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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 13:27

Moody heaven part three : Aigre-doux

 

Bien qu'obscurcie par la mort en direct de M. Poire, l'émission poursuivit son chemin semée de mélopées tendres et doucereusement mélancoliques, sans verser une seule fois dans la nostalgie rance ou le confort bourgeois. Bravo les gars.

The Magic Sounds "Love can be so fine"

The Reddlemen "I can't go on this way"

Quarrymen "Don't try your luck"

The Hydraulic Raisins "Travel the world"

The Chessmen "Running wild"

The Journey Men "Short and sweet"

Scavengers "But if you're happy"

The Romans "I'll find a way"

The Dovers "About me"

Don Covay "Stop by"

Helene Smith "I'm controlled by your love"

The Mad Lads "I don't want to lose your love"

Helen Smith "I'm controlled by your love"

The Lords "What went wrong"

The Outcasts "Loving you sometimes"

Magic Plants "I know she's waiting there"

Baythovens "Luv look away"

The Nightcrawlers "Sticks and stones"

Les Lutins "Elle n'a rien compris"

The Young Men "A thought for you"

The Sheffields "Nothing I can do"

Reparata & The Delrons "Look in my diary"

Nathaniel Mayer "My last dance with you"

Arthur Conley "I'm a lonely stranger"

Dr John "Go tell the people"

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 19:36

M. Poire s'en est allé rejoindre Randall Webb, Marvin Marty, Don Creux, Emilio Fernandez et tous les personnages qui l'ont inlassablement inspiré jour après jour, lui qui était comme personne un réceptacle solaire, un vase ouvert vers lequel convergeaient tous les rayons Psycho-bataves. Personnage modeste, conscient de ses limites intellectuelles et surtout de son inaptitude fondamentale à diriger le monde et faire preuve d'autorité, M. Poire aura tout de même, à force d'efforts constants, atteint la fonction de consigliere de Jean Pop II, titre qui ne lui fut jamais contesté ni par son Maître, ni par de fantoches courtisans tel qu'il en gravita souvent autour du Maître.

Dernière image heureuse de M. Poire

Sa présence onctueuse, ses dons de diplomate, son aptitude à tiédir le propos quand il se fait trop débordant, son éloquence timide, son humour en demi-teinte et son hilarant stoïcisme face aux diverses épreuves qu'il dût subir seront regrettés par sa famille, ses quelques amis et les patients de l'hôpital Jean Calvin de Lausanne.

Nous saluons notre collaborateur et ami Jean-Pierre Paul Poire, trop tôt disparu.

 

The Juniors - Lost friend

 

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 18:41

Moody heaven part two : Sybaritisme inquiet

 

Pour cette émission incandescente jusqu'à la limite de l'obscène, nos héros s'acquittèrent avec merveille, une fois de plus, de leur tâche en slalomant entre les effluves d'encens pour parvenir au coeur.

The Gruve "Take hi five"

The Byrds "Everybody's been burned"

The Novas "Whenever you're ready"

Madhatters "You may see me cry"

Federal Duck "Peace in my mind"

Frabjoy & Runcible Spoon "Animal song"

Something Else "Let me say now love"

Carrol's Mood "Out she goes"

Pussyfoot "Hasty words"

The Smoke "Umbrella"

Ashes "Return love"

Flower Power "Stop"

The Millenium "Blight"

The Moon "Come out tonight"

The Network "Ears of stone"

The Bliss "Lifetime" 

We The People "Saint John's shop (chords)"

Beau Allen "Part of me"

Dalton, James & Sutton "One time around"

The Bee Gees "Lonely winter"

Del Shannon "I think I love you"

Darius "Dawn"

Eight Day "Building with a steeple"

Mortimer "Singing to the sunshine"

Roger Nichols & Paul Williams "So many people"

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 13:27

Christmas Present !

The Ohio Mix !!!

Click here to download !!!

