<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.jeanpop2.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Le Centre d&#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2 (Album/Song of the week)]]></title>
    <link>http://www.jeanpop2.com/categorie-283530.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Album/Song of the week&quot; du blog &quot;Le Centre d&amp;#39;Etudes Psycho-Bataves de Jeanpop2&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 12:46:28 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.jeanpop2.com</copyright>            <category>Album/Song of the week</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[J.C. Horton : The you in every song I sing]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-j-c-horton-the-you-in-every-song-i-sing-43894823.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span lang="EN-GB">J.C. Horton, Dot Records.</span> Un label Californien, un nom qui connote une certaine âpreté sudiste. Deux titres, <em>You are love/If you want my love</em> qui épèlent le
    sésame d’un temps d’embrassades à ciel ouvert, d’avant l’intrusion dans le champ artistique et amoureux des «&nbsp;ennemis du système&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    A nous d’intercaler nos rêves entre ces maigres données.
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    Dot records est une filiale de Paramount, et de la même manière que le studio cultivait le style, comme l’illustrent les europes inexistantes de Lubitsch ou les dentelles fanées de Von Sternberg,
    notre homme mystère synthétise les raffinements 1966&nbsp;: blue-eyed soul timidement torrentielle, déhanché rougissant de sa propre sensualité, doo-wop de linceul, accords aquarelles au bord de
    l’évanouissement…
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    L’universalité du propos ne pourra nous éclairer davantage&nbsp;: J.C. Horton chante bien l’amour, sa qualité solaire, le UI. «&nbsp;<em>You’re the you in every song I sing</em>&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    Parce que l’humanité sera pour toujours incapable d’offrir une réalité à Tim Granada, parce qu’il fallait que Bobby Fuller s’éclipse avant la maturité, parce que Buddy Holly est né le 3 février
    1959, J.C. Horton continuera de peupler les limbes comme un des plus beaux souvenirs d’homme à venir.
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <img src="http://img.over-blog.com/300x224/0/00/28/58/Recent-shows/jc-horton.jpg" class="CtreTexte" alt="jc horton" width="300" height="224">
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/usglibgzoq.mp3" target="_blank">J.C. Horton - You are love</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/usglibgzoq.mp3" target="_blank"><br></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/hnm0rapif9.mp3" target="_blank">J.C. Horton - If you want my love</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 19:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7d9c12cf7b17c1e4cb807127824e11bd</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-j-c-horton-the-you-in-every-song-i-sing-43894823-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Giles Strange, Watch the people dance]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-34158292.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Pour qui n’y a jamais posé les pieds, il semble presque impossible d’imaginer New York éclairée par le soleil. C’est la nuit que s’y propagent les sirènes perdues et les huées de néons que nous
    désirons y trouver. Et c’est toutes les nuances nocturnes qui s’y logent alors&nbsp;: la lune balafrée des hommes aux doigts d’or, celle percluse de rouille qui éternue la suie nous séparant de
    l’aube, la nuit enfin des capes ocres qui s’évanouissent derrière des immeubles trop blêmes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La cape est celle qu’aime à s’entourer Giles Strange. Derrière cette onomastique de serial de gare se tient un des trois faux frères des Strangeloves (les deux autres se prénommant Miles et
    Niles), cette fabulation de trois petits moguls New-Yorkais gentiment visionnaires. «&nbsp;Watch the people dance&nbsp;» contient autant de bagarres, rebondissements et mâchoires menacantes que
    les comics de leur enfance. La musique de Giles Strange, si elle est toute empreinte de la classe urbaine des voisins du Queens The Denims, si elle est exécutée avec la même rigidité féline qui
    feint de déborder toutes les quatre mesures, possède quand même un mystère sur lequel il est malaisé de mettre un visage&nbsp;: proche des furies baroques des Easybeats ou des machines de guerre
    maniaquement calibrées de Sean Bonniwell, elle ajoute au sublime dédain du précédent, qui s’inscrivait déjà au-delà du sentiment, une nouvelle couche de peinture nuit scintillante qui en renforce
    l’opacité et le glamour crapuleux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ainsi, hanté par ces guitares louves, on imagine volontiers Giles Strange tel James Caan à la fin du «&nbsp;Gambler&nbsp;» de Karel Reisz, à l'orée de la nuit, face au miroir d’un hôtel jaunasse,
    admirant intensément la plaie vive qui lézarde son visage avec fierté, horreur et soulagement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.box.net/shared/static/oxere8syf2.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">Giles Strange - Watch the people dance</span></a>
  </p>

  
  
  
  
  <link rel="File-List" href="file:///C:/DOCUME~1/PROPRI~1/LOCALS~1/Temp/msohtml1/01/clip_filelist.xml">]]></description>
        <pubDate>Thu, 23 Jul 2009 20:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">18bcc1cd60a1c8d9197d3834448f2b89</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-34158292-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Five Americans, Neal Ford & The Fanatics : l'aigle et le cygne]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-31728158.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Le Texas est un état créateur d’espace. Ceux qui en sont originaires ne se contentent pas de l’habiter mais en le chantant le peuplent
    de fantasmagories.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Le cinéma, de King Vidor à Terrence Malick, a su capter l’incandescence interminable du crépuscule sur les prairies. Deux gigantesques
