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    <title><![CDATA[Le Centre d&#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2 (Centre d'études psycho-bataves)]]></title>
    <link>http://www.jeanpop2.com/categorie-112765.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Centre d'études psycho-bataves&quot; du blog &quot;Le Centre d&amp;#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.jeanpop2.com</copyright>            <category>Centre d'études psycho-bataves</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Friendly Ui : The D-Men, "No Hope For Me" 1964]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-friendly-ui-the-d-men-no-hope-for-me-1964-83345894.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    The D-Men sont la première incarnation de The Fifth Estate. Nous parlons de légendes du Connecticut et la localité est Stamford, hâvre magnifique pour la gentry de New York. Malgré son inclusion
    dans la Nouvelle-Angleterre, le Connecticut présente assez peu de similarités avec ses voisins puritains. Ainsi les futurs Fifth Estate joueront une pop music mélodieuse, claire, aiguë, souvent
    dotée d'inflexions latines, d'arrangements easy-listening et ne rechignant pas à une pincée de blue-eyed soul. Tout cela nous les fait considérer comme une émanation banlieusarde du son de Long
    Island. Mais en 1964, The D-Men subissent encore l'influence du Nord. Leur "No Hope For Me" doit autant à l'esthétique virginale et optimiste de Mike Brassard qu'à la tendresse spécifique des
    scènes de l'Iowa et du Minnesota.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/after-shows/D-men-2.jpg" class="CtreTexte" alt="D-men 2" width="555" height="341">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les éléments sont les suivants : la recette éprouvée du beat suspendu pour les couplets (comme dans "Kathy Run Around" d'Uncle &amp; The Anteaters, ou "At The Club" des T-Bones), moyen très sûr
    d'imiter le battement du coeur, le refrain de l'emballement, strictement ascensionnel, les voix riches en protéines dont la hauteur est juste et l'élocution, précise, l'orgue idiosyncratique des
    Etats du Nord que l'on entend jusque dans les Chessmen du Canada. Jugée moins dans ses parties, et plus dans son ensemble, "No Hope For Me" est une idylle adolescente purgée de son drame. The
    D-Men savent en effet qu'ils ne travailleront pas demain et que la rentrée suivante à l'Université les comblera d'opportunités avec les jeunes ladies. Alors "No Hope For Me" se chante
    gaillardement, dessinant pour nous les patinoires et les parquets de basketball sur lesquels le groupe dut jouer -et dans l'orchestre et dans l'équipe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/k1xauisar0akrbiq54cv" target="_blank">D-Men - No hope for me</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/after-shows/D-Men.jpg" class="CtreTexte" alt="D-Men" width="389" height="400">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Sep 2011 19:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">505f5514302a138e358d975907deaba8</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-friendly-ui-the-d-men-no-hope-for-me-1964-83345894-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ui intime : Rudy Romero et le fatalisme béat]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-ui-intime-rudy-romero-et-le-fatalisme-beat-82000434.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ancien chanteur des magiques Hard Times de San Diego, groupe qui a avec une délicatesse nonchalante caramélisé la pop californienne, Rudy Romero publie
    un unique album solo en 1972. S’il est en partie marqué par l’esprit singer/songwriter communautariste bien de son époque (jusque dans les rumeurs&nbsp;: George Harrison aurait gratté quelques
    accords pendant les sessions, la belle affaire), c’est bien un homme seul qui l’habite, du moins y entend-t-on les mouvements de son unique cœur surpeuplé, une dernière fois, avant que Rudy
    Romero ne s’évanouisse lentement dans l’alcool et le laisser-vivre, sous le regard impuissant de ceux qu’il a aimés. Dans le meilleur morceau de l’album, c’est bien l’ivresse et le laisser-aller
    qui règnent de concert.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://991.com/newGallery/Rudy-Romero-To-The-World---Wh-519646.jpg" class="CtreTexte" alt="http://991.com/newGallery/Rudy-Romero-To-The-World---Wh-519646.jpg" width="300" height="295">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Love comes when it wants to anyway&nbsp;» est la plus belle illustration du fatalisme béat à l’œuvre dans le disque. Ce fleuve harmonique de
    quatre minutes trente, qui s’imprime ensuite pour toutes les semaines de l’existence, est mené par une voix d’une justesse constante, timide et inébranlable, relâchée et éperdue. De toutes
    manières, l’amour vient sans s’annoncer, il ne nous reste plus qu’à le subir délicieusement, puisque “We don’t have to find an answer or a meaning about being here together”. Contrairement à son
    phrère de pure joie et déchéance, Dennis Wilson, Rudy Romero n’est pas à la recherche du «&nbsp;quelque chose&nbsp;» qui a poussé <em>Dumb Angel</em> à son dernier plongeon. Avec lui la fêlure
    est pleinement assumée et la rêverie, bercé par les aléas de cette vie qu’on n’a pas choisi de susurrer, préférée aux dents de scie du sublime.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.box.net/shared/ra11sqt2lioodfci5ol6" target="_blank"></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a>&nbsp;</a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.box.net/shared/ra11sqt2lioodfci5ol6" target="_blank"><strong>Rudy Romero - Love comes (when it wants to anyway)</strong></a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Aug 2011 18:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0cdfdd6dff38920aeedddb77dd549298</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-ui-intime-rudy-romero-et-le-fatalisme-beat-82000434-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ui !]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-ui-81999677.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong>AUTORITÉS</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un ancien système, dans lequel le Psycho-Batave n'était pas souverain, croisait essences et<br>
    itinéraires spirituels. Il présentait l'avantage de rendre compte des transversales entre nos principales<br>
    catégories mais en soi, le système n'offrait pas une grande plasticité à la matière que nous y<br>
    traitions. D'où la nécessité d'une refonte : le Psycho-Batave qualifie désormais l'ensemble de ce que<br>
    nous y faisons figurer ; au lieu d'essences et d'itinéraires spirituels, nous parlerons de postures et<br>
    d'expressions. La posture désigne une attitude fondamentale d'un sujet face au monde.<br>
    L'expression désigne l'action particulière du sujet dans le monde, une même posture préparant<br>
    toujours plusieurs expressions potentielles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans le Psycho-Batave, il y a quatre postures : le Ui, soit la recherche d'un accord avec<br>
    autrui et/ou la nature ; le Pat, soit le pouvoir d'un sujet sur autrui ; le Mood, soit le repli du sujet<br>
    dans son intériorité ; la Toge, soit la contemplation d'un ordre supérieur. Seuls le Ui et le Pat sont<br>
    des postures aux prises avec l'expérience. Le Mood et la Toge sont des postures qui, chacune à sa<br>
    manière, évitent de se mesurer au réel. La Toge pousse ce refus au dernier degré puisqu'elle délaisse<br>
    même le sujet. Quant au Mood, s'il conserve en effet le sujet, celui-ci n'a plus d'autre objet que luimême.<br>
    Il est devenu un absolu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://www.merrellfankhauser.com/exilesbig.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.merrellfankhauser.com/exilesbig.jpg" width="294" height="300">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><em>Merrell Fankhauser, fameux détenteur du Ui</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>POSTURE PSYCHO-BATAVE I : LE UI</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le Ui est la posture primordiale du Psycho-Batave, lorsque celui-ci est adéquat au monde, et<br>
    il connaît six expressions. La première d'entre elles dans l'ordre de la théorie mais également dans<br>
    celui du temps est l'Original Ui, dont les caractères principaux sont l'innocence, la spontanéité, la<br>
    simplicité et un certain art de la faveur. Procèdent de ce Ui des origines, d'une part le Friendly Ui et<br>
    le Ui of Intimacy qui tous deux réalisent le Ui dans le cadre des relations avec autrui, relations<br>
    amicales pour le premier et amoureuses pour le second, d'autre part le Healthy Ui, le Ui of the<br>
    Meadows et enfin, l'Heroic Ui, trois expressions du Ui dans la nature. Le Healthy Ui est la<br>
    célébration de l'inexpugnable santé des forces de la nature. Le Ui of the Meadows est la jouissance<br>
    de l'effusion dans un espace découvert -l'article de Jean Pop II sur The Five Americans demeure la<br>
    meilleure lecture pour entendre cette expression si subtile du Ui. On y apprendra que le désir<br>
    d'horizontalité ne nie pas la verticalité, comme on le croit généralement, mais qu'il s'oppose plus<br>
    sûrement aux pièges de la profondeur. L'Heroic Ui, enfin, se situe à la crête du Ui : s'il affirme plus<br>
    que toute autre expression du Ui l'euphorie et même l'extase de la présence au monde, il confère au<br>
    sujet une importance accrue et en ce sens, peut se rapprocher en certaines occurrences d'expressions<br>
    du Pat ou d'expressions du Mood, soit les deux postures du sujet proéminent. L'Heroic Ui peut aussi<br>
    bien revêtir -en apparence- la Toge, lorsqu'il est tenté de représenter un monde plein de majesté.<br>
    Toutefois, le monde de l'Heroic Ui est bien le nôtre, qui a été magnifié, alors que le monde de la<br>
    Toge est résolument celui des Dieux.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Aug 2011 17:55:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8ff8cf00c8ca30bd220db87f15ced5fa</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-ui-81999677-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Psycho-Batave Travel through the USA !]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-22827466.html</link>        <description><![CDATA[La carte de notre périple est enfin en ligne. Dessinée par notre collaborateur Uder Mermouch, elle lui a valu la médaille de l'ordre de Saint-André. La carte restera disponible dans le module prévu
