur la carrière lactée de cette entité insaisissable qui continue malgré sa fugacité de météore de faire tourner la planète Psycho-Batave.

Le sommet de leur œuvre, leur quatrième et ultime 45 tours, contient une poignée de secondes qui correspondent également au pic de la musique des années 60 avant la pente : il s’agit du pont de « She’s not just anybody ». Il est entendu que The Dovers incarnent plus que quiconque (davantage même que The Beach Boys, puisqu’on ne peut accoler au groupe de Santa Barbara une sensationnaliste « face sombre ») un été immuable, blanc comme un souvenir de mission californienne. J’ai pourtant toujours vu en « She’s not just anybody », et particulièrement dans le pont de la chanson, l’expérience psychédélique ultime, dans le sens où cette furie aérienne semble portée par le désir de transcender l’évidence de ses propres deux accords, focalisée entièrement sur la force blanche de ces derniers, sans recours ou références au trop haut (le mysticisme ravageur des années qui suivront) ou au trop bas (les drogues, l’hindouisme palissades roses de Soho). L’ardeur à l’oeuvre dans ce pont est jumelle de celle  avec laquelle certains peintres de la Renaissance violaient de l’œil et ruaient de la main les voûtes oratoires, comme pour finalement les percer. Elle suggère l’ultime tentative, forcément vouée à un échec extatique dans un matin inconnu, d’habiter la grâce.

Que faire après une telle ascension, pour ne pas redescendre ? Déconstruire en plein vol, vouer ses restes à la chute, et c’est ce que font The Dovers avec le break spectaculaire qui clôt ce moment impossible.



Habiter la grâce, certains contemporains de The Dovers le firent presque, mais de manière certainement plus inconsciente, instinctive, adolescente que ces derniers. Parmi les nombreux candidats à l’intronisation Psycho-Batave, retenons principalement The Road Runners, par ailleurs labelmates des Dovers (sur Miramar), qui firent de Fresno l’autre Santa Barbara en 1965-1966.

L’écoute des huit titres studio enregistrés par ce groupe provoque presque l’hébétude du premier choc frontal avec l’œuvre intégrale de The  Dovers. Certes, The Road Runners s’inscrivent davantage dans une tradition garage à proprement parler, héritée du Northwest sound ; ils possèdent presque le tranchant et l’attitude des hordes amidonnées post-Raiders, comme le soulignent la pugnacité joviale de « Goodbye », la sécheresse mélodramatique de « I’ll make it up to you » ou la sur-nervosité presque inquiétante de « Pretty me » (dont la couleur différente s’explique par le fait qu’elle est écrite par le batteur, alors que toutes les autres chansons sont l’œuvre du génial poupin Randy Hall, bassiste-chanteur de l’évidence, comme ses illustres aînés Anglais Paul et Reg), mais ils sont dotés d’une grâce qu’on a envie d’expliquer par un facile « inexplicable », et laisser la théorie du génie d’une époque, additionné à la sensibilité sauvageonne d’une individualité pourtant dans la norme, régler le problème. Contentons-nous de dire, remué encore par la délicatesse suprême de « Tell her you love her » (qu’on a presque peur d’abîmer en mentionnant, comme les songes qu’un arrêt en gare suffit à dissiper), que ce groupe de nuances superbes, de chatoyances discrètes est finalement le groupe parfait, celui qui ne pouvait pas survivre à 1966.

 

1969 continue de bruiner en 1971, et j’ai survécu. Je suis quand même revenu à Santa Monica. Ma mère continue d’épousseter sans fin des dentelles ridées, alors qu’on peut entendre des rumeurs pornographiques, là-haut dans la Valley. D’infâmes brutes anglaises viennent propager leur barbarie sur le Sunset Strip et le responsable de la plus belle chanson de l’année n’a même plus la force de finir son verre avant de rentrer dans la nuit claudicante.

Et pourtant je reviens sans cesse à cette chanson de John Phillips, qu’il a écrite pour honorer la fin d’un contrat, et je la réécoute convulsivement jusqu’à ne plus discerner les notes, à en oublier le titre, et elle est pour moi comme du pétrole qui charrie olfactivement des lambeaux d’enfance. Alors je pense au visage séraphin de Randy Hall, et me demande si je le retrouverai un jour au bas de la pente, pièce de monnaie fondue dans le macadam.