    initiateurs Psycho-Bataves, Buddy Holly et Roy Orbison, parvinrent également à en traduire la déraison cosmique. Mais laissons ces titans et intéressons-nous aujourd’hui à deux groupes de petits
    maîtres, The Five Americans et Neal Ford &amp; The Fanatics.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Les premiers pratiquent un folk-rock exemplairement respectueux des traditions, à tel point qu’ils furent remarqués par John Wayne en
    personne. Leur qualité intemporelle réside principalement dans une aptitude à jouer une musique bien terrestre sans pour autant toucher le sol. Prenons leur chef d’œuvre, «&nbsp;Big
    cities&nbsp;», page marmoréenne de poésie américaine. Ce chant d’amour aux grandes villes des Etats-Unis connaît son zénith pendant le munificent pont central, lorsque les chœurs récitent les
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Big cities</em> une à une, tandis que les instruments atteignent une altitude impériale, dans un mouvement&nbsp;euphorique uniquement égalé par le
    compatriote Bobby Fuller. The Five Americans sont un aigle et leur vision lentement escamote les choses d’ici-bas.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">On retrouve dans «&nbsp;I have thoughts of you&nbsp;» de Neal Ford la même amplitude horizontale, une égale confiance panoramique,
    seulement on est ici au ras du sol, de l’eau plus précisément tant cette merveille évoque une lente dérive sur un fleuve mercuriel. Avec Neal Ford, le voyage est mental&nbsp;; les instruments,
    leur manière de se fondre dans les cavernes languissantes, possèdent une qualité onirique puissamment évocatrice, créatrice d’espace en dedans. Cette chanson est un cygne, et en remontant le
    courant imperturbable, s’insinue dans notre mémoire toute entière et&nbsp;devient le reflet de notre amour amnésique.<br>
    <br>
    <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/CC-booklet-group-photo-tree-2.jpg"><img width="300" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/CC-booklet-group-photo-tree-2.jpg" height="333" class="CtreTexte"></a><br></span>
  </p><span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/0fo0hhcuyl.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">The Five Americans - Big cities</span><br></a></span><br>
  <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.box.net/shared/static/9yvg3gxlis.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">Neal Ford &amp; The Fanatics - I have thoughts of
  you</span></a></span>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 May 2009 10:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cee70f47bb805a064d608a85de18a7d7</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-31728158-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Harumi, images du monde flottant]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-30892536.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">D’abord, les faits&nbsp;: un mystérieux japonais (affublé qui plus est d’un nom de femme), débarque en 1968 à New York pour
    enregistrer un double album sous la houlette d’un producteur dont on préférera par décence taire les antécédents. Le résultat de cette conjoncture improbable ouvre de nouvelles pistes davantage
    qu’il n’éclaircit celles qu’on s’attendait à fouler. Le double-album est constitué d’un premier disque émaillé de pop-songs furtives tandis que le second ne consiste qu’en deux plages d’une
    quinzaine de minutes chacune.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il est difficile de&nbsp;préciser la tonalité ou le genre des chansons d’Harumi. Force est de constater qu’on n’est pas
    en face de l’horreur stoner flower power attendue et redoutée. Bien sûr on trouvera ici ou là un phaser languissant, un groove de hippie, un quart de ton vaguement indianisant, mais rien de
    grossièrement exotique dans la forme musicale. Dans ses meilleurs moments («&nbsp;Don’t know what I’m going to do&nbsp;», «&nbsp;Hurry up now&nbsp;», «&nbsp;What a day for me&nbsp;»), Harumi joue
    une blue-eyed soul aux muscles fatigués&nbsp;; cependant l’ensemble laisse une déstabilisante impression d’hétérogénéité, qui ne dérangera que les sots ans cœur, ceux qui ne savent pas distinguer
    le beau du trivial dans leurs propres rêves. Dans ce disque où l’on ne sait jamais où s’accrocher, fait à l’évidence par un homme accoutumé à ce que le sol se dérobe sous ses pieds, on retrouve
    malgré la douceur et la politesse de l’ensemble une inquiétude toute californienne. Harumi chante comme le rescapé d’une catastrophe qui tenterait tant bien que mal de raconter le parfum de la
    mort. Armé d’une joie fragile, il laisse ses estampes (Ukiyo-e, «&nbsp;images du monde flottant&nbsp;») dériver sur la rivière, jusqu’aux deux contemplations finales, échos de montagnes mises à
    terre, qui finissent de donner à ce singulier double-album un goût d’avalanche.<br>
    <br>
    <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/harumi.jpg"><img width="300" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/harumi.jpg" height="274" class="CtreTexte"></a><br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/16apqoe0zy.mp3"><span style="font-size: 14pt;">Harumi - Fire by the river</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/909e5tyng7.mp3"><span style="font-size: 14pt;">Harumi - What a day for me</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/egijrrr94h.mp3"><span style="font-size: 14pt;">Harumi - Don't know what I'm gonna do</span></a></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 May 2009 10:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5f7b328cfe69f4aaf2c7955dc143373f</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-30892536-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Yo Yo's : "Leaning on you"]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-19548914.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Tu ne te rends pas compte du pouvoir que tu as sur moi. Il suffit que tu me demandes de me jeter par la fenêtre et je le ferai." C'est à la bouleversante litanie
    de l'amour sorcier, qui se joue météoriquement depuis toujours, que j'assistais chez mon ami Mac Becquerel un soir d'été où il était sur le point de se résoudre en débris de verre pour sa femme.