  à cet effet en haut à droite, dans une meilleure définition.<br>
  <br>
  <img  width="301" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/journey-USA/Parcours-Psycho-batave-2008-2009-copie-1.jpg" height="499" class="CtreTexte">]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Sep 2008 13:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">be46d45dbdd9fa002aebc306d9ba61eb</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-22827466-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Back on a new track ! Le grand projet Psycho-Batave !]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-22521078.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/l_4e57e8be71669806268f4173d13be77c.jpg" height="375" class="CtreTexte"><br>
    Le Jeanpop2 Crew et l'ensemble du Centre d'études Psycho-Batave a décidé de faire peau neuve et de dorénavant consacrer l'émission à une exploration minutieuse du territoire américain.<br>
    En attendant que notre Phrère Uder Mermouch établisse une carte du périple, en voici les jalons essentiels :<br>
    <br>
    1- Memphis/Nashville, <strong>Tennessee</strong> : deux visages du Vieux loup originel.<br>
    2- La Vieux-loup Belt : <strong>Mississippi</strong>, <strong>Alabama</strong>, <strong>Géorgie</strong>, <strong>Arkansas</strong>, <strong>Kentucky</strong>, les <strong>Carolines</strong>.<br>
    3- La fière <strong>Virginie</strong> : le vieux loup au contact du Psycho-Batave.<br>
    4- L'extravagante <strong>Louisiane</strong> : avant Allen Toussaint/après Allen Toussaint.<br>
    5- L'éclairée <strong>Floride</strong> : foyer du Psycho-Batave confédéré.<br>
    6- La Nouvelle-Angleterre du sud : <strong>Massachusetts</strong>, <strong>Connecticut</strong> et <strong>Rhode Island</strong>. Inquiétude et établissements bancaires.<br>
    7- La Nouvelle-Angleterre du nord : <strong>Vermont</strong>, <strong>New Hampshire</strong> et <strong>Maine</strong>, ainsi qu'<strong>upstate New-York</strong>. Santé canadienne et pêche.<br>
    8- <strong>New-York</strong>, sophistication Italo-Américaine et street credibility.<br>
    9- <strong>New Jersey</strong>, <strong>Maryland</strong>, <strong>Delaware</strong> : le royaume lavette et l'imitation des grands.<br>
    10- <strong>Washington D.C.</strong> : le Psycho-Batave dans le marbre.<br>
    11- <strong>Pennsylvannie</strong> : Le Psycho-Batave tendre&nbsp;au contact&nbsp;de l'acier.<br>
    12- <strong>Ohio</strong> et <strong>Indiana</strong> : Le son de l'acier et l'odeur de pneu.<br>
    13- <strong>Illinois</strong> : le Gras Etat.<br>
    14- L'étonnant <strong>Michigan</strong> : Le pont jeté entre l'Italo-Américain et le Psycho-Batave.<br>
    15- Seconde influence de la santé canadienne : les joies simples du <strong>Minnesota</strong>, de l'<strong>Iowa</strong> et du <strong>Wisconsin</strong>.<br>
    16- Le désert Psycho-Batave I : Quelques&nbsp;grains de génie dans le sable. <strong>Utah</strong>, Les <strong>Dakotas</strong>, <strong>Nebraska</strong>, <strong>Idaho</strong>,
    <strong>Colorado</strong>.<br>
    17- Le désert Psycho-Batave II : Etats féconds mais contraires au génie. <strong>Oklahoma</strong>, <strong>Missouri</strong> et <strong>Kansas</strong>.<br>
    18- Le désert Psycho-Batave III : Etats ni géniaux ni féconds mais Etats d'Amérique quand même. <strong>Montana</strong>, <strong>Wyoming</strong>, <strong>Nevada</strong>.<br>
    19- Le mérite immense de deux Etats de 1959 : <strong>Hawaii</strong> et <strong>Alaska</strong>. Le cas <strong>Bermudes</strong>.<br>
    20- Le Frat Land : <strong>Washington</strong> et <strong>Oregon</strong>. Son évolution vers un Psycho-Batave à la chair ferme et raffinée.<br>
    21- <strong>Texas</strong> : Le Psycho-Batave à crocs, la folie sèche et psychédélique&nbsp;des prairies.<br>
    22- <strong>Arizona</strong> : Le Psycho-Batave élégiaque sous l'influence de l'abandon mexicain.<br>
    23- <strong>Nouveau-Mexique</strong> : l'abandon mexicain sous l'influence du Psycho-Batave élégiaque.<br>
    24- L'Affaire <strong>californienne</strong> ! Le Psycho-Batave au bout de lui-même.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 Sep 2008 20:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">023c6e730e4fd578ed35e50afab92b28</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-22521078-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Sybaritisme inquiet : correspondance Jeanpop2/Sweign]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-18452096.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cher ami,</span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-tab-count: 1;"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Je pense que vous seul saurez fournir à la lettre que je vous adresse quelque approfondissement qui échappe à mon écoute
    récente et hallucinée d’Animal Song par Frabjoy &amp; Runcible Spoon. Vous connaissez&nbsp;cette chanson, je l’ai retrouvée dans vos affaires pendant votre exil, du temps où Lou Ride manœuvrait
    dans le but d’éparpiller l’ensemble de votre précieuse collection… Bref, je viens d’en décortiquer les paroles et resterai longtemps confondu par ce qui s’y trame. Car il me semble que Frabjoy
    &amp; Runcible Spoon y campe avec une imagination fertile – mais ne s’agirait-il pas plutôt d’une vision ? –<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> quelque scène dont nous ne sommes pas
    sûr qu’elle ait pu un jour avoir eu lieu, sinon dans des temps incertains, et surtout dans un endroit, et avec au-dessus dans le ciel ce suspend lumineux, qui m’attire, telles ces aubes qui ne
    stagnent qu’en rêve. Les premiers mots de la chanson ne disent pas autre chose&nbsp;: The day is beginning where the water is sun. Quant à la musique, de cette lumière d’eau et de feu, les
    premières phrases en dépouillent toute altération. La suite est un tableau liquide confié aux bords du pacifique. Mais pourquoi le Pacifique&nbsp;? Frabjoy &amp; Runcible Spoon sont anglais… Et
    croirez vous que ce tableau n’est pas autre chose qu’une nativité, transposée sur les rives – mais sur quelles rives&nbsp;? – de cet océan. Il y a là plusieurs images qui, furtives, avivent ma
    curiosité&nbsp;: Une aube suspendue, sous laquelle une femme met au monde un fils, un castor à côté bâtit une maison, un perroquet répète les mots du soleil levant, un lion contemple du haut
    d’une colline l’ensemble des scènes, un criquet s’envole en saluant, et tout ce petit monde, ces témoins, de réveiller dès leur évocation clavecins, chœurs, cithares, tous éthérés… Je suis
    interloqué&nbsp;! Quel genre d’inauguration se dessine là&nbsp;? Et je vous le demande quel génie ou personnage héroïque a bien pu naître à l’aube au bord du pacifique sous l’approbation
    totémique d’un lion, d’un perroquet, d’un castor et d’un criquet&nbsp;? Evidemment ce ne sont que les paroles d’une chanson… Mais alors que je vous livre mes interrogations, je veux croire aux
    images auxquelles elles se sont attachées et puis sentir que vous êtes à même de me livrer les clés du monde glorieux et fragile dont elles sourdent, qu’une civilisation plus expéditive aura vite
    fait de ravaler et d’éclipser. Et à moins que mon imagination ne se soit aventurée trop loin, je vous serai gré de m’expliquer, s’il y en eut, qui furent ses héros, ses prêtres, ses gardiens… Ce
    monde, cette lumière, cette musique teintée d’eau et de soleil qui se confondent, je penserai avec plaisir que Frabjoy &amp; Runcible Spoon l’auront comme moi rêvé, sans jamais n’y avoir mis les
    pieds, bien qu’assurément ils en auront, par delà les mers, saisi les éclats. Alors&nbsp;?
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    Je vous salue&nbsp;!
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    Votre ami Sred Sweign.
  </p>
  <p class="null" style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <img width="206" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/zoroastre.jpg" height="413" class="CtreTexte">
  </div>
  <hr>
  &nbsp;<br>
  Sweign, ami poète irremplaçable,
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;">
    Encore un fois, c’est la montagne qui parle avec vous. Montagne qui s’étonne de l’étendue de la plage, de la liquidité du sable, de l’horizon imbrisé, comme miraculeusement, artificiellement,
    intolérablement épargné par les angles et les saillies qui vous défigurent et vous lacèrent. Vous ne le savez peut-être pas encore&nbsp;: c’est devant le Pacifique que tout finira. La vie,
    fragment de soleil dans le vase d’or, chuintera son dernier soupir au bord des vagues.
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Mon discours allégorique à l’excès vous surprendra peut-être. Peut-être irez-vous jusqu’à
    croire que je ne me vêts plus que de peau de lama, et que l’argent que j’ai durement amassé jusque là flotte désormais sur les eaux brunes du Gange. Vous seriez bien loin de la vérité. Il y a
    seulement que j’étudie de très près ce sybaritisme inquiet californien qui n’a retenu du mysticisme fondamental que le sens de la catastrophe et l’art de chanter son contraire pour mieux
    supporter son idée, jusqu’à jouir de son imminence. C’est ainsi que le protéiforme Marcus, pour le coup jouisseur à la gorge serrée, mentionne dans son monument de torpeur «&nbsp;Grains of
    sand&nbsp;» cette «&nbsp;dazzling light within a pool of liquid night&nbsp;» qui fait écho à la «&nbsp;lumière de la lumière, semblable à un flambeau enfermé dans un cristal » de Zoroastre. Cette
    lueur fragile, symbole d’évidence et promesse d’extinction est présente dans toutes les rêveries chirographaires de ces entités californiennes. Mais pas seulement, comme vous l’avez si justement
    remarqué. Nous y reviendrons.
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Vous parlez très bellement d’aube suspendue, de nativité, d’un moment déterminant et
    qu’on oublie pourtant aussitôt, puisqu’il nous dépasse. L’homme ne peut que s’égarer devant les forces élémentaires. Le sybarite inquiet a renoncé à les comprendre. Sa présence au monde, il la
    porte comme un don et un fardeau. Foncièrement irresponsable et cependant guide spirituel d’autres individus qui n’en sont plus vraiment, il enivre ses disciples quitte à ce qu’ils se noient, car
    après tout seul compte l’orgueil du dernier crépuscule. Il est capable du grotesque et du sublime, il est généreux et égocentrique, affable et imprévisible, loup et soleil. Sa présence au monde
    est socialement maximale, il n’est pas un reclus. Ce n’est pas Brian Wilson, c’est David Crosby.