The Road Runners - Goodbye

The Road Runners - I'll make it up to you

The Road Runners - Tell her you love her

The Road Runners - Pretty me

John Phillips - Step out

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 19:51

The Lesabres - Standby
Flash & The Casuals - Uptight tonight
The Yo Yo's - Gotta find a new love
The Excentrics - What can I do what can I say ?
Danny Bunk & The Invaders - Ain't goin' nowhere
Escapades - Mad mad mad
The Lyrics - Darling
The Ovations - I need a lot of loving
Wee Willie Walker - I don't want to take a chance
Arthur Conley - I'm a lonely stranger
Little Dooley - Just like a child
The Scandal - There's reasons why
Now - Having a hard time
Tommy Burke & The Counts - Rainy day lovin'
Lawson & Four More - Halfway down the stairs
Breakers - Don't send me no flowers (I ain't dead yet)
Homer Banks - A lot of love
Johnny Daye - Stay baby stay
Ann Peebles - Trouble heartaches and sadness
O.V. Wright - Gone for good
Jim Dickinson - Dixie fried
The Memphis Nomads - I wanna be (your lover and honey)
The 1st Century - The surveyor
The Hombres - Hey little girl
The Guilloteens - Don't let the rain get you down
Rick & Ronnie - Don't do me this way
Eddie Floyd & Mavis Staples - Piece of my heart 

DOWNLOAD THE SHOW !

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 18:45


Le Jeanpop2 Crew et l'ensemble du Centre d'études Psycho-Batave a décidé de faire peau neuve et de dorénavant consacrer l'émission à une exploration minutieuse du territoire américain.
En attendant que notre Phrère Uder Mermouch établisse une carte du périple, en voici les jalons essentiels :

1- Memphis/Nashville, Tennessee : deux visages du Vieux loup originel.
2- La Vieux-loup Belt : Mississippi, Alabama, Géorgie, Arkansas, Kentucky, les Carolines.
3- La fière Virginie : le vieux loup au contact du Psycho-Batave.
4- L'extravagante Louisiane : avant Allen Toussaint/après Allen Toussaint.
5- L'éclairée Floride : foyer du Psycho-Batave confédéré.
6- La Nouvelle-Angleterre du sud : Massachusetts, Connecticut et Rhode Island. Inquiétude et établissements bancaires.
7- La Nouvelle-Angleterre du nord : Vermont, New Hampshire et Maine, ainsi qu'upstate New-York. Santé canadienne et pêche.
8- New-York, sophistication Italo-Américaine et street credibility.
9- New Jersey, Maryland, Delaware : le royaume lavette et l'imitation des grands.
10- Washington D.C. : le Psycho-Batave dans le marbre.
11- Pennsylvannie : Le Psycho-Batave tendre au contact de l'acier.
12- Ohio et Indiana : Le son de l'acier et l'odeur de pneu.
13- Illinois : le Gras Etat.
14- L'étonnant Michigan : Le pont jeté entre l'Italo-Américain et le Psycho-Batave.
15- Seconde influence de la santé canadienne : les joies simples du Minnesota, de l'Iowa et du Wisconsin.
16- Le désert Psycho-Batave I : Quelques grains de génie dans le sable. Utah, Les Dakotas, Nebraska, Idaho, Colorado.
17- Le désert Psycho-Batave II : Etats féconds mais contraires au génie. Oklahoma, Missouri et Kansas.
18- Le désert Psycho-Batave III : Etats ni géniaux ni féconds mais Etats d'Amérique quand même. Montana, Wyoming, Nevada.
19- Le mérite immense de deux Etats de 1959 : Hawaii et Alaska. Le cas Bermudes.
20- Le Frat Land : Washington et Oregon. Son évolution vers un Psycho-Batave à la chair ferme et raffinée.
21- Texas : Le Psycho-Batave à crocs, la folie sèche et psychédélique des prairies.
22- Arizona : Le Psycho-Batave élégiaque sous l'influence de l'abandon mexicain.
23- Nouveau-Mexique : l'abandon mexicain sous l'influence du Psycho-Batave élégiaque.
24- L'Affaire californienne ! Le Psycho-Batave au bout de lui-même.