    Et c'est dans le hiératique été de Memphis que The Yo Yo's enregistrèrent leur déclaration de défenestration assentie, "Leaning on you". Et c'est un classique, c'est-à-dire une chanson qui en
    résume deux-cents autres et dispense de leur écoute, une chanson comme celles de Paul McCartney, des frères Gibb ou de Smokey Robinson, qui aurait presque autant d'impact chantée par Petula
    Clark, Johnny Matthis ou autres serpières.<br>
    Construite sur le modèle Italo-américain d'alternance entre couplets rêveurs et refrain en explosion (de détresse lamée ou de joie ascendante), dialectique <em>dreamy/drama</em> imparable, elle
    est tout entière élan d'un coeur à l'autre, le nôtre, aidée en cela par un chanteur dont la raucité adolescente laisse épisodiquement place aux tremblances angoissées des nuits d'enfance ("it
    would scare me to death"), par les désarmants "What can I do ?" sur fond de pluie, ces déchirures de guitare qui annoncent la crevasse du refrain, surtout par ce piano délicatement consolateur en
    ce qu'il accélère la montée des larmes.<br>
    Le plus beau étant qu'on devine que le drame est consenti. De la même manière qu'il est impossible de croire au "I'll find a way" de leurs voisins de l'Arkansas The Romans, difficile ici de
    compatir à la phrase "It's sad but true" qui annonce le refrain. Contrairement à ce que laisse entendre le chanteur, même s'il feint de maudire son addiction, on sait qu'il s'y exalte, qu'il sait
    qu'il y a trouvé <em>son</em> amour, grand ouvert, à travers lequel il se précipitera.<br>
    <br>
    <img  width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/contemporains/memphis-arkansas.jpg" height="312" class="CtreTexte"><br>
    <br>
    <a href="http://www.box.net/shared/static/t988jaoocw.mp3" target="_blank"><span style="font-size: 14pt;">The Yo Yo's - Leaning on you</span></a><br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 May 2008 12:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">143d5f2083cd14f0ea6e3ea217a97624</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-19548914-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Wylde Heard/The Heard]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-7226241.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Il y a des rapprochements arbitraires qu&rsquo;il est beau de faire. Tout le monde a en m&eacute;moire le hit plan&eacute;taire des New-Yorkais de The Heard, &laquo;&nbsp;Stop it baby&nbsp;&raquo;. Peu en revanche sont ceux qui se souviennent du similairement nomm&eacute; &laquo;&nbsp;Stop it girl&nbsp;&raquo; des quasi homonymes The Wylde Heard.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Dans l&rsquo;unique film de Marlon Brando, le troublant &laquo;&nbsp;One-eyed Jacks&nbsp;&raquo;, il est une sc&egrave;ne centrale et gratuite &agrave; la fois, spectaculaire dans tous les cas, dans laquelle nous assistons &agrave; un duel brutal entre le personnage incarn&eacute; par Marlon Brando et celui de Timothy Carey, de ceux qu&rsquo;on n&rsquo;a pas eu le temps de voir venir et qui nous laissent vide et fumant comme le canon du revolver. Ce duel entre ces deux acteurs hors du commun est comparable &agrave; ce qui s&rsquo;&eacute;quilibre et se d&eacute;s&eacute;quilibre entre les deux morceaux qui nous concernent. Brando et The Heard repr&eacute;sentent une norme outr&eacute;e, l&agrave; o&ugrave; Carrey et The Wylde Heard endossent la pelisse du jusqu&rsquo;auboutiste qui ne craint rien, et le ridicule moins que tout, dont le moindre mouvement d&eacute;note une f&eacute;brilit&eacute; ind&eacute;finissable et explosive.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Brando aurait dit &agrave; Carey, apr&egrave;s avoir tourn&eacute; cette sc&egrave;ne de duel o&ugrave; ce dernier est descendu, qu&rsquo;il &eacute;tait le seul acteur de sa connaissance &agrave; bouger encore &agrave; terre alors qu&rsquo;il est cens&eacute; &ecirc;tre mort. C&rsquo;est que, si l&rsquo;acteur de &laquo;&nbsp;The Chase&nbsp;&raquo; est d&eacute;j&agrave; r&eacute;put&eacute; pour son surjeu, Timothy Carey, avec toute son hallucinante d&eacute;mesure d&eacute;place le d&eacute;bat quelques bornes plus loin, lui pour qui le terme &laquo;&nbsp;overplaying&nbsp;&raquo; semble avoir &eacute;t&eacute; invent&eacute;.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"><img class="CtreTexte" height="240" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/bookie6.jpg" width="320" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">On peut dire de m&ecirc;me pour The Wylde Heard, qu&rsquo;ils <em>surjouent</em>. Dans un acc&egrave;s de fi&egrave;vre qui pr&ecirc;te &agrave; sourire, tout anim&eacute; d&rsquo;une grandiloquence sans r&eacute;elle grandeur, mais qui &eacute;parpille tout en construisant, nous laissant alors pantois sous les rideaux de poussi&egrave;re, le groupe s&rsquo;emp&ecirc;tre dans une chanson trop complexe pour lui mais est bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; en sortir le front lev&eacute;.