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    <title><![CDATA[Le Centre d&#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2 (Sred Sweign)]]></title>
    <link>http://www.jeanpop2.com/categorie-1262116.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Sred Sweign&quot; du blog &quot;Le Centre d&amp;#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.jeanpop2.com</copyright>            <category>Sred Sweign</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Look to me, The Uniques]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-look-to-me-the-uniques-52323878.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une déclaration, d’amour j’entends, fusse-t-elle la
    sincérité même – elle envisage pour l’avenir chapeaux et couronnes florales, tulles à la traîne et dentelles montées sur talons, la grâce, l’harmonie, l’éternelle innocence d’un sentiment, noble,
    sûr, mis a nu devant amis et parents sourires, le temps d’une noce, et dedans la chambre vivre, dedans la chambre nuptiale surtout – bref, une telle déclaration peut aussi se solder par le plus
    flamboyant des échecs, le plus brûlant qui soit, quelque inimaginable sortie, imprévue, et entre l’un ou l’autre vit une ballade.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette ardeur qui va toute seule, incertaine, dont on ne peut
    deviner l’issue, c’est la chanson <em>Look to Me</em> de The Uniques qui nous en fournit, ici, l’élan. Son propos est nu, d’un romantique des plus classique, tout à fait traditionnel, quand la
    musique, retenue, solennelle, chevaleresque en tous points, compose une des ballades des plus entêtantes, des plus paradoxales qui m’ait été donné d’entendre en Louisiane. J’ai bien dit&nbsp;: en
    Louisiane&nbsp;! La terre <em>sensuelle</em> primordiale, <em>mater carissima</em>, par excellence, où en 1966 tout était chair, sueur, cuivres, larmes, déguisement, pas de danse dans du coton,
    sur un plancher, du rhum à la bouche. Figurons nous un Lancelot inassouvi, bombardé au milieu de toute cette fanfare fredonnant sa ritournelle… Le contraste m’inspire.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il n’y a pas de refrain dans <em>Look to Me</em>, seulement
    un riff en motif d’introduction, trois couplets et un pont où l’orgue, qui jusqu’ alors flottait à la traîne, ajourne une noce imaginaire. Il y a les mots <em>sweetheart</em>, <em>honey</em>,
    <em>someone</em>, <em>forever</em>, l’expression <em>til’ the end</em> enfin la coda où le chanteur répète presto, en l’accentuant, son désir&nbsp;: <em>look to me</em>. C’est justement cette
    absence de refrain, la répétition quadrangulaire du couplet comme les quatre murs d’un foyer que le chanteur rêve de partager, qui, moi, me laisse à penser que cette ballade ne s’adresse à
    personne&nbsp;! Mais qu’elle émane d’un après midi de solitude adolescente, bientôt mure, dans une chambre, où croît le désir qu’une vie conciliée, une vie d’adulte advienne, qui voit un homme
    désirer qu’une femme à son bras s’appuie longtemps, une femme dont, à ce moment précis, il ne connaît pas encore ou plus le visage. Une ode à dimension universelle, une invitation presque quasi
    démocratique, comme démocratique peut paraître l’existence d’un couple.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x169/0/00/28/58/Recent-shows/SplendorDeanieAndBudChurch2-jpg" class="CtreTexte" alt="SplendorDeanieAndBudChurch2." width="300" height="169">
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp; Or, je devine aussi flotter derrière tout cela je ne sais
    quoi d’inquiétant, la présence d’un secret, d’une boule noire, non dite. D’inatteignable ou peut-être de déjà passé. Comme si l’auteur de <em>Look to Me</em> rendait les armes. Une
    rédemption&nbsp;? Comme si une seconde chance venait de lui être offerte après qu’il ait été longtemps blessé, mis à terre. Qu’il en venait à se dire <em>You gotta take what comes</em> sans plus
    songer à savoir s’il est heureux. Ce <em>You gotta take what comes</em>, je l’emprunte au personnage de Bud, interprété par Warren Beatty dans la scène finale du film <em>Splendor in the
    Grass.</em> Il y donne la réplique à Natalie Wood, Deany. Le film montre comment un couple d’adolescent se brise, est brisé d’une manière ou d’une autre par les familles respectives des deux
    amoureux. Les parents de Deany, à l’initiative de sa mère surtout, la place dans un asile. Là-bas, les années passent, le cœur de Deany peu à peu perd de son enthousiasme, il s’oublie, il végète,
    se calme, elle va pouvoir sortir, un jour…. Enfin elle sort. Et dès sa sortie, Deany décide de rendre visite à Bud, totalement ignorante de ce qu’il est devenu, elle veut le voir, le regarder. Ce