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Crosby représente mieux que personne ce type, dans tous ses égarements. Incertitudes
    panique, pertes de conscience, comas de la personnalité, morts de la mémoire, tout ce qui érige le présent en unique valeur, non à la manière des Epicuriens mais des libellules, se reflète dans
    ses titres&nbsp;: «&nbsp;What’s happening&nbsp;?&nbsp;», «&nbsp;Deja-vu&nbsp;», «&nbsp;If I could only remember my name&nbsp;»… C’est le même déboussolement, de ceux qui font s’endormir aux feus
    rouges, qui est subi dans le «&nbsp;Where are we&nbsp;?&nbsp;» des Californiens Thomas &amp; Richard Frost (qui contient cette métaphore décisive&nbsp;: <em>Southern California drifting</em>),
    mais c’est aussi lui qui plombe le merveilleux homonyme «&nbsp;Deja vu&nbsp;» des sublimement nommés Now, comme pour insister sur le temps immobile d’un monde tout en superficie qui n’attend plus
    que sa catastrophe.
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Now sont originaires de Memphis, Tennessee. Et on retrouve chez eux la même liquidité des
    guitares qui caractérise les plus grandes compositions de Crosby, telle «&nbsp;Everybody’s been burned&nbsp;». The Madhatters, formation météorique de Mankato, Minnesota, surent capter avec leur
    «&nbsp;You may see me cry&nbsp;» toute la déréliction sud-californienne à l’œuvre chez Crosby, notamment dans ces chœurs hagards qui figurent néanmoins l’arc-en-ciel. Eighth Day, groupe mixte de
    l’Ohio, signa avec «&nbsp;Building with a steeple&nbsp;», le plus beau pastiche de The Mamas &amp; The Papas, hippies perdus dans l’espace… Alors pourquoi pas un groupe Anglais&nbsp;? D’où que la
    Fin soit chantée, c’est sur les plages du Pacifique qu’elle laissera échouer sa dernière réponse.
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Je vous embrasse, phrère.<br>
  </p>
  <div>
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/sclafani-gatefold-splsh.jpg" height="250" class="CtreTexte">
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/4e3t2plicg.mp3" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Frabjoy &amp; Runcible Spoon - Animal song</span><br></a><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/rodr2bowsk.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">Now - Deja vu<br></span></a></span><br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/1wys3hns4c.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">The Madhatters - You may see me cry</span></a>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"></p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/0qh9etsoc0.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">Eighth Day - Building with a steeple<br></span></a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 20:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5b58ae74ac05ba46e6c914c87ec8fc5e</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-18452096-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Circulaire du bureau de la section Pat du CEPB]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-15985728.html</link>        <description><![CDATA[<span style="color: black"><font size="2"><font face="Courier New">Il est dressé procès-verbal des délibérations eu égard à l’attribution du titre</font></font></span>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">de membre honoraire de la liste du PAT par le Conseil Psycho-Batave. </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">La loi Psycho-batave en fixe le contenu minimal. Par le biais de son règlement</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">d'ordre intime, le Conseil peut prévoir un contenu plus large. </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Le procès-verbal reprend dans le désordre :</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">tous les objets mis en discussion; </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">la liste non exhaustive de l’attribution de membres honoraires du PAT </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">la suite réservée à tous les points pour lesquels le Conseil n’a pas pris de</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">décision. </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Il doit reproduire clairement et de manière funky, toutes les décisions mais il</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">ne doit pas retranscrire les discussions dans leur intégralité. </font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">La rédaction du procès-verbal incombe au Secrétaire communal Psycho-batave (art.</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">108) </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Il est normalement donné lecture en chanson du procès-verbal de la séance</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">précédente à l'ouverture de chaque séance (art. 89), sauf stipulation contraire</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">du règlement d'ordre intime.</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Le procès-verbal de la réunion précédente du Conseil communal est mis à la</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">disposition des Conseillers communaux 7 jours francs au moins avant le jour de</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">la séance (art. 89). Durant toute la réunion suivant celle à laquelle le PV se</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">rapporte, les Conseillers communaux peuvent formuler des observations quant à sa</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">rédaction, mais également chevaucher en charmante compagnie. Ces observations</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">doivent faire l'objet d'un vote; si elles sont adoptées, le Secrétaire communal</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">PB présente séance tenante ou, au plus tard lors de la prochaine réunion,</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">éventuellement dans la quinzaine si l’oubli est le fait de quelque plante</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">psychotrope, un nouveau texte conforme à la décision du Conseil PB. Si cette</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">réunion se déroule sans observations ni hématomes, le procès-verbal est</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">considéré comme approuvé.</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Chaque fois que le Conseil PB le juge convenable, le procès-verbal est rédigé</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">séance tenante, en tout ou en partie, et signé par les Conseillers communaux</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">présents, en présence d’un groupe de bal perruqué et postiché interprétant</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">bruyamment le répertoire de Byrds période 1965-1966 (art. 89).</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Après son approbation, le procès-verbal des réunions du Conseil PB est transcrit</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">à la plume dans un registre par le Secrétaire communal. Le procès-verbal</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">transcrit des réunions du Conseil PB est signé par le Bourgmestre et par le</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Secrétaire communal; cette signature doit intervenir dans le mois qui suit la</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">réunion du Conseil communal à l'issue de laquelle le PV a été considéré comme</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">approuvé.<br></font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">EXTRAIT : </font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">-       Attendu que, suite à la séance plénière du Conseil PB 2007, la liste</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">soit communiquée de manière non exhaustive</font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">-       Attendu que, la rédaction de la susdite liste fut sujette à des houleux</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">débats au sein du conseil PB</font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">-       Attendu que, d’autre part, l’apparition de contrefaçon du PAT fut</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">clairement établie et démontrée par Me Blaizard, dans notamment le show-business</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">et la restauration de type pizzeria</font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">-       Attendu que, finalement le Conseil PB n’a pas excédé ses prérogatives</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">dans l’attribution de la fumante liste</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Par ces motifs, la liste est telle que :</font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span lang="EN-GB" style="color: black; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="2">1/ Paul Hogan, Australian actor</font></span><span lang="EN-GB" style=
"color: black; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">2/ Jean Casimir-Périer, French Président</font></span><span style="color: black"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span lang="EN-GB" style="color: black; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="2">3/ Vernon Dalhart, American Vocalist</font></span>
</pre>
  <pre>
<span lang="EN-GB" style="color: black; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="2">4/ Serge Falconi, Corsican Fireman<br></font></span><span lang="EN-GB" style=
"color: black; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="2"> </font></span>
</pre>
  <pre>
<span style="color: black"><font size="2">Se voient attribuée la qualité de détenteur du PAT © à vie.</font></span>