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Un peu d&rsquo;onomastique&nbsp;: comparons les noms de chacun des groupes. The Heard s&rsquo;impose, monosyllabe, monolithe, concision pleine d&rsquo;attitude. The Wylde Heard y greffent<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>non seulement l&rsquo;adjectif &laquo;&nbsp;wylde&nbsp;&raquo;, dont le sens est justifi&eacute; par l&rsquo;effectif d&eacute;bordement du morceau, mais ils en modifient la graphie, se pla&ccedil;ant alors sous le double blason inqui&eacute;tant de la difformit&eacute; et de l&rsquo;analphab&eacute;tisme. De plus, leur art musical substitue un baroquisme f&eacute;rocement appuy&eacute;, jou&eacute; sur le mode de l&rsquo;hyst&eacute;rie, &agrave; la puret&eacute; rhythm&rsquo;n&rsquo;blues de leur quasi-homonymes p&eacute;tris de Pat.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">The Wylde Heard, junk-band magique, excessif, porte au front la br&ucirc;lure sacr&eacute;e de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1966. Il ne risque pas de se laisser r&eacute;cup&eacute;rer par la brigade des Vieux Loups, n&rsquo;&eacute;tant pas assez monstrueux pour &ecirc;tre franchement dr&ocirc;le et se laisser &laquo;&nbsp;d&eacute;guster&nbsp;&raquo; comme un film cheap. Une nouvelle escopette &agrave; la ceinture de Jean Pop 2 en somme.</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.box.net/shared/static/y1ivhavsey.mp3" target="_blank"><font size="4">The Heard - Stop it baby</font></a></p>
<p><a href="http://www.box.net/shared/static/1u3afanb6c.mp3" target="_blank"><font size="4">The Wylde Heard - Stop it girl</font></a></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 20:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee2602433b415b928b8b7dd0878032d5</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-7226241-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The What-Nots : "I need you baby"]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-6002802.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>On appelle New Jersey Spirit toute tentative de la part d&rsquo;un jeune groupe aux moyens et &agrave; la technique frustes, de rivaliser n&eacute;anmoins avec des productions plus confortables, sophistiqu&eacute;es, typiques des grandes centres urbains. Cet effort donne le sentiment que la chanson ainsi r&eacute;alis&eacute;e ne retient des mod&egrave;les prestigieux que leur &eacute;l&eacute;gance de composition et qu&rsquo;elle les d&eacute;pare de toutes les aff&egrave;teries moelleuses qui sont le signe de leur haute naissance. Le New Jersey Spirit nous oblige &agrave; dire&nbsp;: cela est bien trop savant pour &ecirc;tre gain&eacute; dans une telle forme, et pourtant cette disparit&eacute; semble la condition du charme unique qui en &eacute;mane. La figure ingrate du New Jersey, son relatif anonymat, sa laideur suburbaine n&rsquo;expliquent pas, &agrave; vrai dire, le choix que nous avons fait de cet Etat qui, &agrave; ce que l&rsquo;on en juge depuis fort longtemps d&eacute;j&agrave;, figure une des cin&eacute;tiques du d&eacute;sir Psycho-Batave, celle de l&rsquo;ascension, au sens o&ugrave; nous parlons d&rsquo;ascension sociale, la plus mondaine et la plus prosa&iuml;que des ascensions. Le New Jersey Spirit ne cherche pas tant &agrave; am&eacute;liorer son art, qu&rsquo;il poss&egrave;de pleinement, qu&rsquo;&agrave; briguer une meilleure Consid&eacute;ration. Si le New Jersey m&eacute;rite son importance dans le symbolisme Psycho-Batave, c&rsquo;est en raison de sa position g&eacute;ographique qui le situe &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; la crois&eacute;e de deux axes&nbsp;: Boston-Washington/Philadelphie-New York, position propice &agrave; de multiples avatars stylistiques, tellement distincts, antith&eacute;tiques parfois, qu&rsquo;ils cr&eacute;ent dans le New Jersey un Etourdissement. L&rsquo;&eacute;tourdissement, c&rsquo;est une confluence impitoyable de penchants hostiles les uns aux autres qui ne donne jamais lieu &agrave; une synth&egrave;se harmonieuse ou &agrave; une bataille rang&eacute;e, mais &agrave; une col&egrave;re h&eacute;b&eacute;t&eacute;e et sans objet, l&rsquo;impression de se trouver aux prises avec des forces tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;es dont nous ne ma&icirc;trisons pas le passage. L&agrave; apparaissent The What-Nots, originaires d&rsquo;une localit&eacute; qui compte aujourd&rsquo;hui dix mille &acirc;mes, Hillsdale.