    qui advient&nbsp;: Elle découvre un homme jeune encore mais qui à présent vit dans une ferme avec sa femme, Angelina, ses enfants, il élève ses 50 vaches, il ne pense plus s’il est heureux ou
    non, les jours lui sont passés sur la tête. Il y a deux ans, il a chanté <em>Look to Me</em> à sa jeune et belle épouse, à elle il a rouvert son cœur, et chantant <em>Look to Me</em>, il a tu en
    lui le secret des heures splendides, des heures fiévreuses où sa vie ne tenait qu’aux baisers, miraculeux, qu’il volait à Deany… Un refrain à jamais s’est envolé. Mais un couplet superbe, plein,
    généreux s’est accompli, se répète, inlassable, sur le collier des jours mûrs il s’égraine, l’éternel lui a donné voix et chance. Et c’est ce qui nous émeut, que nous avons reconnu à l’écoute de
    cette chanson.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/8n8yplgybq.mp3" target="_blank"></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt;"><span style="font-family: Garamond;"><a href="http://www.box.net/shared/static/8n8yplgybq.mp3" target="_blank">The Uniques - Look to me</a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 20:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6ac77ac7f6c91d0336de0713a01b1113</guid>
                <category>Sred Sweign</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-look-to-me-the-uniques-52323878-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Willie & the Walkers : diamonds and gold ou les restes du tremblement.]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-20956671.html</link>        <description><![CDATA[<p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;"><span style="font-size: 12pt;">Mardi dernier je marchais le long du fleuve, dans le contrebas des quais, parmi des fanes plus hautes qu’un homme, quasi
    préhistoriques, des orties gigantesques, des roseaux, toutes sortes d’herbes folles, sur un sentier bien marqué… pas de quoi se perdre, mais de quoi sentir, voir. Sentir aussi quelque chose de
    sombre se tendre sous ce ciel d’été qui cherchait querelle aux verbes, aux mots, aux roseaux que je voyais, à la transfiguration préhistorique que je faisais de cette lande&nbsp;: ma mélancolie
    première, matinale… Il faut aussi ajouter à ces pas une chanson qui persistait à mes lèvres, que ma gorge imitait, que j’aimais. Et toute a fait ronde, frémissante&nbsp;comme une eau : la
    solitude de cette chanson pour ma seule gorge. Mais j’oublie quelque chose. En vérité il y avait trois chansons dont j’emmêlais les phrases, les airs, les souffles… et elles étaient dans l’ordre
    de leur apparition <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Leaning on you</em> (the Yo-Yos), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Diamonds and gold</em> (Willie &amp; the Walkers) et
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Laugh laugh</em> (Beau brummels), belles, farouches, parce que ma langue n’en récitait que des bribes, et quelles bribes, mais aussi comme un brelan tombe
    en main dans une partie de carte, un atout de taille pour ne pas se coucher et peut-être au bout rafler la mise. Au bout du compte une seule persista, et je faillis vaciller avec.</span></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;"><span style="font-size: 12pt;">Ce matin là je m’étais éveillé avec d’étranges humeurs. Et j’avais tour à tour écouté les chansons, la larme à l’œil, sous
    l’enceinte grande ouverte, écouté à tue-tête pour faire enfler ma force. Je sortais de ma chambre comme une bête de sa cage avec mon bouquet de paroles. Etrange comme une fois dans l’air, le
    dehors, tout d’une chanson manque. Comme son physique manque. Comme elle est simplement absente du décor, du présent. Car une chanson a un corps. On n’y pense jamais, mais c’est pourtant vrai. Et
    les corps de ces chansons, là, pendant cette marche s’étaient volatilisés. Car ce corps, qu’il soit gravé sur vinyle ou dans d’autres plastiques, c’est un corps invariable, toute la mécanique, la
    géométrie de son orchestre est inimitable avec la bouche. Voilà pourquoi l’on chante si souvent dans sa tête. C’est trop compliqué à rendre. Trop intense, il nous faudrait plusieurs voix. Nous en
    avons une.<br></span></span><span style="font-family: Garamond;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/willie1.jpg" height="343" class="CtreTexte"><br></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Garamond;"><span style="font-size: 12pt;">Celle de Willie, de Willie &amp; the Walkers, pendant <em>Diamonds and gold</em> je l’aime parce qu’avant chaque phrase on peux
    l’entendre reprendre et perdre son souffle, moduler l’intensité dramatique de la chanson, poser sans mot aucun ce qu’est la mélancolie, la fatigue, avant même que la phrase n’ait été dite.