Sonny Flaharty & The Mark V - For all of us

The Bare Facts - Bad part of town

The Outsiders - I'll give you time

Bittersweets - The hurtin' kind

The Centrees - She's good for me

Jerry & The Others - Don't cry to me

The Chylds - Hey girl

The Panicks - You're my baby

Shepherd's Heard - I know

The New Breeds - Girl in love

Fortels - She

N. Patrick Williams - Tears I cried for you

Eye Zooms - She's gone

Us Too Group - I'll leave you cryin'

The Outcasts - Loving you sometimes

Pictorian Skiffuls - In a while

Sonny Flaharty & The Mark V - Hey conductor

The Motions - Land beyond the moon

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 12:24

Moody Heaven part one : Upbeat killers

 

Pour la première émission de ce triptyque consacré à la nuance moody, Nos héros s'attelèrent à la tâche avec ferveur, jusqu'à l'extinction de leurs voix. Quel sacrifice de soi ! Et ça ne fait que commencer.

Tormentors "She's gone"

Brim-Stonz Ltd "You'll be mine"

Sonny Villegas "I cry"

The Enfields "She already has somebody"

The Gestures "It seems to me"

Nameless "Life"

The Cordials "Misery"

The Skunks "A girl like you"

Shaynes "From my window"

The Grodes "What they say about love"

The Renegades "She's your find"

The Ascots "Summer days"

The Golliwogs "Walking on the water"

The Sims Twins "I've got to win your love (for me)"

Z.Z. Hill "What more"

Tan Geers "Let my heart and soul be free"

Gene Chandler "In my body's house"

The M.H. Royals "Old town"

The Excentrics "What can I do what can I say"

Mixed Emotions "Can't you stop it now ?"

The Prodigal "You got me"

The Wig/Wags "I'm on my way down the road"

Buck Rogers Movement "Baby come on"

Gregory & The Velvet Illusions "Mini Shimmy"

Us Too Group "I'll leave you crying"

Everpresent Fulness "The rovin' kind"

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 19:54

Il existait en 1965 un groupe majeur nommé The Bad Seeds, à Corpus Christi, Texas. Après s’être épuisé à jouer pour des southerners hostiles dans les minuscules Kingsville, McAllen, Beeville ou Rockdale, le groupe se sépara et leur chanteur, Mike Taylor, enregistra une poignée de titres proprement magiques, accompagné de membres des Zakary Thaks, sous le nom de Michael.

Voici pour le factuel. Maintenant, alors que je découvre, émerveillé, ces quelques faces que je ne soupçonnais pas d’exister en cet automne qu’est la charnière 1966-1967, je mesure la distance qui sépare le chanteur de son premier groupe, parangon du trauma adolescent, mais je saisis bien vite qu’il y a continuité et non rupture. Le trauma en question est ici en passe de devenir adulte, c’est-à-dire non pas de disparaître, mais de se résorber dans une vie qu’on a finalement accepté qu’on nous impose.

Dès les premiers arpèges de guitare de « Gotta make my heart turn away » qui tombent, beaux et tranquilles, comme des flocons sur le paysage miniature d’une boule à neige, on sait qu’on va être à l’abri de la tourmente chez cette chanson. Cet émouvant hiver d’Épinal connaît son climax juste après que Mike Taylor a chuchoté la phrase clef de la chanson : Just one smile from you / will take away the blue from my heart. S’ensuit alors une envolée rêveuse qui pourrait évoquer les sommets de The Dovers à la nuance près qu’on est ici à l’intérieur. Alors que le céleste groupe de Tim Granada évolue dans des hauteurs où la moindre bouffée d’air est pur cristal, le groupe de Michael regarde ce ciel d’une fenêtre embuée, au chaud alors que l’herbe est givrée dehors, avec l’air à moitié endormi et béat de celui qui attend que l’autre moitié vienne frapper à la porte.