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<img class="CtreTexte" height="186" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/00/28/58/hillsdale.jpg" width="299" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Leur joyau &laquo;&nbsp;I Need You Baby&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pourtant pas empreint du New Jersey Spirit. Les r&eacute;sidents du New Jersey, &eacute;tourdis, ne comprennent pas eux-m&ecirc;mes ce dont leur Etat est le jeu, il faut pour cela une distance suffisante, qui nous permet de comprendre, par exemple, pourquoi les l&eacute;gendes du Michigan, The Unrelated Segments, t&eacute;moignent pour leur part d&rsquo;un sens accru du New Jersey Spirit. A d&eacute;faut de cette science, The What-Nots refl&egrave;tent &agrave; la perfection cet &eacute;tourdissement initial. &laquo;&nbsp;I Need You Baby&nbsp;&raquo; ne vacille jamais, preuve que cet &eacute;tourdissement n&rsquo;entretient gu&egrave;re de rapport avec la gaucherie sentimentale, avec la f&eacute;brilit&eacute; de &laquo;l&rsquo;&acirc;me&nbsp;&raquo;. Cette musique avance d&rsquo;un pas lourd, obnubil&eacute;e, soucieuse &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me de <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>ne pas d&eacute;vier, maintenant un cap absurde et progressant sans agilit&eacute;. Pr&ecirc;tons une attention au jeu de basse et au contre-chant qui appellent presque le qualificatif d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;autistes&nbsp;&raquo;. Il serait magnifique d&rsquo;apprendre que c&rsquo;est un seul et m&ecirc;me homme qui se charge des deux parties musicales en question, car nous pourrions affirmer que celui-l&agrave; personnifie l&rsquo;Etourdissement du New Jersey. L&rsquo;&eacute;gale duret&eacute; et intensit&eacute; de la chanson &laquo;&nbsp;I Need You Baby&nbsp;&raquo; traduit la peur d&rsquo;un individu qui, faute de la dominer, la couvre du mieux qu&rsquo;il peut, en outrant les gestes classiques de l&rsquo;assurance. Mais il ne pourra pas en extirper la raideur p&eacute;trifiante. Nous parlons de puissances subies de l&rsquo;ext&eacute;rieur et &eacute;touff&eacute;es de l&rsquo;int&eacute;rieur, de puissances qui cernent l&rsquo;individu, d&rsquo;un &eacute;tourdissement de puissances dont la violence veut une r&eacute;ponse bruyante, ce qui, pour nous, d&eacute;finit le versant tragique du New Jersey Spirit, et aussi l&rsquo;Adolescence. The What-Nots, en sus de leur g&eacute;nie Psycho-Batave, pr&eacute;sentent une image de ce que fut l&rsquo;Adolescence, au moins aussi exacte que celle montr&eacute;e dans le dernier film de Delmer Daves. De ce que FUT l&rsquo;Adolescence, puisque ces grands cr&eacute;ateurs ont t&eacute;moign&eacute; de ses derniers feux en 1966 et qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent ce concept, comme ceux d&rsquo;ent&eacute;l&eacute;chie, de monade, ou de quoddit&eacute;, renvoie &agrave; d&rsquo;antiques mani&egrave;res de vivre, comme &agrave; de bouleversantes Atlantis.</span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="4"><a href="http://www.box.net/public/static/n338qk606o.mp3" target="_blank">The What-Nots - I need you baby</a></font></span></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Mar 2007 20:43:38 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a140949e0512d934d99e0f6fa1c9a547</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-6002802-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BRYAN FERRY : « YOU GO TO MY HEAD » (1975)]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-4775904.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Bryan Ferry est un cas de ce qu&rsquo;on appelle le Psycho-Batave Contrari&eacute;. Il a par cons&eacute;quent, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de formes tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es du Psycho-Batave, dans des registres parfois douteux et pas m&ecirc;me dignes d&rsquo;&ecirc;tre classifi&eacute;s, toujours adopt&eacute; une posture d&rsquo;esprit typique du Psycho-Batave, d&rsquo;apr&egrave;s laquelle &eacute;l&eacute;gance et concision sustentent un imaginaire du luxe ainsi que la pr&eacute;dation de la chair f&eacute;minine. Homme pivotal, Bryan Ferry s&rsquo;est longtemps pens&eacute; comme un post-moderne, de ceux qui tournent en d&eacute;rision les anciennes repr&eacute;sentations populaires et les recyclent alors en objets contemporains&nbsp;; un attrait passager pour la mise en pi&egrave;ces, la destruction, permet &eacute;galement de l&rsquo;associer, bien vaguement, aux dada&iuml;stes. Bryan Ferry ne se connaissait pas encore, et il fallut l&rsquo;&eacute;viction de son odieux comparse d&eacute;garni pour que notre vieux beau naisse &agrave; lui-m&ecirc;me. En 1975, ann&eacute;e de d&eacute;liquescence californienne et de moelleux philadelphien, Bryan Ferry rayonne enfin pour ce qu&rsquo;il est&nbsp;: le rival blanc de Marvin Gaye et le h&eacute;raut britannique de l&rsquo;Orgue du Fant&ocirc;me.