    Quelque chose de presque animal, un soupir, un tremblement. Qu’on entend respirer. Je calais mon souffle au sien, mes pas au rythme de la caisse claire, et des chansons adorées quelques minutes
    plutôt, il ne me restait plus que cela. Alors parmi les fanes géantes, les orties, j’ai voulu voir passer l’une de ces libellules grandes comme des aigles qui hantaient les jungles
    préhistoriques, qu’elles me rapportent le corps de <em>Diamonds and Gold</em>. Le parallèle me séduisait. S’il devait rester quelque chose d’humain en moi dans vingt, cent ans, je faisais le
    souhait que ce soit la respiration de Willie, sans l’orgue, sans la caisse claire, mais avec sa mélancolie chantée. Comme de la jungle ici n’est resté que les fanes, non les libellules, parce
    qu’elles tremblent, imperceptiblement, toutes, comme un chorale sauvage au milieu du bruit. C’était en réalité un moment parfait pour disparaître, s’effacer du paysage et du corps des choses et
    du mien. Ou redevenir deux, amants, et se susurrer les mots de <em>Diamonds and gold</em>. Une tentation dont la chanson témoigne à merveille.<br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/z39usth4w0.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">Willie &amp; The Walkers - Diamonds &amp;
    gold</span></a><br></span>&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 16:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">147d66b2d041b8b2cf7f28ccb7a1f8ea</guid>
                <category>Sred Sweign</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-20956671-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[I'm a young man]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-7300751.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">On peut litt&eacute;ralement enlever des chansons, les arracher &agrave; la terre, au soleil, les soutirer aux cactus, et m&ecirc;me &agrave; un chien, les extorquer &agrave; l&rsquo;amour &ndash; &eacute;videmment malheureux &ndash; d&rsquo;une femme, les d&eacute;dier &agrave; sa parent&eacute;, ses enfants&hellip; Je veux dire&nbsp;: Partir du Cr&eacute;e &ndash; inachev&eacute; &ndash; et en quelque sorte le louer mais peut-&ecirc;tre aussi, surtout, le parer d&rsquo;un <em>v&ecirc;tement d&rsquo;images</em>. Images toutes naturelles, humaines, aux auditeurs, bref images o&ugrave; l&rsquo;on a pied, o&ugrave; l&rsquo;on se refl&egrave;te. Et c&rsquo;est fort rassurant et beau d&rsquo;avoir pied quelque part, o&ugrave; l&rsquo;on communie, l&rsquo;on pleure, l&rsquo;on respire mieux. Alors, c&rsquo;est in&eacute;vitable, certains destins d&rsquo;hommes n&rsquo;ont pas la chance de louer, de remercier, d&rsquo;aimer, et je veux voir dans <em>I&rsquo;m a young man</em> d&rsquo;Eddie &amp; Ernie. (1965. Eastern Records.), une toute autre expression du genre au cours de laquelle une chanson ne s&rsquo;appuie sur rien, n&rsquo;enl&egrave;ve ni ne pr&eacute;l&egrave;ve rien &agrave; personne, mais sacr&eacute;ment va s&rsquo;&eacute;lever du n&eacute;ant et lui rendre d&rsquo;un mani&egrave;re imparable son excommunication, lui crier son d&eacute;sir. Quant &agrave; moi, j&rsquo;avouerai que pour en parler, les images me seront d&rsquo;un grand secours. Sinon, quels mots nous resteraient-il apr&egrave;s&nbsp;une telle travers&eacute;e ? </font></span><span style="FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">En effet, il ne faut pas moins de douze mesures et sept phrases &agrave; Eddie &amp; Ernie pour plonger<em> I&rsquo;m a young man </em>dans une d&eacute;tresse nou&eacute;e, serr&eacute;e, parfaitement close, une t&eacute;n&egrave;bre insurmontable. Ecoutons les. Un piano est l&agrave; qui entonne une m&eacute;lodie grave et comme flottante, allong&eacute;e, ponctu&eacute;e d&rsquo;une basse poisseuse, tremp&eacute;e sous une valse de pluie que maintient une cymbale. Puis les murmures voluptueux, inauguraux, des chanteurs, muent pour dire ceci qui est simple et intol&eacute;rable : </font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3"></font></span><span style="FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">I&rsquo;m a young man I need some love </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">I&rsquo;m a young man I need some love </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">Help me Somebody </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">I&rsquo;m a young man I need some love </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">Baby </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">I&rsquo;m a young man I need some love </font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">There's one more thing I want to<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>say</font></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3"></font></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"><font size="3">
<p><img class="CtreTexte" height="500" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/ed_ernie.jpg" width="420" /><em><span lang="EN-GB" style="FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"></span></em></p>
</font></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">Et l&agrave;, &agrave; peine cinquante secondes sont pass&eacute;es&hellip; Moi je suis &agrave; terre. Mais j&rsquo;imagine tr&egrave;s bien l&rsquo;oc&eacute;an poisseux o&ugrave; flotte leur nef perdue. Et ces deux l&agrave;, &eacute;clair&eacute;s &agrave; la leur d&rsquo;une lampe temp&ecirc;te sous l&rsquo;averse et la nuit, n&rsquo;ont h&eacute;las que ces mots &agrave; dire, &agrave; d&eacute;plorer de ne pouvoir les dire &agrave; personne, sinon Quelqu&rsquo;un. Ce terrible <em>Somebody</em> impersonnel, inconnu&hellip; Et s&rsquo;il n&rsquo;existait pas&nbsp;? Je dois dire que si ce premier passage n&rsquo;&eacute;tait pas prolong&eacute; d&rsquo;une minute trente suppl&eacute;mentaire de musique, je saurai dire &agrave; mon tour&nbsp;: &Ccedil;a y est, c&rsquo;est la fin&nbsp;! Le chant du cygne&nbsp;! Le d&eacute;sespoir est entr&eacute; net et sans retour. Inalt&eacute;rable. Seulement voil&agrave;, (bien que la suite des paroles perp&eacute;tue ce registre, l&rsquo;achevant presque &agrave; coup de terribles <em>I want to be kissed and I want to be missed, </em>le justifiant d&rsquo;un non moins terrible <em>I travel all around the mountain, and i travelled all around the rain and sea, still i need some love</em>) soudain, des voix d&rsquo;Eddie &amp; Ernie s&rsquo;&eacute;chappe une ascension aigu&euml;, inattendue qui, comme les vents d&eacute;chirent les toitures, font crisser les enceintes, affolent les aiguilles des potentiom&egrave;tres, transpercent les oreilles et le c&oelig;ur, comme si leur propos dits avec une &eacute;l&eacute;gance magistrale quand il aurait pu, d&ucirc; &ecirc;tre hurl&eacute;s, avaient atteint leur destinataire. Quel qu&rsquo;il soit. Et cette inoubliable ascension a lieu deux fois. Une premi&egrave;re pour se relever, une deuxi&egrave;me pour faire trembler l&rsquo;enceinte et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me le fameux <em>Somebody</em>. </font></span><span style="FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">Evidemment, si l&rsquo;oc&eacute;an &ndash; que j&rsquo;imagine &ndash; qui porte leur nef d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e peut symboliser les remous sans fonds de leur d&eacute;tresse, la d&eacute;tresse si belle, injuste et incompr&eacute;hensible du jeune homme sans amour, les voix, elles, verticales soudain, sont de grands courants a&eacute;riens, de ceux qui balayent les nuages, dissipent une pluie, font fr&eacute;mir l&rsquo;aube, cette aube qui tarde tant &agrave; venir. Et je veux voir dans <em>I&rsquo;m a young man</em> l&rsquo;une des seules chansons, &agrave; ma connaissance, qui ai soutenu une telle r&eacute;ponse capable d&rsquo;&eacute;clater dans les hauteurs, comme de la lumi&egrave;re. Partis des montagnes, du d&eacute;sert, de rien, n&rsquo;ayant rien, n&rsquo;&eacute;tant plus rien, jet&eacute;s &agrave; la mer, l&agrave; o&ugrave; les images de G&eacute;ricault avec son <em>Radeau de la m&eacute;duse</em>, d&rsquo;Evariste Luminais<em> </em>avec les <em>Enerv&eacute;s de Jumi&egrave;ges</em> maintiennent encore la d&eacute;tresse des condamn&eacute;s dans l&rsquo;obscurit&eacute;, Eddie &amp; Ernie, eux, en 1965 avec leur seules voix, atteignait &agrave; coup s&ucirc;r un c&oelig;ur en pleurs, celui de <em>Somebody</em>, le mien, le v&ocirc;tre &agrave; pr&eacute;sent. Et ils eurent beaucoup d&rsquo;enfants.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Garamond"><font size="4"><a href="http://www.box.net/shared/static/qjactt0pvj.mp3" target="_blank">Eddie &amp; Ernie - I'm a young man</a></font></span></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 20:54:56 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cbb429181cb319a92df2ca4e9b4f4047</guid>