            L’autre chanson renversante, « I’m nobody’s man » ajoute à la chaleur de la précédente une sensualité facétieuse dont on ne trouve l’équivalent, toutes proportions gardées, que chez les plus discrets félins de la soul comme Al Green. Alors on comprend la raison de ce sobriquet qui ne consiste qu’en le prénom du chanteur, de surcroît des plus communs qui soit : Michael c’est à la fois l’ami d’enfance qui n’a pas quitté la ville natale, mais c’est aussi le mari de la dernière chance et finalement celui avec qui on construira sa vie, parce qu’il faut bien vivre avec quelqu’un, comme à partir d’un certain âge on ne subit plus ces rêves d’une beauté de foudre mais on doit les construire tout en les faisant. Michael c’est ce beau-père tendre qu’on est finalement heureux de voir jouer sur la pelouse avec nos enfants alors que commence à s’estomper le souvenir de leur père qu’on a tant aimé mais qui s’est avéré être un salopard. Michael, derrière ses apparences de square qui s’est à peine plus affirmé, est un guérisseur et nous avons plus que jamais besoin de lui.

Michael - Gotta make my heart turn away

Michael - I'm nobody's man

Michael - People Sec. IV

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 20:13

Bijoux

C'est sans vulgarité ni affectation de luxe que nos sublimes héros accomplirent leur tâche ce soir-ci. Eux qui méritent de mourir dans la plus luxueuse des Rolls Royce parlèrent avec simplicité et pontifièrent avec chaleur.

Phrase de la semaine : "Il prête le flanc à la critique, mais il lui rendra ! Hohohohohoho." (Mermouch)

The Blue Things "Silver and gold"

Johnny Lion & The Jumping Jewels "I wanna dance with you"

Ardels "Piece of jewelry"

The Scarlet Henchmen "Crystal palace"

New Colony Six "Accept my ring"

Diamond Joe "Hurry back to me"

Ruby Johnson "I'll run your hurt away'"

The Opals "I'm so afraid"

The Crystals "In the morning"

Jades "Come back"

Jades "I cried"

Jades "Please come back"

Willie & The Walkers "Diamonds and gold"

The Daily Flash "Jack O' Diamonds"

The Grains Of Sand "Golden apples of the sun"

The Talismen "Glitter & gold"

The Talismen "She was good"

Bobby Womack "Ruby Dean"

The Gems "I'll be there"

Fred Williams & The Jewels "Tell her"

Steely Dan "Green earrings"

The Black Diamonds "See the way"

Golden Earrings "That day"

Shags "Ring around the rosie"

Jackie De Shannon "Crystal clear"

David John & The Mood "Diggin' for gold"

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 19:54

On peut littéralement enlever des chansons, les arracher à la terre, au soleil, les soutirer aux cactus, et même à un chien, les extorquer à l’amour – évidemment malheureux – d’une femme, les dédier à sa parenté, ses enfants… Je veux dire : Partir du Crée – inachevé – et en quelque sorte le louer mais peut-être aussi, surtout, le parer d’un vêtement d’images. Images toutes naturelles, humaines, aux auditeurs, bref images où l’on a pied, où l’on se reflète. Et c’est fort rassurant et beau d’avoir pied quelque part, où l’on communie, l’on pleure, l’on respire mieux. Alors, c’est inévitable, certains destins d’hommes n’ont pas la chance de louer, de remercier, d’aimer, et je veux voir dans I’m a young man d’Eddie & Ernie. (1965. Eastern Records.), une toute autre expression du genre au cours de laquelle une chanson ne s’appuie sur rien, n’enlève ni ne prélève rien à personne, mais sacrément va s’élever du néant et lui rendre d’un manière imparable son excommunication, lui crier son désir. Quant à moi, j’avouerai que pour en parler, les images me seront d’un grand secours. Sinon, quels mots nous resteraient-il après une telle traversée ?

 

En effet, il ne faut pas moins de douze mesures et sept phrases à Eddie & Ernie pour plonger I’m a young man dans une détresse nouée, serrée, parfaitement close, une ténèbre insurmontable. Ecoutons les. Un piano est là qui entonne une mélodie grave et comme flottante, allongée, ponctuée d’une basse poisseuse, trempée sous une valse de pluie que maintient une cymbale. Puis les murmures voluptueux, inauguraux, des chanteurs, muent pour dire ceci qui est simple et intolérable :

 

I’m a young man I need some love

 

I’m a young man I need some love

 

Help me Somebody

 

I’m a young man I need some love

 

Baby

 

I’m a young man I need some love

 

There's one more thing I want to  say

 