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>1975&nbsp;: &laquo;&nbsp;You Go To My Head&nbsp;&raquo;, oeuvre solo, relecture d&rsquo;un air chant&eacute; par Frank Sinatra en 1946, &agrave; l&rsquo;origine interpr&eacute;t&eacute; par Glen Gray &amp; The Casa Loma Orchestra en 1938. Bien. Bryan Ferry a d&eacute;pass&eacute; le stade de la rencontre fortuite, de la collusion entre formes ennemies ou relevant de niveaux culturels distincts&nbsp;; cette fois, s&rsquo;il y a &oelig;uvre de synth&egrave;se, car Bryan Ferry ne renonce pas &agrave; cela, l&rsquo;id&eacute;e de synth&egrave;se, s&rsquo;il y a &oelig;uvre de synth&egrave;se, c&rsquo;est parce que les parties r&eacute;unies pr&eacute;sentent entre elles des similitudes de contenu, de signification, qui motivent la synth&egrave;se. Ce que Bryan Ferry roucoule, avec rigidit&eacute; certes, dans son interpr&eacute;tation de &laquo;&nbsp;You Go To My Head&nbsp;&raquo;, est une d&eacute;couverte prodigieuse, que lui seul a faite, la parent&eacute; organique du show-business am&eacute;ricain d&rsquo;avant 1945 et de la r&eacute;gnante soul de Pennsylvanie, institu&eacute;e par le primat de la S&eacute;duction. En d&rsquo;autres termes, Bryan Ferry, en ne s&rsquo;attachant qu&rsquo;aux formes prises par la c&eacute;l&eacute;bration de la S&eacute;duction, fait se rencontrer des mondes a priori incompatibles, et r&eacute;v&egrave;le leur plus secr&egrave;te identit&eacute;. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une m&eacute;lodie d&eacute;su&egrave;te, tr&egrave;s sinueuse, des trouvailles po&eacute;tiques exceptionnelles comme ce &laquo;&nbsp;This heart of mine hasn&rsquo;t the ghost of a chance&nbsp;&raquo;&nbsp;: THE GHOST OF A CHANCE&nbsp;! Rendez-vous compte&nbsp;! qui traduisent de mani&egrave;re id&eacute;ale la facilit&eacute; et le p&eacute;tillement de l&rsquo;inspiration nord-&eacute;tatsunienne, de l&rsquo;autre, un attelage &eacute;rectile de basse, clavinet et wah-wah, aux moments-clefs, une section de cuivres extr&ecirc;mement compacte, et le renfort d&rsquo;une batterie de l&rsquo;imminence&nbsp;: l&rsquo;essence de la suavit&eacute; funk, l&rsquo;exacte suavit&eacute; qui est le pi&eacute;destal du Sexe. Bryan Ferry n&rsquo;a jamais cru que l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance pouvait &ecirc;tre isol&eacute;e de ce qu&rsquo;elle pr&eacute;pare&nbsp;; d&egrave;s lors que l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance est vis&eacute;e pour elle-m&ecirc;me, la morbidit&eacute; guette, et avec elle le fl&eacute;trissement de la cr&eacute;ation&nbsp;; Bryan Ferry utilise l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance &agrave; des fins &eacute;videntes, qui &eacute;taient celles que poursuivaient nos marquis spirituels de l&rsquo;Ancien R&eacute;gime&nbsp;; Bryan Ferry veut le Sexe.</font></font></p>
<embed src="http://www.youtube.com/v/Ee9vScE0WxE" width="425" height="350" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent"></embed>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le vid&eacute;o-clip de &laquo;&nbsp;You Go To My Head&nbsp;&raquo; radicalise la voie esth&eacute;tique des pochettes d&rsquo;album de Roxy Music. N&eacute;anmoins, la musique est cette fois sup&eacute;rieure et totalement fondue &agrave; l&rsquo;imaginaire visuel. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une troisi&egrave;me donn&eacute;e, qui complexifie la synth&egrave;se, d&rsquo;abord, et &eacute;videmment, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas d&rsquo;essence musicale, ensuite parce qu&rsquo;elle introduit l&rsquo;Europe. Longtemps, Bryan Ferry, h&eacute;raut britannique de l&rsquo;Orgue du Fant&ocirc;me, comme annonc&eacute; plus haut, a m&eacute;dit&eacute; sur les ruines culturelles de la MittelEuropa, t&acirc;chant d&rsquo;en saisir l&rsquo;effroi et le magique. Or, ses contemporains s&rsquo;&eacute;tant ru&eacute;s en masse sur le m&ecirc;me objet l&rsquo;avaient vid&eacute; de sa substance, et l&rsquo;on sombrait &agrave; nouveau dans la honte du d&eacute;cadentisme, dans le cabaret berlinois abject. Bryan Ferry comprit que l&agrave; o&ugrave; il y avait d&eacute;cadentisme, il n&rsquo;y avait gu&egrave;re de S&eacute;duction, encore moins de Sexe, mais seulement l&rsquo;ordure. Alors la r&eacute;f&eacute;rence changea de contenu. Bryan Ferry explora pour son compte la pornographie si particuli&egrave;re de la jet-set internationale seventies, peut-&ecirc;tre la derni&egrave;re jet-set, dans une veine fort similaire &agrave; celle du photographe Helmut Newton, r&eacute;sident mon&eacute;gasque. La jeune femme du vid&eacute;o-clip &laquo;&nbsp;You Go To My Head&nbsp;&raquo; est une longiligne aristocrate, aux pommettes pro&eacute;minentes et incarnat, aux paupi&egrave;res violemment badigeonn&eacute;es de bleu&nbsp;: &eacute;clat insoutenable de papier glac&eacute;. A environ une minute dix, alors que la basse mart&egrave;le complaisamment le d&eacute;but du premier middle-eight, tandis que l&rsquo;exquise cr&eacute;ature minaude de l&rsquo;air le plus outrageux du monde, Bryan Ferry, nonchalant, McWellback, se tient dans l&rsquo;embrasure, s&ucirc;r de la puissante onde sexuelle que la musique provoque et qui embrase le corps de la cochonne tr&egrave;s riche. Cet homme, en 1975, &eacute;tait donc tout aussi expert que Marvin Gaye, et tous deux ont d&rsquo;ailleurs d&eacute;clin&eacute; musicalement d&rsquo;une m&ecirc;me et path&eacute;tique fa&ccedil;on, dans une d&eacute;bauche de synth&eacute;tiseurs dernier cri&nbsp;: quand l&rsquo;un, en 1982, chantait &laquo;&nbsp;Sexual Healing&nbsp;&raquo;, l&rsquo;autre chantait &laquo;&nbsp;The Main Thing&nbsp;&raquo;. A l&rsquo;euph&eacute;misme pr&egrave;s, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une commune recherche du Sexe par la S&eacute;duction.