Partager cet article

Repost0
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 22:07

Fitness


Ronnie Dawson - Jump and run
The E-Types - She moves me
King-Beez - I gotta move
Sonny Flaharty & The Mark V - Whole lotta shakin'
Elegants - Let's go Let's go Let's go
Wild Bill Kennedy & The Twiliters - Move it
Price & Walsh - Movin'
Bread - Move over
The Mamas & Papas - Step out
Hyle King Movement - Flower smile
Travis Wammack - You better move on
Moovers - Someone to fulfill me needs
Jesse Anderson - Swing too high
The Grooms - Slow down
Willy Willey - Push & shove
Detroit Sound - Jumping at the go go
Checkerlads - Shake yourself down
The Purple Hearts - You can't sit down
The Movement - Head for the sun
The Jay Jays - Shake it some more
The Moxies - Get a move on
The Goldebriars - Jump down
Superfine Dandelion - Crazy town (move on little children)

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 15:05

Famille Fonda



Davie Allan & The Arrows - The chase
Federal Duck - Knowing I loved you so
Thorinshield - The best of it
Willie & The Walkers - Alone in my room
The Shags - Hide away
The Sleepers - Time will tell
The Rising Storm - For L.N. who doesn't know
Steve Ellis & The Starfires - Her face
Willie & The New Yorkers - Sometimes
Wayne & The Impressions - I saw you
The Lewallen Brothers - Tough he was
William The Wild One - They call me Willie the wild one
The Del-Vetts - I call my baby STP
Grim Reepers - Two souls
Michael Yonkers - Sold America
The Second Helping - Let me in
Travel Agency - Time
Damon - I wonder why
Myddle Class - Free as the wind
Starbuck - Let your hair hang long
The Acoustics - My rights
The Beaubiens - Time passed
Yankee Dollar - Sanctuary
The Commons LTD - I'm going to change the world
The Electras - Action woman
Appletree Theatre - Don't blame it on your wife
Ashes - Sleeping serenade

Partager cet article

Repost0
4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 12:40

Géométrie


Four Dimensions - Sand surfin'
Quadrangle - She's too familiar now
The Satans - Lines & squares
The Infinite Pyramid- On a windowsill
The Dimensions - The pilot
The Shy Guys - Lay it on the line
The Pentagons - try and find
City Limits - I don't mind you
Pentagons - About the girl I love
Try-Angle - The writing on the wall
The Pyramids - I don't wanna cry
Symmetry Of Sound - Here without you
The Red Squares - You can be my baby
Fleur De Lys - Circles
The Four Squares - Don't you know I love you
The Bootjacks - The Circle
The Easybeats - See line woman
Ways & Means - Breaking up a dream
October Country - End of the line
Roger Nichols & a Small Circle Of Friends - I can see only you
49th Parallel - Blue Bonnie blue
Ken & Fourth Dimension - Rovin' heart
Music Box - The light
The Unrelated Segments - Cry cry cry
The Changin' Tymes - Blue music box
The Oxford Circle - Foolish woman
The Front Line - Got love
The Savages - The world ain't round it's square

Partager cet article

Repost0
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 14:56

Mardi dernier je marchais le long du fleuve, dans le contrebas des quais, parmi des fanes plus hautes qu’un homme, quasi préhistoriques, des orties gigantesques, des roseaux, toutes sortes d’herbes folles, sur un sentier bien marqué… pas de quoi se perdre, mais de quoi sentir, voir. Sentir aussi quelque chose de sombre se tendre sous ce ciel d’été qui cherchait querelle aux verbes, aux mots, aux roseaux que je voyais, à la transfiguration préhistorique que je faisais de cette lande : ma mélancolie première, matinale… Il faut aussi ajouter à ces pas une chanson qui persistait à mes lèvres, que ma gorge imitait, que j’aimais. Et toute a fait ronde, frémissante comme une eau : la solitude de cette chanson pour ma seule gorge. Mais j’oublie quelque chose. En vérité il y avait trois chansons dont j’emmêlais les phrases, les airs, les souffles… et elles étaient dans l’ordre de leur apparition Leaning on you (the Yo-Yos), Diamonds and gold (Willie & the Walkers) et Laugh laugh (Beau brummels), belles, farouches, parce que ma langue n’en récitait que des bribes, et quelles bribes, mais aussi comme un brelan tombe en main dans une partie de carte, un atout de taille pour ne pas se coucher et peut-être au bout rafler la mise. Au bout du compte une seule persista, et je faillis vaciller avec.