</pre>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Jan 2008 14:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bccdd63a259e3a0b7d7ac7b76ced7198</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-15985728-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La détestation des Beatles et son incompatibilité avec lamour de deux formes du Psycho-Batave]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-5052812.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">Dans les registres &eacute;tendus du Psycho-Batave Tendre, a fortiori du Psycho-Batave Lavette, et pour une part consid&eacute;rable, de l&rsquo;Italo-Am&eacute;ricain et du P&eacute;d&eacute; Progressif, The Beatles, d&egrave;s leur surgissement en Am&eacute;rique, en janvier 1964, ont exerc&eacute; l&rsquo;influence la plus &eacute;crasante et la plus saine. Il n&rsquo;est pas excessif de souligner que bien des formations parmi les plus subtiles de la p&eacute;riode 1964/1967, ont d&eacute;sir&eacute; &ecirc;tre The Beatles. Il n&rsquo;est pas question ici de d&eacute;montrer une &eacute;ni&egrave;me fois la valeur du groupe, simplement de constater qu&rsquo;il est une r&eacute;f&eacute;rence, au moins aussi invoqu&eacute;e que The Byrds ou bien The Rolling Stones. Certes, l&rsquo;Am&eacute;rique n&rsquo;a pas attendu The Beatles pour devenir la terre du Psycho-Batave&nbsp;; en t&eacute;moignent le Northwest Sound et la Northern Country Scene. Quelque chose du Vieux-Loup a n&eacute;anmoins tr&eacute;pass&eacute; avec l&rsquo;apparition de The Beatles, et ce tr&eacute;pas, qu&rsquo;on peut d&eacute;plorer, est toutefois la condition de possibilit&eacute; de vari&eacute;t&eacute;s plus pures du Psycho-Batave&nbsp;: le Psycho-Batave Sublime et le Psycho-Batave Batave, ainsi que de mixtes fragiles&nbsp;: les susnomm&eacute;s Psycho-Batave Tendre, et son coreligionnaire Psycho-Batave Lavette.</p>
<p align="justify">Or, paradoxe de la monomanie ou bien glissement vers une forme d&rsquo;exclusion typique du P&eacute;d&eacute; Progressif, The Beatles sont &agrave; peu pr&egrave;s m&eacute;pris&eacute;s, raill&eacute;s et souill&eacute;s par une tr&egrave;s grande partie des connaisseurs de la musique Psycho-Batave. On peut invoquer des raisons aussi diverses que&nbsp;: l&rsquo;opposition journalistique entre le &laquo;&nbsp;wock&nbsp;&raquo; et la &laquo;&nbsp;pop&nbsp;&raquo;, la sensiblerie de Paulo, Ringo Starr ne joue pas comme le batteur de the cream, la pr&eacute;tention du groupe de studio, le manque de drogues, les concerts ne sont pas aussi incendiaires que ceux de the who, Paul McCartney est une tantouze, &ccedil;a manque de riffs d&rsquo;enfer, mais o&ugrave; est le feeling du &laquo;&nbsp;blues&nbsp;&raquo;&nbsp;?, c&rsquo;est du formatage radiophonique, ils &eacute;taient meilleurs &agrave; Hambourg, Paul McCartney n&rsquo;a pas de couilles, etc. L&rsquo;attachement &agrave; The Beatles signifie bien pour la majorit&eacute; une faillite dans le jugement&nbsp;; il porte la griffe de l&rsquo;inauthenticit&eacute;. M&ecirc;me The Beach Boys, qui appellent sans trop de difficult&eacute;s les qualificatifs les plus f&acirc;cheux, se trouvent &agrave; pr&eacute;sent &eacute;pargn&eacute;s, gr&acirc;ce, en premier lieu au z&egrave;le des P&eacute;d&eacute;s progressifs qui, au prix d&rsquo;une r&eacute;duction du groupe au seul Brian Wilson, ont impos&eacute; la l&eacute;gende tr&egrave;s romantique d&rsquo;un cr&eacute;ateur tourment&eacute;, et se repaissent inlassablement du faux contraste entre l&rsquo;art de Brian et la futilit&eacute; des autres, en second lieu, plus tacitement, gr&acirc;ce au prestige iconographique de l&rsquo;Am&eacute;rique surf d&rsquo;avant 1964 qui s&eacute;duit les f&eacute;tichistes, parmi lesquels les plus sympathiques Vieux Loups (il faudrait cependant d&eacute;terminer le degr&eacute; de r&eacute;elle estime qu&rsquo;ils portent au groupe&nbsp;; il n&rsquo;est pas s&ucirc;r qu&rsquo;en France, tout cela ne s&rsquo;explique au fond que par l&rsquo;&eacute;paisse d&eacute;rision dont nous pouvons faire preuve, h&eacute;las). The Beatles ne jouissent pas de pareille compensation.</p>
<p align="justify">Comparons avec le docteur Freud. Il y a un discours de sp&eacute;cialistes, un discours acad&eacute;mique qui reprend le premier &agrave; son compte, et un discours diffus qui rassemble des gens cultiv&eacute;s et des gens qui s&rsquo;estiment tels. Ce dernier discours, bien &eacute;videmment, se con&ccedil;oit par haine farouche du second, qui vaut mieux toutefois puisqu&rsquo;il imite le premier et meilleur de ces trois discours. Ce discours, le troisi&egrave;me, eut d&rsquo;illustres d&eacute;fenseurs, dont Vladimir Nabokov. En substance, il consiste &agrave; traiter Freud de &laquo;&nbsp;charlatan viennois&nbsp;&raquo;. Nabokov pensait par ailleurs que William Faulkner n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un &laquo;&nbsp;chroniqueur &agrave; deux sous&nbsp;&raquo;. Peu importe. La d&eacute;sinvolture critique est excusable chez certains. N&eacute;anmoins, l&rsquo;image du charlatan viennois nous est rest&eacute;e, et, avec elle, des synth&egrave;ses impr&eacute;cises, erron&eacute;es, stupides&nbsp;: insistance sur le r&ocirc;le de la sexualit&eacute;, r&eacute;criminations contre les d&eacute;terminismes de nature psychologique, ricanements &agrave; l&rsquo;encontre du r&ecirc;ve. Freud, pour ceux qui l&rsquo;ont pratiqu&eacute;, est un continent, mais interrogez ceux qui le consid&egrave;rent comme un aimable primitif, ils vous brandiront l&rsquo;une de ces trois synth&egrave;ses. Ou bien ils feront leur malin en vous parlant de Carl Jung, cens&eacute; repr&eacute;senter le fils rebelle. Bien s&ucirc;r que Carl Jung est un g&eacute;nie. Ses v&eacute;ritables lecteurs savent que ses hommages &agrave; Freud ne sont pas dict&eacute;s par l&rsquo;intimidation, et qu&rsquo;apr&egrave;s tout, pour inventer le concept d&rsquo;Inconscient collectif, il faut valider le concept d&rsquo;Inconscient. Je crains qu&rsquo;au fond, ils ne pensent rien de Freud ni de Jung, mais qu&rsquo;il leur appara&icirc;t n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;gratigner le premier et d&rsquo;encenser le second. Voil&agrave; ce qui nous intrigue, et qui nous permet de renouer avec notre probl&egrave;me initial&nbsp;: la d&eacute;testation de The Beatles par ceux qui ont toutes les raisons de les ch&eacute;rir.</p>
<p align="justify">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img height="500" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/beatles_b_w_2-2.jpg" width="355" class="CtreTexte" /></p>
<p align="justify">Freud et The Beatles, chacun dans son domaine d&rsquo;expression, inaugurent quelque chose, et, si l&rsquo;on souhaite exister aupr&egrave;s de ce quelque chose, ou bien dans sa p&eacute;riph&eacute;rie (la psychologie ou bien les sciences humaines, pour la psychanalyse), il se r&eacute;v&egrave;le d&eacute;terminant de se positionner par rapport aux fondateurs. Ce positionnement, dans les deux exemples, est affubl&eacute; d&rsquo;un coefficient tr&egrave;s n&eacute;gatif, si tant est qu&rsquo;on revendique pour soi une libert&eacute; critique qui fait toujours d&eacute;faut aux autres. Les autres sont toujours soustraits &agrave; notre regard. Le meurtre symbolique du P&egrave;re, voil&agrave; le clich&eacute; psychologique que votre note, Poire, ressert sans vergogne. Non. Ce sont les cons&eacute;quences de ce premier meurtre qui me passionnent. Que je r&eacute;sumerais ainsi&nbsp;: il n&rsquo;y a rien &agrave; opposer &agrave; un P&egrave;re si ce n&rsquo;est un autre P&egrave;re, &eacute;tant entendu qu&rsquo;une figure exc&egrave;de toujours son repr&eacute;sentant accidentel. Les P&egrave;res les plus intimidants et qui se r&eacute;v&egrave;lent les plus forts sont donc brutalement assassin&eacute;s. Puisque nous traitons la notion pour ce qu&rsquo;elle est, c&rsquo;est-&agrave;-dire une figure, on peut l&eacute;gitimement raffiner au point de consid&eacute;rer comme un P&egrave;re toute forme esth&eacute;tique dominante. Or on domine de plusieurs mani&egrave;res, certaines &eacute;coeurantes, laides, malhonn&ecirc;tes, fausses et autoritaires, d&rsquo;autres qui se r&eacute;clament de la Beaut&eacute; et de la V&eacute;rit&eacute;. The Beatles dominent dans les registres &eacute;nonc&eacute;s plus haut, registres qui s&rsquo;ajustent historiquement &agrave; d&rsquo;autres registres, et leur r&egrave;gne fut tel que ceux qui excell&egrave;rent dans ces registres connexes en souffrirent. </p>
<p align="justify">Du point de vue d&rsquo;un Vieux-Loup conscient de ses propres conceptions, l&rsquo;attitude la plus honn&ecirc;te qu&rsquo;on puisse observer est l&rsquo;indiff&eacute;rence. Une r&eacute;volte anti-Beatles pour celui qui se pique de Psycho-Batave est parfaitement d&eacute;plac&eacute;e. Les Psycho-Bataves du monde entier, qui p&egrave;chent sans doute par exc&egrave;s de r&eacute;flexion, communiquent tr&egrave;s mal ce qui les anime. Les ann&eacute;es 1963/1967, pour l&rsquo;essentiel, ont &eacute;t&eacute; confisqu&eacute;es par les Vieux-Loups, dans le meilleur des cas par quelques Psycho-Bataves A Crocs &eacute;clair&eacute;s, mais h&eacute;las tr&egrave;s soucieux de mettre &agrave; distance les autres familles du Psycho-Batave. Ainsi, le superbe corpus Psycho-Batave Lavette, ou Tendre, ne poss&egrave;de pas &agrave; proprement parler de chantre critique. Tim Warren consid&egrave;re peut-&ecirc;tre avec amour certaines formations Lavette et Tendre de Nouvelle-Angleterre, son discours laisse entrevoir sa fascination pour le rat&eacute;, l&rsquo;anomalie et la maladresse, qui sont certes les voies d&rsquo;acc&egrave;s au Lavette, mais dont on doit d&eacute;noncer le risque principal&nbsp;: verser dans l&rsquo;amusement, la d&eacute;rision. Rien ne le pr&eacute;pare &agrave; envisager le Psycho-Batave Lavette sous la forme d&rsquo;une combinaison esth&eacute;tique sinon inspir&eacute;e par The Beatles, du moins rendue concevable par eux. Comprenons-nous&nbsp;: si un Vieux-Loup s&rsquo;entiche de Psycho-Batave Lavette et Tendre, la logique exige qu&rsquo;il surmonte son aversion pour The Beatles, ou bien son int&eacute;r&ecirc;t sera justifi&eacute; d&rsquo;une bien pauvre mani&egrave;re, ramen&eacute; &agrave; un go&ucirc;t futile pour ce qui, de son point de vue, est une vari&eacute;t&eacute; d&rsquo;ineptie rigolote des ann&eacute;es 1963/1967. </p>