Et là, à peine cinquante secondes sont passées… Moi je suis à terre. Mais j’imagine très bien l’océan poisseux où flotte leur nef perdue. Et ces deux là, éclairés à la leur d’une lampe tempête sous l’averse et la nuit, n’ont hélas que ces mots à dire, à déplorer de ne pouvoir les dire à personne, sinon Quelqu’un. Ce terrible Somebody impersonnel, inconnu… Et s’il n’existait pas ? Je dois dire que si ce premier passage n’était pas prolongé d’une minute trente supplémentaire de musique, je saurai dire à mon tour : Ça y est, c’est la fin ! Le chant du cygne ! Le désespoir est entré net et sans retour. Inaltérable. Seulement voilà, (bien que la suite des paroles perpétue ce registre, l’achevant presque à coup de terribles I want to be kissed and I want to be missed, le justifiant d’un non moins terrible I travel all around the mountain, and i travelled all around the rain and sea, still i need some love) soudain, des voix d’Eddie & Ernie s’échappe une ascension aiguë, inattendue qui, comme les vents déchirent les toitures, font crisser les enceintes, affolent les aiguilles des potentiomètres, transpercent les oreilles et le cœur, comme si leur propos dits avec une élégance magistrale quand il aurait pu, dû être hurlés, avaient atteint leur destinataire. Quel qu’il soit. Et cette inoubliable ascension a lieu deux fois. Une première pour se relever, une deuxième pour faire trembler l’enceinte et peut-être même le fameux Somebody.

 

Evidemment, si l’océan – que j’imagine – qui porte leur nef désespérée peut symboliser les remous sans fonds de leur détresse, la détresse si belle, injuste et incompréhensible du jeune homme sans amour, les voix, elles, verticales soudain, sont de grands courants aériens, de ceux qui balayent les nuages, dissipent une pluie, font frémir l’aube, cette aube qui tarde tant à venir. Et je veux voir dans I’m a young man l’une des seules chansons, à ma connaissance, qui ai soutenu une telle réponse capable d’éclater dans les hauteurs, comme de la lumière. Partis des montagnes, du désert, de rien, n’ayant rien, n’étant plus rien, jetés à la mer, là où les images de Géricault avec son Radeau de la méduse, d’Evariste Luminais avec les Enervés de Jumièges maintiennent encore la détresse des condamnés dans l’obscurité, Eddie & Ernie, eux, en 1965 avec leur seules voix, atteignait à coup sûr un cœur en pleurs, celui de Somebody, le mien, le vôtre à présent. Et ils eurent beaucoup d’enfants.

Eddie & Ernie - I'm a young man

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 20:03

Miniatures

Emission sublime, ouatée comme le plus beau rêve où le bonheur s'enlace. Sred Sweign le bienheureux fut d'une verve ourlante, et Mermouch le grand dans un mood étonnament paternel. Merci.

Phrase de la semaine : "Intime est le bon verbe" (Sred Sweign le bienheureux)

The Beach Boys "Wake the world"

Chick Lewis "North wind"

Mark Douglas "There's something I got to say"

The Blue Rondos "What can I do"

The Honeycombs "I can tell (something's up)"

The Forsaken "She's alright"

New Colony Six "Last nite"

The Lee VI's "Pictures on my shelf"

Roks "Transparent day"

The Impressions "Isle of the sirens"

Moovers "Someone to fulfill my need"

Irma Thomas "Two winters long"

Marion Black "Who knows"

Sagittarius "Lonely girl"

Goldebriars "Haïku"

Tommy Roe "Melancholy mood"

The Music Machine "Discrepancy (demo version)"

Bobby Fuller "My true love"

Everly Bros "Take a message to Mary"

The Troggs "We waited for someone"

Fox & The Huntah's "Funny kinda day"

Montage "Grand pianist"

Hogarth "Suzie's getting married"

Michael "Gotta make my heart turn away"

The Mystery Trend "There it happened again"

? & The Mysterians "Love me baby"

Magic Sounds "Love can be so fine"

Fabulous Royals "She told me"

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 13:22

 

La voir en plus grand ici

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