</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><em>Nota Bene</em>&nbsp;: on dit souvent que Brian De Palma change le signe de l&rsquo;&eacute;rotisme hitchcockien en pornographie, d&eacute;voilant ce que le Ma&icirc;tre pudibond voilait (exemple&nbsp;: la sc&egrave;ne du mus&eacute;e, dans <em>Vertigo</em>, puis dans <em>Pulsions</em>). Eh bien, ce &laquo;&nbsp;You Go To My Head&nbsp;&raquo; funky op&egrave;re ainsi avec les vieux airs du swing am&eacute;ricain. Il d&eacute;voile ce qui &eacute;tait voil&eacute;. Nulle trahison&nbsp;: le contenu &eacute;volue avec la permissivit&eacute; morale d&rsquo;une &eacute;poque et se glisse alors dans des formes plus racoleuses, qui finissent par en r&eacute;v&eacute;ler la nature intime.
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 04 Dec 2006 01:13:06 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3fe1d51b0c937e1646534efbe4e0ab94</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-4775904-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Gestures : "It seems to me"]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-4424281.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">On le sait, la reconnaissance Psycho-Batave est souvent posthume, et le succ&egrave;s m&eacute;rit&eacute;, s&rsquo;il frappe en priorit&eacute; les groupes d&rsquo;ob&eacute;dience Italo-am&eacute;ricaine ou Vieux loup, laisse souvent les formations PB d&rsquo;&eacute;lite entre parenth&egrave;ses. Ainsi The Remains, The Dovers, The <a href="http://jeanpop2.over-blog.com/search.php?q=music">Music</a> Machine ou The Enfields ne go&ucirc;t&egrave;rent-ils pas de leur vivant les r&eacute;compenses p&eacute;cuniaires, inexplicablement. The Gestures sont de ces h&eacute;ros. Leur hit &laquo;&nbsp;Run, run, run&nbsp;&raquo;, admirable exercice de d&eacute;localisation du Minnesota sur la c&ocirc;te Pacifique, ne doit pas masquer la maturit&eacute; resplendissante sur les autres faces de ce groupe pourtant &agrave; peine sorti de l&rsquo;enfance.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">Attardons-nous sur la B-side de &laquo;&nbsp;Run, run, run&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;It seems to me&nbsp;&raquo;. </span>Titre de l&rsquo;imminence, jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;explosion lyrique du solo de guitare et le d&eacute;chev&ecirc;trement rythmique qui s&rsquo;ensuit, il ilustre, sans ostentation ni fausse candeur, la plus merveilleuse fa&ccedil;on dont on peut s&rsquo;inspirer de la musique populaire savante dite jazzz.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman">La richesse harmonique des accords, les acrobaties rythmiques, le fr&eacute;missement terrible et d&eacute;licieux de l&rsquo;ensemble sont les signes d&rsquo;une compr&eacute;hension accrue de ce qu&rsquo;implique de jouer &agrave; la fois de mani&egrave;re classique et &agrave; l&rsquo;instinct, bien que le jazzz ne soit &eacute;videmment pas invoqu&eacute; ici. Un groupe proche de The Gestures, The Zombies, qui n&rsquo;avait pas encore appris de John Lennon que le jazzz est une musique de merde, usa de quelques atours de cette musique populaire savante &agrave; leurs d&eacute;buts, avant d&rsquo;enregistrer l&rsquo;album que l&rsquo;on peut consid&eacute;rer comme le chef d&rsquo;&oelig;uvre du P&eacute;d&eacute; progressif, <em>Odeyssey &amp; oracle</em>. Mais malgr&eacute; le niveau hautement top-notch des morceaux r&eacute;sultants, il reste quelque chose de quelque peu empes&eacute; dans la mani&egrave;re Zombies 1965&nbsp;: le chant appliqu&eacute;, le solo d&rsquo;orgue syst&eacute;matique et retranchable, ce groupe de superbes Pierre M&uuml;ckensturms conna&icirc;t &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence sur le bout des doigts sa le&ccedil;on Italo-am&eacute;ricaine. Cette ordonnance impeccable l&rsquo;&eacute;carte cependant de la houle Psycho-Batave, en plein centre de laquelle virevoltent The Gestures, dans une ultime bourrasque, avant de retomber au sol pour de bon.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman" size="4"></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman" size="4"></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman" size="4"><a href="http://www.box.net/public/static/ak7pmzip6p.mp3" target="_blank">The Gestures - It seems to me</a></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp;</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><em><font color="#ff0000">Bonus :</font></em><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp;</font></font></font></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman" size="4"><a href="http://www.box.net/public/static/k1r29id760.mp3" target="_blank">Yuya Uchida - Run run run</a></font></font></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Nov 2006 21:21:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5abccfb3f68c4f1e23a5c6bb7b7a83cf</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-4424281-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Celtics : "Looking for you"]]></title>