<p align="justify">Au sein du Psycho-Batave, des P&egrave;res tr&egrave;s secondaires, et pas du tout menac&eacute;s d&rsquo;ailleurs, m&eacute;ritent qu&rsquo;on les abatte. Je veux parler de P&egrave;res li&eacute;s malheureusement &agrave; l&rsquo;Histoire du Psycho-Batave, li&eacute;s par ceux qui, en d&eacute;pit d&rsquo;une vaste culture Psycho-Batave, continuent de les invoquer, alors qu&rsquo;ils marquent plus s&ucirc;rement l&rsquo;entr&eacute;e dans une autre &eacute;poque. Bien des formations de l&rsquo;imm&eacute;diat apr&egrave;s-1966 entretiennent le trouble, et b&eacute;n&eacute;ficient encore de nos jours de notre aveuglement critique. Certains r&eacute;v&egrave;rent en elles le Vieux-Loup ou le Psycho-Batave, mais ces formations rel&egrave;vent en v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;une esp&egrave;ce tr&egrave;s sournoise du P&eacute;d&eacute; Progressif. L&rsquo;av&egrave;nement du P&eacute;d&eacute; Progressif d&egrave;s l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1967 rev&ecirc;t un caract&egrave;re si colossal, qu&rsquo;il dut &ecirc;tre difficile pour un groupe faisant preuve de bonne volont&eacute;, et sans doute seulement de bonne volont&eacute;, de commettre autre chose que de la musique P&eacute;d&eacute; Progressif. Et il arriva ce qui arrive toujours quand un Ev&eacute;nement spirituel se produit&nbsp;: les formes de r&eacute;bellion &eacute;taient d&eacute;j&agrave; comprises &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de ce qui les provoquait, et le P&eacute;d&eacute; progressif engendra ainsi une pseudo-contestation encore plus lamentable que ce qu&rsquo;elle contestait, et qui appelle, avec le recul, le nom-m&ecirc;me que cette contestation r&eacute;prouvait. Les Vieux-Loups portent leur croix. L&rsquo;un des noms les plus respect&eacute;s par eux est une forfaiture P&eacute;d&eacute; progressif, qui n&rsquo;en a pas la musique, peut-&ecirc;tre, mais en traduit <em>exactement</em> l&rsquo;esprit. Et bien s&ucirc;r, les Psycho-Bataves doivent se d&eacute;battre avec un cas tout aussi inextricable, quoique le retour au giron P&eacute;d&eacute; progressif soit, dans ce cas pr&eacute;cis, il est vrai, plus apparent. Nous avons &eacute;voqu&eacute; le sujet &agrave; plusieurs reprises. Ce groupe affreux symbolise le th&eacute;&acirc;tre de rue et la RFA. Le Dan disait de lui que ses musiciens n&rsquo;&eacute;taient pas du tout comp&eacute;tents.</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Dec 2006 20:18:06 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4207e63ea75da7393b6e8ce9c25504aa</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-5052812-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Correspondance Marty/Webb : Au-delà de Bobby Fuller]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-3378195.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Akron, Ohio</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le 9 f&eacute;vrier 1969</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Lirez-vous cette lettre &agrave; temps, Randall Webb, ou bien press&eacute; par vos intuitions nombreuses, l&rsquo;aurez vous d&eacute;daign&eacute;e comme tant d&rsquo;autres, qui peut-&ecirc;tre ne vous sont d&rsquo;ailleurs pas m&ecirc;me parvenues&nbsp;? Je vous ai &eacute;crit quatre lettres l&rsquo;ann&eacute;e pass&eacute;e, quatre ruminations que je ne crois pas mal tourn&eacute;es sur les notions d&rsquo;auteur et de classicisme Psycho-Batave, quatre ratiocinations de la plus verbeuse esp&egrave;ce et qui devinrent plus arrogantes et plus pr&eacute;tentieuses &agrave; mesure qu&rsquo;elles butaient sur votre silence. Cette coquetterie d&rsquo;oracle vous ali&eacute;na ma confiance et mon respect, quand je vous savais toujours vivant et domicili&eacute; chez votre m&egrave;re. Je r&eacute;fl&eacute;chis alors sur la nature de ce qui pouvait d&eacute;courager un esprit comme le v&ocirc;tre au point qu&rsquo;il suspende toute cr&eacute;ation pendant une ann&eacute;e enti&egrave;re, car aucun article par vous sign&eacute; ne fut publi&eacute; cette ann&eacute;e-l&agrave;. Et si cette f&acirc;cheuse st&eacute;rilit&eacute; vous frappe aujourd&rsquo;hui, je ne vois qu&rsquo;une raison pour l&rsquo;expliquer&nbsp;: l&rsquo;ann&eacute;e 1968 a enti&egrave;rement sap&eacute; et an&eacute;anti la doctrine Psycho-Batave. Dans l&rsquo;unique lettre que je poss&egrave;de de vous, les Byrds sont &eacute;voqu&eacute;s, et 1968 les a vus se d&eacute;voyer dans une nostalgie infantilisante du country-western alors m&ecirc;me que les Nashvilliens de stricte observance les ont conspu&eacute;s au Grand Ole Opry, dans cette lettre &eacute;galement, vous louez le single &laquo;&nbsp;Autumn Almanach&nbsp;&raquo; des Kinks, et 1968 signifia &agrave; la fois leur apog&eacute;e artistique et le d&eacute;but d&rsquo;un d&eacute;clin commercial qui se poursuivra, mais surtout vous consid&eacute;rez cette d&eacute;finition si europ&eacute;enne de l&rsquo;auteur qui, h&eacute;las, s&rsquo;est depuis incrust&eacute;e dans la conscience de nos musiciens, a p&eacute;trifi&eacute; leur geste, a nourri la pompe de leur expression et a, je le crains&nbsp;: de mani&egrave;re durable, empuanti leurs sonorit&eacute;s. Et dans ce moment historique de la reconnaissance d&rsquo;une dignit&eacute; artistique et d&rsquo;une validit&eacute; commerciale du genre, germeront d&rsquo;horribles pousses parmi lesquels un style introspectif, hypocritement intimiste et maussade, et un style tout d&rsquo;enflures m&ecirc;l&eacute; de fl&ucirc;tes de Pan, de Tolkien et de Penderecki. Il ne sera alors gu&egrave;re &eacute;tonnant que quelques-uns, qui auront conserv&eacute; le savoir de 1966, se changent en gardiens du temple, mais cela tournera vite &agrave; l&rsquo;acrimonie et au d&eacute;sespoir &ndash;le plus sage est d&rsquo;oublier ou bien de d&eacute;placer le Psycho-Batave dans des formes moins sujettes &agrave; l&rsquo;engouement et au consensus, quoique travers&eacute;es d&rsquo;un dessein universel, parce que le contr&ocirc;le du monde reste bien s&ucirc;r notre priorit&eacute;. D&eacute;fions nous aussi de tout ce qui se targuera d&rsquo;ignorer ou m&ecirc;me de railler les codes au profit d&rsquo;un pr&eacute;tendu naturalisme pulsionnel, d&eacute;mon qui investira plusieurs tendances de la musique future. Cette ann&eacute;e 1968 &eacute;coul&eacute;e, <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>j&rsquo;&eacute;coute avec sang froid une poign&eacute;e d&rsquo;enregistrements Psycho-Bataves qui convoquent une &eacute;motion sp&eacute;ciale entre toutes, puisque ces disques, soucieux d&rsquo;une inscription dans leur &eacute;poque, qui &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre stimulante est la leur toutefois, ont enturbann&eacute; leur essence Psycho-Batave, plus du tout &agrave; la fa&ccedil;on des excellents Topsy Turbys, pour lui conf&eacute;rer un aspect plus &laquo;&nbsp;psych&eacute;d&eacute;lique&nbsp;&raquo;, et si le projet Psycho-Batave autorise et m&ecirc;me pr&ocirc;ne la compromission et l&rsquo;amour du succ&egrave;s, je consid&egrave;re alors ces tentatives non seulement comme les plus belles mais aussi comme les plus exactes, mais songe en m&ecirc;me temps avec amertume qu&rsquo;aucun disque Psycho-Batave n&rsquo;avait recours &agrave; de tels travestissements entre juin 1965 et octobre 1966. Ce Psycho-Batave d&eacute;clinant a ses vertus et je pense en particulier aux &eacute;tonnants Lincoln St Exit, cr&eacute;ateurs de <a href="http://www.box.net/public/j07p3ehsmi" target="_blank"><font size="4">&laquo;&nbsp;Paper Place&nbsp;&raquo;</font></a> et de &laquo;&nbsp;Who&rsquo;s Been Driving My Liitle Yellow Taxi Cab&nbsp;&raquo;, enfants du Nouveau-Mexique et donc h&eacute;ritiers d&rsquo;un sens exacerb&eacute; mais point trop conscient de la fatalit&eacute;. Vous remarquerez combien l&rsquo;imagination plastique des hipsters se gargarise de plates r&eacute;f&eacute;rences aux dessins d&rsquo;enfants, suppos&eacute;s vierges de l&acirc;chet&eacute;s et fertiles en visions, qu&rsquo;on trouvera ensuite tr&egrave;s intelligent d&rsquo;assombrir &ccedil;a et l&agrave;, ou bien, et cela est presque pire, de rendre &laquo;&nbsp;doux-amer&nbsp;&raquo;. Les enfants ou les fous, ceux-l&agrave; fournissent l&rsquo;esth&eacute;tique &agrave; venir, et vous comprenez qu&rsquo;un g&eacute;ant tel que John Wayne sera commun&eacute;ment insult&eacute;. Revenons aux Lincoln St Exit. En d&eacute;pit de la vulgarit&eacute; des titres de leurs chansons, celles-l&agrave; n&rsquo;ont pas abdiqu&eacute; les grandes caract&eacute;ristiques du style Psycho-Batave, tel que vous l&rsquo;avez circonscrit il y a maintenant trois ann&eacute;es&nbsp;: concision, sens harmonique temp&eacute;r&eacute;, joie m&eacute;lodique, drame &eacute;pur&eacute;, bref la logique de l&rsquo;ind&eacute;passable, et j&rsquo;ajouterai&nbsp;: un chanteur, non point habit&eacute;, mais dot&eacute; d&rsquo;une attitude, l&rsquo;attitude se comparant &agrave; la prestation limit&eacute;e et parfaite d&rsquo;un second r&ocirc;le, oppos&eacute;e au charisme de la vedette. Oui, The Lincoln St Exit rejoue tout cela, dans l&rsquo;infini &eacute;garement d&rsquo;une galaxie froide, et en retire une certaine puissance polaire et d&eacute;vitalis&eacute;e, une mani&egrave;re de tra&icirc;nasser ou de tourner en rond, qui ne sont pas seulement imputables au mood du Nouveau-Mexique. Que vous n&rsquo;ayez pas pris la mesure de l&rsquo;adieu glac&eacute; du Psycho-Batave me confond de rage et de honte, Randall Webb. Pour ma part, je m&rsquo;attellerai &agrave; quelques oeuvrettes de circonstance, o&ugrave; il sera question de cave, et j&rsquo;entends prouver par les actes ce que mon discours sugg&eacute;rait plus haut&nbsp;: la possibilit&eacute; de d&eacute;placer le Psycho-Batave dans d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression, et de le repr&eacute;senter dans sa force initiale, celle de 1966. Et vous, allez-vous relever la t&ecirc;te&nbsp;? </font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="mso-tab-count: 1"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img class="CtreTexte" height="298" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/fuller5.jpg" width="300" /></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Daytona Beach, Floride</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le 14 juillet 1970</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Monsieur Marty,</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">J&rsquo;ai retrouv&eacute; dans un classeur votre lettre dat&eacute;e du 9 f&eacute;vrier 1969. Les pr&eacute;c&eacute;dentes que vous mentionnez ont d&ucirc; &ecirc;tre &eacute;gar&eacute;e. Ou je ne me souviens pas. Peu importe.