                <category>Sred Sweign</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-7300751-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Dark end of the street]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-7255982.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">Nous ne d&eacute;taillerons pas &ndash; mais y &eacute;chouerons comme on s&rsquo;&eacute;choue sous la chanson &ndash; la gen&egrave;se chaotique et g&eacute;ographiquement &eacute;tir&eacute;e du Flying Burrito Brothers, cela reviendrait pour solde de tout compte &agrave; expliquer comment de p&egrave;re et m&egrave;re nous sommes la somme malade et irr&eacute;ductible, <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>circonscrite &agrave; sa m&eacute;moire tiraill&eacute;e. N&eacute;anmoins, du former band &eacute;clos vers 1967 &agrave; Boston, nous retiendrons une ombre bic&eacute;phale compos&eacute;e des visages de Gram Parsons et Chris Hillman<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>dont la chanson <em>Dark end of the street</em> fait figure de proue. La proue sir&eacute;nienne d&rsquo;un navire jet&eacute;e en reflet sur l&rsquo;&eacute;cume.</font></span><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"><font size="3">Il se creuse, &agrave; &eacute;couter <em style="mso-bidi-font-style: normal">Dark end of the street,</em> non pas une &eacute;nigme mais des trous noirs. Et qui dissimulent une lign&eacute;e de couples sombres&nbsp;: Romantiques. Interdits. Parano&iuml;aques. Scandaleux. Comme il y a eu des couples infernaux dans la litt&eacute;rature, dans des bourgades, des quartiers, des maisons. Et c&rsquo;est ici, dans ce trou noir que s&rsquo;est terr&eacute; le couple indescriptible dont il est question le temps de cette chanson&nbsp;: Quelqu&rsquo;un caresse et chante tout bas. Parle puis geint &agrave; quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre en face, leur amour. Un amour interdit qui pourtant a lieu, la nuit, au bout de la rue, dans l&rsquo;obscurit&eacute;, o&ugrave; les n&eacute;ons n&rsquo;&eacute;clairent plus. Et les amants de mystifier cette liaison. </font></span><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond">Quelle est elle&nbsp;? Nous le sentons, un rituel passionn&eacute;, des retrouvailles dangereuses, une sexualit&eacute; v&eacute;cue dehors. Une communaut&eacute; aust&egrave;re qui regarde autour par les &oelig;ill&egrave;res des commandements<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>menace son av&egrave;nement au grand jour. Qui sont-ils, ces amants&nbsp;? Nous n&rsquo;en savons rien. Ils ne sont rien. Rien que l&rsquo;amour, anonyme. Secret. Interdit. Et alors&nbsp;? Alors il nous faudra peut-&ecirc;tre nous projeter pendant le d&eacute;roulement des couplets, nous remettre - ou nous d&eacute;mettre - &agrave; la place de l&rsquo;&eacute;metteur &ndash; cette voix qui avertit &ndash; et reconna&icirc;tre en son destinataire &ndash; celle qui &eacute;coute et acquiesce &ndash; la personne qui nous a &eacute;t&eacute; confisqu&eacute;e. Et l&agrave; est une beaut&eacute; immense. Elle ne plaide aucune cause. Incestueuse, p&eacute;d&eacute;raste, adult&egrave;re, extra raciale, envers et contre tout dogme&hellip; qu&rsquo;importe, le vol est l&agrave;. Vol du <em style="mso-bidi-font-style: normal">You and me,</em> ses ponctualit&eacute;s, sa persuasion douce, son anonymat, ses rendez-vous. </span><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-GB" style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB">At the dark end of the street</span></em><span lang="EN-GB" style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond; mso-ansi-language: EN-GB"> n&rsquo;envie aucune autre forme d&rsquo;amour. Il sera chati&eacute; : <em style="mso-bidi-font-style: normal">We&rsquo;ll have to pay for the love that we stole</em>. </span><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond">Il y a ce dialogue voluptueux des voix. Le lead et les backing vocals assembl&eacute;s. Chaque parole lorsqu&rsquo;elle se termine est reprise par une guitare qui a autant &agrave; dire, et les deux d&rsquo;avancer ainsi, l&rsquo;un apr&egrave;s l&rsquo;autre dans l&rsquo;obscurit&eacute;. Jusqu&rsquo;au jour. O&ugrave; l&rsquo;interdit r&eacute;instaure entre les deux amants l&rsquo;anonymat. Voici les arcanes de cette fugue. Mais, &agrave; y r&eacute;fl&eacute;chir, des arcanes &eacute;videntes.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"><img class="CtreTexte" height="283" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/pubcrownbroad03.jpg" width="450" /></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></font></p>
<font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Creusons.<em style="mso-bidi-font-style: normal"> Dark end of the street </em>dans son lancinement, sa verve a quelque chose de beaucoup plus fantomatique qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Lors du dernier couplet <em>if you take a walk downtown / and find some took to look around / if you should see and I walk on by / oh darling please don&rsquo;t cry</em> on assiste &agrave; cette &eacute;ventualit&eacute; : celle que ce couple secret, dans cette ville qui les s&eacute;pare le jour, est contraint &agrave; jouer la com&eacute;die s&rsquo;il advient que les amants aient &agrave; se croiser. La com&eacute;die ou &ecirc;tre surpris, d&eacute;voil&eacute;, humili&eacute; ou condamn&eacute;, &agrave; mort, au grand jour. Et l&agrave; est &agrave; chacun des amants un pli &agrave; prendre, une gestuelle &agrave; dissimuler. Des larmes &agrave; contenir. Or, dans le temps de cette chanson qui nous &eacute;trangle, c&rsquo;est davantage que&nbsp;la tristesse, la com&eacute;die, la mort qui attend ces deux amants, c&rsquo;est &ndash; qui a plus large envergure et qui les recouvre tous &ndash; l&rsquo;aura noire de la s&eacute;paration&hellip; Tout amour est vou&eacute; &agrave; la s&eacute;paration. Que l&rsquo;aim&eacute;(e) vous d&eacute;laisse pour un(e) autre, qu&rsquo;il meurt, qu&rsquo;il voyage loin de vous et longtemps, qu&rsquo;il cesse m&ecirc;me de vous aimer est c&rsquo;est la naissance d&rsquo;un fant&ocirc;me&nbsp;: d&rsquo;une r&ecirc;verie brune, parfois perc&eacute;e d&rsquo;azur, o&ugrave; les corps s&eacute;par&eacute;s s&rsquo;appellent au travers l&rsquo;au-del&agrave; des cartes, ou s&rsquo;ignorent, peut-&ecirc;tre ne s&rsquo;approchent, ne se croisent m&ecirc;me plus jamais. Cela d&rsquo;ailleurs que les villes portent de plus fort en leurs rues&nbsp;: l&rsquo;espoir au d&eacute;tour d&rsquo;une rue qu&rsquo;adviennent des retrouvailles, une rencontre. Et alors c&rsquo;est la langoureuse distorsion que le temps vous fiche en plein c&oelig;ur&nbsp;: l&rsquo;attente. Et l&rsquo;attente est nourrici&egrave;re de telles chansons. Quand le fant&ocirc;me, lui est &eacute;ternel, demeure en vous. Je ne connais pas d&rsquo;autre chanson qui ait aussi furtivement pos&eacute; dans une poign&eacute;e de notes et d&rsquo;accords, la solitude des amants, leur joie, leurs gloussements, qu&rsquo;une lucidit&eacute; inexprimable fait agir &agrave; l&rsquo;envers du monde, au bout d&rsquo;une rue sans lueurs, &agrave; bouffer puis apprendre les restes de la s&eacute;paration et d&rsquo;avoir l&rsquo;audace de la chanter en m&ecirc;me temps que de copuler.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Garamond">
<p><font size="4"><a href="http://www.box.net/shared/static/ifumvj4dnu.mp3" target="_blank">The Flying Burrito Brothers - Dark end of the street</a></font></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</span></font>]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Nov 2007 12:28:30 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1d00494608215288bd325d8da2acf4ff</guid>
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