        <link>http://www.jeanpop2.com/article-3304209.html</link>        <description><![CDATA[<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &laquo; Looking for you &raquo; est un miracle post-67. </span>En effet, certains titres de la fin des ann&eacute;es 60 (&laquo;&nbsp;Can&rsquo;t you stop it now&nbsp;&raquo; de The Mixed Emotions, &laquo;&nbsp;Don&rsquo;t crowd me&nbsp;&raquo; de Keith Kessler, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.box.net/public/static/ppsthmtvfi.mp3" target="_blank">Come to me</a>&nbsp;&raquo;&nbsp;de Black &amp; Blues ou le mythique 45 tours des Psycho-Bataves Lavette ultimes The Keggs), indiff&eacute;rents aux effluves d&eacute;l&eacute;t&egrave;res de leur &eacute;poque poilue, continuent de creuser le sillon Psycho-Batave sans rel&acirc;che, les poumons pleins du vivifiant printemps 1965.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">Ainsi en est-il du titre de The Celtics. Poss&eacute;dant la qualit&eacute; a&eacute;rienne des meilleurs moments de The Byrds, &laquo;&nbsp;Looking for you&nbsp;&raquo; n&rsquo;est cependant pas exactement un titre de Sunrise-pop comme les autres, du fait justement de son &eacute;closion tardive. Si l&rsquo;on ne retrouve pas tout-&agrave;-fait l&rsquo;&eacute;bahissement virginal de The Dovers, cette impression d&rsquo;ouvrir les paupi&egrave;res pour la premi&egrave;re fois sur un monde qui a encore tout &agrave; offrir, c&rsquo;est &eacute;videmment &agrave; cause de 1968. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font size="3"><font face="Times New Roman">Comme pour le groupe de Roger Mc Guinn au moment du fascinant pourrissement sur pied de <em>Notorious Byrd Brothers</em>, quelque chose est vici&eacute;. Cependant, o&ugrave; est recel&eacute;e la fra&icirc;cheur de ce titre&nbsp;? Pourquoi y respire-t-on aussi ais&eacute;ment malgr&eacute; tout&nbsp;? La r&eacute;ponse se trouve pr&eacute;cis&eacute;ment dans la mani&egrave;re avec laquelle est trait&eacute;e cette chanson, ses arrangements et sa production. Alors que The Byrds, &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, d&eacute;shumanisent les leurs par un d&eacute;pouillement hant&eacute; d&rsquo;&eacute;chos m&eacute;talliques, The Celtics proc&egrave;dent par accumulation, cr&eacute;ant un g&eacute;n&eacute;reux et na&iuml;f capharna&uuml;m de toutes les techniques et astuces d&rsquo;enregistrement disponibles. La volont&eacute; de vouloir condenser tant de choses dans un si petit espace, ce trop-plein qui se d&eacute;ploie au sol comme l&rsquo;ombre de l&rsquo;aigle, c&rsquo;est justement la marque de la fin de l&rsquo;adolescence&nbsp;: la timidit&eacute; des premiers jours s&rsquo;est &eacute;vanouie et on succombe &agrave; la tentation de tout dire, m&ecirc;me si l&rsquo;on manque de temps et de place. L&rsquo;exaltation des sentiments passe d&eacute;sormais par l&agrave;, et l&rsquo;extase muette des premiers jours a laiss&eacute; place au lyrisme, cette tentative bavarde de revivre ind&eacute;finiment le premier baiser.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"><a href="http://www.box.net/public/static/89qtm2bsio.mp3" target="_blank">The Celtics - Looking for you</a></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><em><font face="Times New Roman" size="3"></font></em></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"><em><font color="#ff0000"></font></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"><em><font color="#ff0000"></font></em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt" align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"><em><font color="#ff0000">Flash de derni&egrave;re minute :</font> <font size="3">On a retrouv&eacute; la vid&eacute;o du &quot;Taste of the same&quot; de The Bad Seeds, cliquez <a href="http://jeanpop2.over-blog.com/article-131695.html" target="_blank"><font size="4">ici</font></a> pour la voir et lire le commentaire&nbsp;correspondant de Randall Webb.</font></em></font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Jul 2006 13:39:15 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4c895a3518da13d2e2712a9be45b1aae</guid>
                <category>Album/Song of the week</category>        <comments>http://www.jeanpop2.com/article-3304209-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