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Je dois vous avouer que je suis las de pleurer la fin du printemps Psycho-Batave, et que l&rsquo;&eacute;miettement de cette th&eacute;orie, qui me para&icirc;t aujourd&rsquo;hui empreinte de vague po&eacute;sie adolescente jusque dans le flou m&ecirc;me qui la caract&eacute;rise, ne m&rsquo;emp&ecirc;che plus de dormir. Surtout ne perdez pas de vue que je ne suis ni l&rsquo;inventeur, ni le proph&egrave;te du Psycho-Batave. Ne fa&icirc;tes pas de moi un martyr, je ne suis qu&rsquo;un homme simple qui a aim&eacute; trop ardemment.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Bobby Fuller, dont vous parliez avec &eacute;loquence dans votre premi&egrave;re lettre, a &eacute;t&eacute; victime de cette martyrisation, c&rsquo;est certainement ce d&eacute;placement de l&rsquo;homme, de son quotidien magique &agrave; un Valhalla irrespirable, qui a pr&eacute;cipit&eacute; la fermeture des paupi&egrave;res Psycho-Bataves. Il m&rsquo;est arriv&eacute; parfois de vouloir interpr&eacute;ter les paroles de Bobby Fuller, celles de <a href="http://www.box.net/public/j5nfo9xj5v" target="_blank"><font size="4">&laquo;&nbsp;Let her dance&nbsp;&raquo;</font></a> en particulier, de mettre en parall&egrave;le la jalousie faussement magnanime qui y est affich&eacute;e et la mort brutale du chanteur. J&rsquo;ai &eacute;galement eu la tentation d&rsquo;habiller cette chanson de couleurs qu&rsquo;elle ne p&ucirc;t supporter plus de quelques secondes. Alors, je me suis tourn&eacute; vers d&rsquo;autres chansons de Bobby Fuller, j&rsquo;ai admir&eacute; l&rsquo;acrobatique composition de &laquo; Never to be forgotten&nbsp;&raquo;,&nbsp;les savants d&eacute;crochages rythmiques de &laquo;&nbsp;Don&rsquo;t ever let me know&nbsp;&raquo;, et je suis toujours revenu &agrave; la blancheur de &laquo;&nbsp;Let her dance&nbsp;&raquo;, cette bourrasque dans laquelle il n&rsquo;est plus question de style mais de courir, morceau d&rsquo;&eacute;vidence &agrave; la neutralit&eacute; surhumaine.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Alors vous pensez bien qu&rsquo;&eacute;changer ne serait-ce que ce souvenir contre des miettes d&rsquo;art, ce serait trahir.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Bien &agrave; vous.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font><font face="Times New Roman" size="3">Randall Webb</font></p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 26 Jul 2006 12:39:13 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92d23020c0d44016437796bf2ac357e6</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-3378195-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LES SEPT FAMILLES DU PSYCHO-BATAVE]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-2306765.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Longtemps diff&eacute;r&eacute;e, parce qu&rsquo;aux limites du dicible, la th&eacute;orie du Psycho-batave s&rsquo;&eacute;difie peu &agrave; peu. Certes aucune d&eacute;finition ni aucune Histoire ne peuvent &ecirc;tre encore invoqu&eacute;es, mais la conviction qu&rsquo;il n&rsquo;est pas une seule et autoritaire mani&egrave;re de jouer Psycho-batave a n&eacute;anmoins permis une typologie, pr&eacute;caire ou bien p&eacute;renne, le Temps en jugera. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>On ne m&egrave;ne pas de carri&egrave;re Psycho-batave, on ne b&acirc;tit pas d&rsquo;&oelig;uvre Psycho-batave non plus. Certains parmi les plus visc&eacute;raux Italo-Am&eacute;ricains, parmi les plus radicaux Vieux-Loups, ont &eacute;t&eacute; visit&eacute;s l&rsquo;espace d&rsquo;un acetate, d&rsquo;une chanson, voire d&rsquo;un couplet, par l&rsquo;intuition Psycho-batave. Cette pes&eacute;e des <em style="mso-bidi-font-style: normal">moments</em> s&rsquo;oppose au discours globalisant qui a pr&eacute;valu lors des &eacute;tudes sur les styles P&eacute;d&eacute; Progressif, Vieux-Loups et Italo-Am&eacute;ricains. Elle nous oblige &agrave; une consid&eacute;ration fine et nuanc&eacute;e pour ce qui &eacute;chappe aux grandes organisations discursives. On pourra reprocher &agrave; notre entreprise de nier pr&eacute;cis&eacute;ment le coefficient de fuite et de volatilit&eacute; du Psycho-Batave en enfermant celui-ci dans des classifications. Nous pensons au fond de nous que nulle forme, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;aphorisme, du ha&iuml;ku ou bien de la dissertation, de la th&egrave;se, ne peut s&rsquo;envisager autrement que comme un appareil de capture, qu&rsquo;il faut par cons&eacute;quent aller au-devant de tels scrupules, parmi eux celui de rigidifier, celui de d&eacute;naturer, et opter ainsi pour la formalisation la plus affirm&eacute;e&nbsp;: l&rsquo;organisation en familles, en clans, en lignages.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Nous verrons combien certains regroupements ob&eacute;issent &agrave; des logiques tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es, combien en outre certains ressemblent &agrave; des d&eacute;gradations de choses d&eacute;j&agrave; vues, d&eacute;j&agrave; cat&eacute;goris&eacute;es, combien enfin certains r&eacute;cusent tout privil&egrave;ge de la mani&egrave;re musicale dans la d&eacute;nomination d&rsquo;un <em style="mso-bidi-font-style: normal">style</em>. Ce que nous proposons, s&rsquo;il d&eacute;roge et &agrave; la m&eacute;thode et &agrave; la compr&eacute;hension juste et raisonn&eacute;e d&rsquo;une mati&egrave;re fluente, n&rsquo;en aspire pas moins &agrave; devenir le socle d&rsquo;une r&eacute;flexion f&eacute;conde et immortelle.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="mso-tab-count: 1"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1"><font size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></span><u><span style="FONT-SIZE: 14pt">Sommaire&nbsp;</span></u><font size="3">: </font></font></p>
<ol style="MARGIN-TOP: 0cm" type="1">
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave &agrave; Crocs&nbsp;: un Psycho-Batave oedipien.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Tendre&nbsp;: le traumatisme adolescent au rang d&rsquo;art supr&ecirc;me.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Lavette&nbsp;: la violence de l&rsquo;amateurisme.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Batave&nbsp;: le PB classique.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave d&rsquo;Elite&nbsp;: l&rsquo;infime possibilit&eacute; d&rsquo;une &laquo;&nbsp;&oelig;uvre Psycho-Batave&nbsp;&raquo;.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Sublime&nbsp;: foudres Psycho-Bataves dans un ciel Italo-Am&eacute;ricain.</font> </li>
    <li class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Contrari&eacute;&nbsp;: un traitement Psycho-Batave d&rsquo;une mati&egrave;re anti-Psycho-Batave.</font> </li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave A Crocs</font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Premier dans le temps, mais pas dans la v&eacute;rit&eacute; intime du genre, le Psycho-Batave A Crocs est une forme transitionnelle entre le Vieux-Loup m&ucirc;r et r&eacute;gnant des ann&eacute;es 1962/1964 et le Psycho-Batave Batave, c&rsquo;est-&agrave;-dire classique, de 1966. L&rsquo;ancrage dans le rythm&rsquo;n blues est ici d&eacute;terminant et suffirait presque &agrave; singulariser le Psycho-Batave A Crocs parmi toutes les autres &eacute;manations du Psycho-Batave. Nul ne sera surpris d&rsquo;apprendre que le Northwest rec&egrave;le les plus excitantes propositions du style&nbsp;Psycho-Batave A Crocs : devant la vitalit&eacute; et la constante invention de cette sc&egrave;ne, le chercheur doit faire preuve de prudence et de patience avant d&rsquo;identifier le Psycho-Batave A Crocs, et s&rsquo;interroger avec pr&eacute;cision sur le degr&eacute; d&rsquo;orthodoxie du rythm&rsquo;n blues pratiqu&eacute;. Ainsi les merveilleux The Sonics, aussi parfait soit leur art, restent et demeurent des m&egrave;tres-&eacute;talons du style Vieux-Loup. En revanche, d&rsquo;autres l&eacute;gendes comme The Moguls, moins impr&eacute;gn&eacute;s de rythm&rsquo;n blues, soucieux de travailler l&rsquo;accroche m&eacute;lodique et la modulation du rythme, rentrent dans notre cat&eacute;gorie.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Les centres mondiaux de &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo; du Psycho-Batave &agrave; crocs restent le continent Australien, qui a vu na&icirc;tre et mourir The Purple Hearts, The Fabulous Blue Jays, ou les esth&egrave;tes primitifs The Chants R&amp;B (dont les d&eacute;flagrations rouge Mexique sont encore tangibles dans le ciel noir), le Texas, o&ugrave; de dangereux molosses nomm&eacute;s The Sparkles, Larry and The Blue Notes, The Zakary Thaks font la loi, et certains points du Canada qui furent le champ de bataille de The Painted Ship ou Luke and The Apostles.