Ce matin là je m’étais éveillé avec d’étranges humeurs. Et j’avais tour à tour écouté les chansons, la larme à l’œil, sous l’enceinte grande ouverte, écouté à tue-tête pour faire enfler ma force. Je sortais de ma chambre comme une bête de sa cage avec mon bouquet de paroles. Etrange comme une fois dans l’air, le dehors, tout d’une chanson manque. Comme son physique manque. Comme elle est simplement absente du décor, du présent. Car une chanson a un corps. On n’y pense jamais, mais c’est pourtant vrai. Et les corps de ces chansons, là, pendant cette marche s’étaient volatilisés. Car ce corps, qu’il soit gravé sur vinyle ou dans d’autres plastiques, c’est un corps invariable, toute la mécanique, la géométrie de son orchestre est inimitable avec la bouche. Voilà pourquoi l’on chante si souvent dans sa tête. C’est trop compliqué à rendre. Trop intense, il nous faudrait plusieurs voix. Nous en avons une.


Celle de Willie, de Willie & the Walkers, pendant Diamonds and gold je l’aime parce qu’avant chaque phrase on peux l’entendre reprendre et perdre son souffle, moduler l’intensité dramatique de la chanson, poser sans mot aucun ce qu’est la mélancolie, la fatigue, avant même que la phrase n’ait été dite. Quelque chose de presque animal, un soupir, un tremblement. Qu’on entend respirer. Je calais mon souffle au sien, mes pas au rythme de la caisse claire, et des chansons adorées quelques minutes plutôt, il ne me restait plus que cela. Alors parmi les fanes géantes, les orties, j’ai voulu voir passer l’une de ces libellules grandes comme des aigles qui hantaient les jungles préhistoriques, qu’elles me rapportent le corps de Diamonds and Gold. Le parallèle me séduisait. S’il devait rester quelque chose d’humain en moi dans vingt, cent ans, je faisais le souhait que ce soit la respiration de Willie, sans l’orgue, sans la caisse claire, mais avec sa mélancolie chantée. Comme de la jungle ici n’est resté que les fanes, non les libellules, parce qu’elles tremblent, imperceptiblement, toutes, comme un chorale sauvage au milieu du bruit. C’était en réalité un moment parfait pour disparaître, s’effacer du paysage et du corps des choses et du mien. Ou redevenir deux, amants, et se susurrer les mots de Diamonds and gold. Une tentation dont la chanson témoigne à merveille.


Willie & The Walkers - Diamonds & gold
 

Partager cet article

Repost0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 12:46

White soul


The Mourning Missed - I'm not your brother
John Hammond - I wish you would
Pulsating Heartbeats - Talkin' bout you
Soul, Inc. - Love me when I'm down
The Human Beinz - Turn on your love light
The Caravelles - Self service
Sharon Tandy - One way street
Sandra Rhodes - Sowed love and reaped the heartache
Bobbie gentry - Fancy
Sandy Chapin & The Vandaliers - Breath taking guy
Jackie De Shannon - Oh ! I did it again
The Underdogs - Love's gone bad
The Rationals - Sing
The Sixpence - You're the love
Bob Seger - 2+2
The Sunliners - Land of Nod
Tony Joe White - Who's making love
Dan Penn - Just as I am
Joe South - Leanin' on you
Jim Ford - I'm gonna make you love me
Johnny Daye - Stay baby stay
The Honeycombs - I can tell (something's up)
The Rolling Stones - Connection
The Artwoods - I take what I want
Timebox - Beggin'
The Koobas - You'd better make up your mind
The 5c Stamp - Gotta go now

Partager cet article

Repost0
22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:39

Ombre & Lumière


Shadows Four - Heart of wood
Shadows Five - Gathers no moss
Kings Verses - Lights
Apperson Jackrabbit - Shadows falling
The Exotics - Queen of shadows
Les Sunlights - I'm lonely
The traveler's - Shadow of defeat
The Creatures - Turn out the light
Little Phil & The Nightshadows - Plenty of trouble
Nation Rocking Shadows - Time
The One Way Street - I see the light
The Left Banke - Shadows breaking over my head
Bittersweet (The Clique) - Shadow of your love
Dean Carter - Shadow of evil
Linda Rich - Sunlight shadow
The Music Machine - To the light
The Lykes Of Us - Tell me why your light shines
Eddie Hodges - Shadows & reflections
Finders Keepers - Light
Friends Of The Family - Jello Lights
Barbara Stant - Shadow in you footsteps
West Minist'r - Bright lights windy city
Fantastic Zoo - Light show
The Attic Sounds - Shadows
The Rightly Sew - Lights brightly shining
The Quest's - Shadows in the night
The Poppy Family - Shadows on my wallnon

Partager cet article

Repost0