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Mais une nouvelle fois, c&rsquo;est dans des sc&egrave;nes moins connot&eacute;es, moins d&eacute;di&eacute;es &agrave; un style qu&rsquo;elles auront contribu&eacute; &agrave; faire na&icirc;tre, que nous trouverons les sp&eacute;cimens les plus marquants de cette premi&egrave;re forme historique de Psycho-Batave. En premier lieu, cette Californie inqualifiable, o&ugrave; s&rsquo;&eacute;battait le redoutable Adrian Lloyd qui formula un rythm&rsquo;n blues &agrave; la fois syst&eacute;matique, fr&eacute;n&eacute;tique, et d&eacute;senchant&eacute;. En second lieu, la Floride, qui h&eacute;rita du v&eacute;ritable r&ecirc;ve californien, o&ugrave; rugirent les imp&eacute;rieux Little Willie &amp; The Adolescents&nbsp;: l&agrave; encore, le rythm&rsquo;n blues, certes avare de m&eacute;lodies, atteint un rare niveau d&rsquo;intensit&eacute;, exceptionnel de s&eacute;cheresse et de Pat. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;implosion ou d&rsquo;&eacute;pure, le rythm&rsquo;n blues Vieux-Loup s&rsquo;est m&eacute;tamorphos&eacute; en Psycho-Batave A Crocs.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/tonyworsley.mp3" width="195" height="45" type="" loop="" repeat="" autostart="false"></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">TONY WORSLEY AND THE FABULOUS BLUE JAYS &quot;How can it be&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave Tendre </font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Si le Psycho-Batave Tendre reste conjointement une sp&eacute;cialit&eacute; et un sympt&ocirc;me de la Nouvelle-Angleterre (The Rising Storm, The Squires, The What Fours en sont les plus nobles repr&eacute;sentants), on retrouve sa d&eacute;solation surann&eacute;e, sa charge traumatique et fi&egrave;vreuse partout dans le monde. Un peu en Angleterre (The Zombies, parrains du genre), en Hollande, en Gr&egrave;ce, m&ecirc;me dans les Bermudes (les abyssaux The Savages), &agrave; chaque endroit o&ugrave; l&rsquo;adolescence s&rsquo;&eacute;puise en r&ecirc;veries automnales. Souvent rel&eacute;gu&eacute; aux faces B, le genre se caract&eacute;rise par un rythme alangui, un son profond et grave, satur&eacute; de r&eacute;verb&eacute;ration, des voix douces et perdues, (parfois la bouche pleine de terre comme chez les Turcs Yabancilar) que viennent supporter les ululements bl&ecirc;mes d&rsquo;un orgue.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/pochettes_006-1.jpg" class="CtreTexte" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">On conna&icirc;t aussi au Psycho-Batave Tendre un versant Californien, tout droit issu du genre dit Sunrise Pop. Dans ce cas, aux composantes livides et somnambuliques du style Nouvelle-Angleterre sont<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>substitu&eacute;es une chaleur et une d&eacute;contraction, certes pr&eacute;caires, mais inusit&eacute;s au pays des Psycopaths. Les ma&icirc;tres du Psycho-Batave Tendre Californien sont The Dovers (encore que par la coh&eacute;rence et la consistance de leur oeuvre, ils participent de l&rsquo;Elite Psycho-Batave explicit&eacute;e plus bas), mais &eacute;galement Hard Times, les Floridiens The Maundy Quintet, les Texans The Loose Ends ou certains groupes majeurs Europ&eacute;ens, tel les Hollandais The Outsiders ou les Su&eacute;dois The Beathovens, qui surent apposer leur griffe sur ce style tr&egrave;s Am&eacute;ricain. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Souvent cible de moquerie des vieux loups les plus r&eacute;fractaires, l&rsquo;essence Psycho-Batave Tendre est pourtant l&rsquo;atout des plus grandes formations de l&rsquo;univers, m&ecirc;me quand ces derni&egrave;res ne jouent pas exclusivement dans ce registre. Ainsi We The People, Kenny And The Kasuals ou The Unrelated Segments, oeuvrant d&rsquo;ordinaire dans des registres plus rauques, y ont-ils excell&eacute;.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman">Notons &eacute;galement que, m&ecirc;me teint&eacute; de psych&eacute;d&eacute;lisme pr&eacute;-moustache, le Psycho-Batave Tendre reste &eacute;trangement immacul&eacute;, comme inoxydable aux volutes pesticides de l&rsquo;ann&eacute;e 1968 (cf . The Solid Ground, &laquo;&nbsp;Sad now&nbsp;&raquo;). </font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="mso-tab-count: 1"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></span></p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/savages.mp3" width="195" height="45" type="" autostart="false" repeat="" loop=""></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">THE SAVAGES &quot;Quiet town&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave Lavette </font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Lavette est une d&eacute;clinaison, d&rsquo;aucuns diraient une d&eacute;gradation, du Psycho-Batave Tendre. On y retrouve peu ou prou les principales caract&eacute;ristiques de ce style&nbsp;: joliesse m&eacute;lodique, douceur harmonique, rythme pond&eacute;r&eacute;, m&eacute;lancolie de bon aloi, mais toutes participent d&rsquo;un nouvel agencement qui en modifie le sens d&eacute;crit plus haut. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Fruit des r&eacute;gions les plus d&eacute;sol&eacute;es et les moins populaires d&rsquo;Am&eacute;rique, le Psycho-Batave Lavette rejoue ainsi le Psycho-Batave Tendre sur un mode sp&eacute;cial, fait de pauvret&eacute; et d&rsquo;an&eacute;mie. Tout y est fruste, d&eacute;charn&eacute; et estropi&eacute;. Baltimore, centre mondial du Psycho-Batave Lavette, offre d&rsquo;innombrables exemples de ces chansons simplement compos&eacute;es et qui peinent &agrave; d&eacute;finir et leur respiration et leur justesse. Nous citerons comme ma&icirc;tres d&rsquo;&oelig;uvre du Psycho-Batave Lavette The Fabulous Monarchs, The Vendors, The Shandells, The Boards, The Younger Brothers ou encore The Nomads. Tous ces g&eacute;nies donnent l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un Psycho-Batave Tendre pouss&eacute; dans ses retranchements, hardcore. Ainsi le punk, qui peut &ecirc;tre autre chose qu&rsquo;un &eacute;tat d&rsquo;esprit, est illustr&eacute; d&rsquo;une mani&egrave;re &agrave; la fois exacte et abstruse par ce Psycho-Batave Lavette, qui livre la sentimentalit&eacute; la moins d&eacute;guis&eacute;e &agrave; l&rsquo;amateurisme forcen&eacute; de ses musiciens.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Une analyse mieux conduite montrerait ais&eacute;ment qu&rsquo;en fait d&rsquo;intention, le Psycho-Batave Lavette, malgr&eacute; son origine effective, le Maryland, est tout entier anim&eacute; du fameux esprit du New Jersey, mais dans un cadre bien diff&eacute;rent de celui qu&rsquo;on attendrait. En effet, on parle d&rsquo;esprit du New Jersey pour qualifier une tentative d&eacute;sargent&eacute;e de sonner aussi pleinement qu&rsquo;un grand groupe Italo-Am&eacute;ricain de New York, ou de toute autre cit&eacute; moderne et repue de culture. Dans le cas du Psycho-Batave Lavette, l&rsquo;esprit du New Jersey se manifeste &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du Psycho-Batave Tendre &hellip; qui lui-m&ecirc;me manifeste souvent cet esprit, cette fois dans son cadre familier.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/shandells.mp3" width="195" height="45" type="" loop="" repeat="" autostart="false"></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">THE SHANDELLS &quot;Please stay&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave Batave&nbsp;</font></span></strong><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">C&rsquo;est la cat&eacute;gorie classique, celle &agrave; l&rsquo;aune de laquelle les autres s&rsquo;&eacute;chelonnent. C&rsquo;est &eacute;galement la plus &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, puisqu&rsquo;on peut la circonscrire aux uniques ann&eacute;es 1966 et 1967. Le genre Psycho-Batave Batave, dont la puret&eacute; est justement r&eacute;volue &agrave; jamais, prend ces sources &agrave; l&rsquo;aube du psych&eacute;d&eacute;lisme pr&eacute;-moustache, &agrave; une &eacute;poque charni&egrave;re o&ugrave; les rep&egrave;res estomp&eacute;s des anciens jours Vieux Loup allaient &ecirc;tre redessin&eacute;s par la plume crasseuse P&eacute;d&eacute; Progressif. C&rsquo;est dans ce no man&rsquo;s land d&rsquo;&agrave; peine plus d&rsquo;un an que furent enregistr&eacute;s les jalons du Psycho-Batave, promesses d&rsquo;un nouvel &acirc;ge qui ne rest&egrave;rent pr&eacute;cis&eacute;ment que des promesses inentam&eacute;es.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le genre compte parmi ses plus valeureux officiers des groupes du monde entier&nbsp;: les Hollandais The Jay Jays (&laquo;&nbsp;I keep tryin&nbsp;&raquo;), The Cavemen de Floride (&laquo;&nbsp;It&rsquo;s trash&nbsp;&raquo;), The Talismen du Nord-Ouest (&laquo;&nbsp;She was good&nbsp;&raquo;), The Burgundy Runn du Nouveau-Mexique (&laquo;&nbsp;Stop&nbsp;!&nbsp;&raquo;), les Anglais The Eyes (&laquo;&nbsp;When the night falls&nbsp;&raquo;), et bien s&ucirc;r les Australiens The Easybeats, les seuls qui se permirent de signer plusieurs titres Psycho-Bataves Batave au cours de leur carri&egrave;re tentaculaire.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Batave se caract&eacute;rise par la vitesse, la profusion m&eacute;lodique, un sens chromatique &eacute;tendu et un certain penchant &agrave; ne pas aborder les chansons par le bout le plus commode, sans pour autant jouer la carte de l&rsquo;exp&eacute;rimentation hippie. Alors que le Psycho-Batave A Crocs cogne et laisse des contusions, Le Psycho-Batave Batave frappe comme une d&eacute;charge &eacute;lectrique, d&rsquo;o&ugrave; sa facult&eacute; d&rsquo;&eacute;tourdissement et son essence de myst&egrave;re.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/jayjays.mp3" width="195" height="45" type="" loop="" repeat="" autostart="false"></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">THE JAY JAYS &quot;I keep tryin&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave d&rsquo;Elite </font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></strong><font size="3">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une vari&eacute;t&eacute; tr&egrave;s originale de Psycho-Batave, ne serait-ce que parce qu&rsquo;elle qualifie des groupes &agrave; albums ou presque, et non des chansons sp&eacute;cifiques, ou des L&eacute;gendes dans leur Etat Natal (un ou deux titres). De The Music Machine ou The Remains, il faudra ainsi dire que l&rsquo;&oelig;uvre int&eacute;grale, c&rsquo;est-&agrave;-dire le groupe dans chacune de ses manifestations, rel&egrave;ve du Psycho-Batave d&rsquo;Elite, et pas seulement telle chanson plut&ocirc;t que telle autre. Nous parlons de Psycho-Batave d&rsquo;Elite quand, &agrave; l&rsquo;image du Psycho-Batave Batave, toutes les conditions du Psycho-Batave se trouvent r&eacute;unies&nbsp;: c&eacute;l&eacute;rit&eacute;, concision, plein m&eacute;lodique et harmonique, le sentiment de l&rsquo;ind&eacute;passable, mais qu&rsquo;en sus, l&rsquo;auditeur flaire dans la musique un &eacute;norme potentiel commercial. Evidemment, si ce potentiel se r&eacute;alisait, la musique conna&icirc;trait soit un affadissement dans le Vieux-Loup tardif, soit un &eacute;panouissement dans l&rsquo;Italo-Am&eacute;ricain d&eacute;complex&eacute;. La fin derni&egrave;re du Psycho-Batave se situe hors du Psycho-Batave, r&eacute;ussite ou non.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/pochettes_016.jpg" class="CtreTexte" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le probl&egrave;me pos&eacute; fait vaciller notre th&eacute;orie&nbsp;: si le Psycho-Batave est moment, alors quel sens y a-t-il &agrave; invoquer une &oelig;uvre, voire une carri&egrave;re Psycho-Batave&nbsp;? Justement, le propre de groupes comme The Music Machine, The Dovers, Sonny Flaharty And The Mark V ou encore The New Colony 6 est de s&rsquo;&ecirc;tre mesur&eacute; &agrave; leurs limites internes, et d&rsquo;avoir tent&eacute; le scandale d&rsquo;un Psycho-Batave de la dur&eacute;e. Tous ces groupes ont brillamment constitu&eacute; un corps de chansons Psycho-Bataves, chaque fois dans une mani&egrave;re restreinte (The New Colony 6) par crainte de voir la formule se dissiper, et tous ces groupes ont rapidement implos&eacute;, plut&ocirc;t que de faire &eacute;voluer leur g&eacute;nie vers le stade adulte et rentable de l&rsquo;Italo-Am&eacute;ricain. Mort heureuse de The Dovers, qui, au contraire de tous les autres champions du Psycho-Batave d&rsquo;Elite, n&rsquo;ob&eacute;irent pas m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;imp&eacute;ratif de la mani&egrave;re restreinte&nbsp;! Fort logiquement, il n&rsquo;y eut pas d&rsquo;album.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/nogirlgonnacry.mp3" width="195" height="45" type="" loop="" repeat="" autostart="false"></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">THE MUSIC MACHINE &quot;No girl gonna cry&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave Sublime </font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">On l&rsquo;a dit, l&rsquo;homme Psycho-Batave est la plupart du temps l&rsquo;homme d&rsquo;un seul geste. Ce geste prend l&rsquo;ampleur d&rsquo;un accident quand il est ass&eacute;n&eacute; dans un contexte d&rsquo;ordre et de mesure. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une formation d&rsquo;ob&eacute;dience Italo-am&eacute;ricaine peut, UNE fois dans sa carri&egrave;re, donner naissance &agrave; un morceau d&rsquo;une intensit&eacute; &agrave; fendre les arbres. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Quand le style Italo-am&eacute;ricain, qui d&eacute;j&agrave; &oelig;uvre dans le &laquo;&nbsp;Bigger than life&nbsp;&raquo;, tend &agrave; se d&eacute;passer encore lui-m&ecirc;me, on entre dans les sph&egrave;res du Psycho-Batave sublime. Tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment Sublime parce qu&rsquo;&agrave; la fois grandiose et d&rsquo;une amplitude telle que ses vibrations s&rsquo;en ressentent de mani&egrave;re quasiment effroyable, offrant au genre sa qualit&eacute; p&eacute;trifiante.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Les conditions du d&eacute;passement du genre Italo-am&eacute;ricain, de son glissement vers le Psycho-Batave sont vari&eacute;es&nbsp;et ont &agrave; voir avec la mani&egrave;re&nbsp;: fi&egrave;vre baroque (&laquo;&nbsp;Seven rooms of gloom&nbsp;&raquo; de The Four Tops, m&egrave;tre &eacute;talon du genre), sauvagerie carnassi&egrave;re (&laquo;&nbsp;Come back&nbsp;&raquo; de Ken Williams), euphorie volcanique (&laquo;&nbsp;Working on a building of love&nbsp;&raquo; des Chairmen Of The Board) ou &eacute;pop&eacute;e bor&eacute;ale (&laquo;&nbsp;Hold on&nbsp;&raquo; de The Radiants), on a affaire ici &agrave; une fr&eacute;quentation des extr&ecirc;mes, et l&rsquo;ex&eacute;cution violemment paroxystique du style Psycho-Batave sublime, son souffle de la derni&egrave;re chance, tranchent nettement avec l&rsquo;agencement harmonieux, de mise chez la formation Italo-am&eacute;ricaine.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Pr&eacute;cisons &eacute;galement que certaines formations Italo-am&eacute;ricaines, souvent blanches et milliardaires, eurent l&rsquo;intuition Psycho-Batave Sublime pour trois minutes dans leur existence&nbsp;: The Beach Boys avec &laquo;&nbsp;Til I die&nbsp;&raquo;, The Four Seasons avec &laquo;&nbsp;The Night&nbsp;&raquo;, approch&egrave;rent de la vastitude t&eacute;n&eacute;breuse du genre qui nous int&eacute;resse, mais ils ne firent que le fr&ocirc;ler, peut-&ecirc;tre parce qu&rsquo;incapables du moindre abandon, de l&rsquo;infime d&eacute;crochage qui permirent &agrave; un Ken Williams de d&eacute;fier pour quelques instants les foudres Top-Notch de la cr&eacute;ation.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<div align="left"><embed src="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/28/58/sevenrooms.mp3" width="195" height="45" type="" loop="" repeat="" autostart="false"></embed></div>
<div align="left">
<div class="box" id="LeftPart" style="WIDTH: 100.6%; HEIGHT: 31px">
<p class="box-content" align="left">THE FOUR TOPS &quot;Seven rooms of gloom&quot;</p>
</div>
</div>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman">Le Psycho-Batave Contrari&eacute; </font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font face="Times New Roman"></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Consid&eacute;rons enfin le Psycho-Batave dans son avatar le plus naturel, une fois admis le caract&egrave;re fantasmatique qu&rsquo;une telle notion finit par rev&ecirc;tir. Rare et soudain, le souvenir de son s&eacute;jour terrestre &eacute;tant peut-&ecirc;tre irr&eacute;vocablement perdu, le Psycho-Batave a aussi exist&eacute; comme pur horizon, comme point de mire, ou comme pulsion, pour ceux dont la formation, la culture et le statut les tenaient &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de toute forme de foudroiement. Le Psycho-Batave Contrari&eacute; d&eacute;signe ce sentiment larv&eacute; du Psycho-Batave &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans certaines chansons, qui pour trop de raisons ne rel&egrave;vent pas de l&rsquo;esth&eacute;tique Psycho-Batave, mais qui, soit cernent de pr&egrave;s la notion sans jamais la traverser, soit laissent se profiler une ombre derri&egrave;re elles. En tout cas, l&rsquo;auditeur sait intuitivement que d&eacute;lest&eacute;e de son encombrant cahier des charges (le concept-album, le protest-singer, les cabarets de Greenwich Village, bah&nbsp;!), telle chanson vise, de mani&egrave;re &agrave; peine consciente, au Psycho-Batave. Aussi peut-on simplement d&eacute;finir le Psycho-Batave Contrari&eacute; comme le traitement Psycho-Batave d&rsquo;un mat&eacute;riau anti-Psycho-Batave, qui, de fait, opposera toute sa r&eacute;sistance &agrave; une transmutation pressentie et jamais r&eacute;alis&eacute;e.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>A se pencher sur le cas du Psycho-Batave Contrari&eacute; (on peut ici utiliser l&rsquo;adjectif nominalement, pour d&eacute;signer la personne), on en apprend long sur le Psycho-Batave, puisqu&rsquo;il en incarne l&rsquo;essence sans le r&eacute;sultat. Ainsi Phil Ochs, Dennis Wilson, Marvin Gaye, Tim Hardin, Sred Sweign, Richard Manuel, Roy Orbison, dont la qu&ecirc;te, aussi informulable que la circonstance qui fit plonger Dennis Wilson dans le Pacifique, ne fut qu&rsquo;anecdotiquement entrav&eacute;e par la drogue, la mode ou la moustache. Sentiment de destruction qui n&rsquo;est jamais aussi pr&eacute;sent qu&rsquo;aux premiers jours du printemps.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le Psycho-Batave Contrari&eacute;, &agrave; l&rsquo;image du Psycho-Batave d&rsquo;Elite, impr&egrave;gne des &oelig;uvres enti&egrave;res, des vies enti&egrave;res, et tous ceux qui en portent le sceau ambigu font l&rsquo;effet d&rsquo;assi&eacute;geants ou de mercenaires que leur vacance livre &agrave; la s&eacute;duction, &agrave; la capture, &agrave; la perte de soi dans un monde &eacute;trange.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Mar 2006 20:41:57 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">81a8d1b7dbcf44e86383109379241063</guid>
                <category>Centre d'études psycho-bataves</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-2306765-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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